Tuesday, October 31, 2006

PUBLICITÉ HALLOWEEN

Veuve à temps plein, Madame Manon pratique la magie fabuleuse depuis douze générations. Elle se dit « sorcière canadienne » mais affirme en hurlant qu’elle est malgré tout humaine comme pas un. Ses pouvoirs magiques sont reconnus partout aux quatre coins de la rue Des Lilas à Sainte-Lucie, ou elle accumule sa clientèle dans le sous-sol. Âgée depuis belle lurette, elle a découvert la magie en s’ennuyant, vers 1962. Madame Manon se présente comme une femme simple et euphorique, toujours apte à s’émerveiller de ne pas être morte ou pauvre. Depuis un accident qui aurait pu lui coûter un cancer en 1986, elle cajole la vie à bras raccourcis. Car Madame Manon cultive son côté « crisse de folle » qui lui permet d’être contente et d’oublier des faits.


-Grâce à cause de ses dons magiques, Madame Manon peut faire disparaître un chapeau magique en moins de temps qu’il n’en faut!

-Son savoir ancestral lui occasionne de lire ton avenir dans les lignes d’un chapeau!

-Madame Manon se perfectionne dans l’art de trouver une carte dans un paquet de cartes, qu’il s’agisse du valet de cœur ou d’une autre carte dans ce paquet de cartes!

-Comme si ce n’était pas assez, Madame Manon est apte à faire disparaître un paquet de cartes dans le chapeau, et trouver un valet de cœur ou une autre carte dans un chapeau après!

-Madame Manon regarde dans une boule de cristal pour deviner que tu vas mourir!

-Madame Manon procède également à la lecture ésotérique de ta vie dans tes selles. Elle peut tout aussi également faire disparaître tes selles dans un chapeau!


Bienvenue à tous dans sa conférence ésotérique « Maigrir par le vaudou » dans son sous-sol à 22h au 14 rue Des Lilas, Sainte-Lucie.
-Apportez votre chèvre sacrificielle

Sunday, October 29, 2006

LE COURRIER DU LECTEUR


« Cher soi-disant

Je suis ce qu’on pourrait dire contribuable comme n’importe quoi. J’accepte la tolérance d’autrui tant qu’elle ne vient pas « déféquer » la pelouse de mon gazon, et je supporte jour après jour la difficulté d’être étrange, pauvre, musulman, homme en couleur ou pire. Il m’arrive même de côtoyer un ancien violeur qui a un emploi stable (Vincent) et je pardonne. Mais là où j’arrête, c’est quand j’ai mes limites. Votre site fait la propulsion de l’homophilie et des mœurs. Je crois que vous êtes un homosexuel déguisé par la honte de l’être. Ce n’est pas une raison pour nous inonder d’insinuations concernant votre anus ou un autre. Vous obtenez des problèmes de psychiatrie à la longue. Ce sont des gens comme vous qui font que Rome est devenue Sodome en vingt (20) minutes. Le déclin gréco romanesque est arrivé quand les barbares de Gomor ont débarqué sur la terre sainte pour l’ensemencer de stupre, et c’est écrit. Entre vous et Satan, il n’y a qu’un pas. Je fournis ici une pétition populaire afin de vous dénoncer, vous et vos amis de l’homosexualité corrompue. Au nom des enfants qui meurent, faisons que « Zhom » s’évanouisse en mourant."


-Michel Martel




Pétition : Assez, cela sera suffisant

Michel Martel
Ninon Cyr
Romuald Béchard II
Grégoire Martel
Denis Cyr
Romuald Béchard III
Nicole Martel II
Ninon Cyr III
Régis Martel
Romuald F.Béchard
Michel Martel IV
Luc Cyr
R.R.Béchard
G.Cyr
Yvon Spinoza
Claude Martel
Romuald Martel
Martin Martel Cyr
Martel II
Cyr II
Match nul.


Signez cette pétition et gagnez le risque d’emporter un abonnement complet au fascicule « Dénonce ton voisin », qui comprend des adresses de pédophiles, des extraits de Jésus et des mots croisés.

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Friday, October 27, 2006

ANNONCE PERSONNELLE # 17


"Bonjour. Me voici Bertrand. Je cherche un individu ayant un homosexuel parmi lui. Je suis un homme épousé avec ma femme depuis le mariage vers l’an 1989 du 20e siècle, et depuis ce processus je suis en possession de certains enfants (dont deux sont de mon fruit, l’autre étant accouché dans un premier lit.) Depuis toute ma vie, je suis aimanté vers la masculinité érogène, mais je suis incapable de le faire. Mon environnement ne sait pas qu’il ignore mon « homosexuel latent » à son insu. Incapable de sortir ma vérité et de faire mon « Come on Down », je suis obligé de recourir au placard pour m’assouvir avec des magazines de muscles humains. J’ai eu ma première aventure homosexuelle jamais. À 12 ans, j’étais strictement amoureux d’un coach de cross country pédestre à Roberval. Mais rien n’est arrivé envers moi, pas même un regard. Plus tard, pour oublier le temps, j’ai passé la bague au doigt de celle qui est devenue celle qu’elle est, Ginette, épouse s’il en est. Ma première relation homosexuelle que j’espère ne sera pas nécessairement du point de vue anal, car j’ai entendu dire que sa pratique pouvait risquer d’inoculer le VIH du sida ou semer l’hépatite II. J’opterais plutôt pour une approche de dialogue avant d’aller à fond dans mon intime. À 42 ans et à ma connaissance, je ne connais aucun homosexuel que je connaisse. Je n’ai jamais assisté au « Village Gai » de la municipalité de Montréal. J’ai entendu dire que certains d’entre eux étaient imbus de culture grococo alors que d’autres choisissaient d’ébattre le cuir à moustache. Eh! Moi aussi j’aborde la moustache! Moi-même je suis capable d’approcher une paire de bottes kodiak quand j’en vois une. Le cuir m’impressionne excessivement, qu’il s’agisse de mon sofa en Corinthe véritable ou de mon portefeuille en suède sincère. Pour ce qui s’agit de la culture, je suis plutôt complètement cave, selon mes propres dires. Mais par contre j’ai été témoin d’une exposition de cadres sur une galerie moderne à Roberval. Je n’ai pas vu les films d’Oscar Wild ni lu les livres de Dalida, mais je sais danser sur les rythmes du Samba quand je suis abandonné. Je suis conscient de faire pleurer ma femme en raison de l’adultère homosexuel. Mais puisqu’elle ne le saura pas, je ne lui dirai rien.

PS : Comme il s’agit de ma première initiation « gaie », je cherche un homme qui ne ressemble pas trop à quelqu’un qui existe déjà.
Cela pourrait m’introduire un malaise."


Merci au moins


-Bertrand

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Thursday, October 26, 2006

LE SOLEIL DE LA VIE # 6 (LAST CALL)

Chaque jour, la vie t’offre le choix d’effectuer une décision. Par exemple, tu peux choisir la chaleur familiale au lieu du viol sadique. Tu peux choisir de soutenir un phoque au lieu d’exterminer de la viande. Tu peux choisir de ne pas intoxiquer la cigarette au lieu de vomir ton poumon. Les modalités de choix sont moult. Grâce au Soleil de la vie, ton existence ne sera plus ce que tu penses. Les choix te seront faciles de faire. La lumière te vaporisera dans ta complétude. Oui, grâce au Soleil de la vie, tu oublieras le préjugé sociétal qui dit que je suis une secte de drogués. Tu t’abonneras entre les bras de la félicité à ton propre insu. Il suffit de le dire. Suis-moi dans cette aventure de demain, et dis aux autres d’arriver en même temps.

Propulse le Soleil et ne prends pas du chimique!

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Wednesday, October 25, 2006

LE SOLEIL DE LA VIE # 5 (FUCK ALL)

Comment trouver Le Soleil de la vie en une seule étape facile

Tu t’interroges : « Mais où puis-je donc trouver le Soleil de la vie? »
Tu te demandes : « Le Soleil de la vie n’est-il qu’un vague concept?
Le Soleil de la vie n’est-il que fabulation ésotérique?
N’est-il que fantaisie? »
Tu t’assieds. Tu prends ta tête entre tes mains. Tu réfléchis en caressant longuement ta crête. Tu aimes caresser ta crête. Puis, tu en as assez. Tu te lèves. Tu te questionnes : « Quelle heure est-il? » Le téléphone sonne peut-être. Des gens arrivent ou pas. Des évènements ont lieu ou non. Tout est possible et rien. Le temps passe. Fuck that shit.

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Monday, October 23, 2006

LE SOLEIL DE LA VIE # 4



C’est tout ce que vous aurez de moi aujourd’hui :
UN DESTIN
UN DRUIDE
UNE CALICE DE SOUPAPE
Arrangez-vous avec ça.

Pouvez faire ce que vous voulez.

Rien à foutre...

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Saturday, October 21, 2006

LE SOLEIL DE LA VIE # 3

Afin de cheminer vers une potentialité d’harmonie intérieure globale, il est bon de s’exercer à la verbalisation de son « émotif. » La verbalisation de « l’émotif » permet, entre autres choses, de chasser en soi les sentiments irritants, tel que le désir de violer autrui, et d’éviter de donner des coups de crow bar sur des êtres vivants, qu’il s’agisse d’un compagnon de travail ou d’un furet innocent. Dans ce monde de violence exacerbée, il est nécessaire de s’asseoir à un endroit. Oui, la verbalisation de « l’émotif » est un exercice salutaire pour quiconque n’importe quand. Le « blog » est un instrument de verbalisation efficace mais dangereux. Il faut peser les mots et ne pas écrire « salope de pute » ou « mange de la merde mon hostie de chien sale » surtout quand on le pense. Je suis la preuve, encore une fois, qu’il est possible de verbaliser « l’émotif » sans t’envoyer chier, toi, tes amis et ta famille de bâtards.
"VERS DEMAIN... UN OISEAU!"
MERCI, VERBALISATION!

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Friday, October 20, 2006

LE SOLEIL DE LA VIE # 2

Je suis la preuve vivante qu’on peut changer, qu’on peut redevenir soi-même en un instant quand on est à l’écoute de ses vibrations intérieures. Ce n’est pas un miracle, et je vous jure que ma nouvelle médication n’y est pour rien, même si les docteurs m’ont prescrit une quatrième pilule pour contrer les contre-effets des effets secondaires de la deuxième. Non, il s’agit bien d’une illumination. Il s’agit bien d’une conversion. En un éclair, j’ai compris qu’il me fallait choisir le Christ au lieu du crack. En un éclair, j’ai compris que je n’étais pas un reptilien mais un résiliant. Le Jour des vidanges n’était qu’un exercice de compensation psycho-affective. Et Zhom n’était que l’incarnation en un seul monstre de tous mes démons. À présent je suis ce que je suis…

Je vous invite à partager vos témoignages…


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Thursday, October 19, 2006

LE ZHOM NOUVEAU EST ARRIVÉ

À la poubelle, le « Jour des vidanges. » Je suis un autre Zhom maintenant.
Ce matin dans les chiottes, en moulant mon étron, j’ai eu comme une révélation. J’en ai assez de me cacher derrière le masque de l’humour. Je veux m’envoler vers les cieux tel un pigeon de l’amour éternel. Enfin, pourquoi me faut-il absolument chier sur tout ce qui bouge? Par peur d’aimer et d’être aimé? Par mépris de soi donc mépris des autres? C’en est assez. Je veux l’harmonie, la paix et la douceur. À partir d’aujourd’hui ce blogue sera une porte ouverte sur ma petite chambre intérieure, là où je cache ma sensibilité, ma fragilité, ma passion de vivre, mes aspirations spirituelles, mes rêves, mes secrets, ma poire à lavement.

Oui, à la poubelle, le « Jour des vidanges. » Levons les bras vers le ciel et célébrons ensemble LE SOLEIL DE LA VIE



-Bientôt aussi disponible en CDR chez Pharmaprix



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Monday, October 16, 2006

INDIANA ZHOM À PARIS # 3

Cette photographie a été prise quelques secondes avant mon arrestation. Au commissariat, on m’a fait comprendre que je pouvais être formellement accusé de « tentative de sodomie sur un monument historique » et, par extension, de « profanation de sépulture. » Tout s’est réglé à l’amiable. Je me suis habilement fait passer pour un caribou amérindien autochtone indigène de Hochelaga Maisonneuve, près des rives du Canal Rideau-Canada, et je leur ai expliqué que le «rite de l’intromission funèbre » était une noble tradition dans la tribu des Oraliens, ancêtres des guerriers du Watatatow.

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Saturday, October 14, 2006

Indiana Zhom à Paris # 2


Photographies inédites, uniques et sensationnelles

Complètement nu et à peine éveillé, j’ai pris ces vues spectaculaires de Paris à l’hôtel « Le gai recoin », pendant que Séverine et ma Lady, à genoux et la tête entre mes cuisses, essayaient de faire des dreads avec mon poil de poche.

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Thursday, October 12, 2006

NOUVEAUTÉ INCRÉDIBLE

SUPER NOUVEAU DISQUE-COMPACT « CD »
PHONO-NUMÉRAL RÉINSCRIPTIBLE

Jeremy Gabriel chante
« REVIENS, BAPU »


Dans l’intérieur de ce disque compact en forme de CD audible, le petit Jeremy Gabriel roucoule son amour pour BAPU le clown amusant. Pendant un laps de temps, BAPU le clown amusant fut le héros de l’enfance québécoise en chantant des comptines l’une après par-dessus tête. Le petit Jeremy, toujours supervisé par en arrière grâce à ses parents, veut rendre hommage à BAPU le clown amusant dans l’intermédiaire de ce disque compact ruisselant de tendresse.

Au programme

1- Reviens, Bapu (chanson titre)
2- Un oiseau sur ma main (valse musette)
3- Le buisson secret (fox trot)
4- “Oops I did it again” (version rigodon)
5- “Anarchy in the UK” (version a cappella)
6- Bulles de joie (death metal)
7- Des lutins dans ma tête (pop)
8- « Dancing Queen » (version folk)
9- Quand ça fait « prout! » (monologue)
10- Reviens, Bapu (remix hip-hop)



Voici un message personnalisé de BAPU, ton clown amusant

« À tous mes chers petits trous de pet, et à Jeremy en particulier…

Cher Jeremy. En couinant tes ritournelles tout en joignant tes mains à ta bouche, tu as enfin réussi à me faire venir, car j’ai dû me tenir loin de la vie publique en raison d’un prétexte cancéreux ou judiciaire. Me revoilà en pleine possession de mon moyen, sans méthadone. Je te serai éternellement reconnaissant pour tes atouts qui m’ont fait rejaillir dans mon trou pour immerger. Mais tu dois maintenant passer à l’acte comme un homme adulte. Ce ne sera pas facile, il te faudra de la patience et de la souplesse. Tu sais déjà que beaucoup de choses sont très dures à avaler dans la vie. Et avec l’expérience tu verras que, dans ce métier, ça ne rentre pas facilement la première fois. Crois-moi, j’ai commencé ce métier à ton âge et les plaies les plus profondes ne sont pas encore cicatrisées. Il faut d’abord satisfaire le gérant, puis toute l’équipe technique, et enfin le peuple en entier. Mais j’ai confiance en toi, car je sais, pour t’avoir vu en action, que ton amour du métier et ta flexibilité te mèneront très vite vers une position des plus confortables. Oui, bientôt l’anneau de Jeremy brillera sur toute la province. Pour te rassurer, dis-toi que j’ai commencé dans un hangar sous mon oncle, alors que toi tu as commencé sur les cuisses du pape. Tu iras loin. »

(Ce disque est disponible sous mon manteau, vers 1h du matin, aux coins des rues Papineau et Ontario.)


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Wednesday, October 11, 2006

LET'S GET PISSED # 97659

L’un ou l’autre de mes rares lecteurs assidus (Dieu vous bénisse) a sans doute remarqué la disparition mystérieuse d’un post récent, portant sur un apprenti terroriste musulman tout à fait imaginaire. Honte à moi, j’ai pratiqué l’autocensure. Après avoir lu dans les journaux qu’un petit instituteur parfaitement obscur, citoyen de Toulouse, était menacé de mort par quelques fous d’Allah, j’ai eu la chienne. D’autant plus que j’ai délogé, en faisant un peu de ménage, une douzaine de barbus louches dans l’armoire au-dessus de l’évier. Ils ont voulu se faire passer pour un groupe de touristes égarés mais je ne suis pas dupe. Aussi vis-je à présent dans la crainte d’une mort imminente. On me surveille. On veut ma peau.

Mais Zhom n’est pas un ami de la censure et il a plus d’une cochonnerie dans son sac à ordures. Pour le prouver (pour se racheter) il vous propose ici une photographie TOTALEMENT RÉPUGNANTE, PIRE QUE TOUT. Certains m’accuseront cette fois de faire la promotion de la pornographie juvénile et de la bestialité, et j’aurai sans doute bientôt affaire aux hommes en noir de la GRC et du FBI. Qu’importe, la vérité doit être dévoilée, et je me sacrifie en son nom.

Voici donc cette image scabreuse et dégradante :

UN BÉBÉ QUI MONTE UN MOUTON
(Avec le consentement de sa mère)

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Monday, October 09, 2006

La Playmate du Jour des vidanges (Miss octobre 2006)

La playmate du Jour des vidanges (octobre)
Blanche Théolet appartient à un petit groupe d’écrivaines féministes expérimentales qui ont connu, durant les années 70, leur belle heure de gloire (une heure cinquante minutes, exactement. Un mardi.) On la compare régulièrement aux poétesses et romancières du courant formaliste Lamila Ousékava, Gamoua Sgogozsla, Douky Vienztostila et Nicole Brossard. Expérimentale, le mot n’est pas un excès de vocabulaire en ce qui la concerne puisque Théolet s’est créée elle-même, en chair et en texte, lors d’un laboratoire d’écriture à Val-David en 1966. Sémiologue diplômée, Théolet passe la majeure partie des années 70 à ses recherches portant sur le sens significatif du signifié en tant que signifiant, avant de se lancer, en 1978, dans un immense travail à propos de la signification significative du sens en tant que signifié, et de tout abandonner, en 1979, pour suivre des cours de futon expérimental et signifiant. Ce n’est qu’à l’aube des années 80, au mépris des modes, qu’elle se fait greffer des grosses lunettes laides et qu’elle opte définitivement pour la coupe « j’ai des amies lesbiennes. »


Extrait du roman
« C’était là, peut-être»
de Blanche Théolet


« Tu es là. Je puis te voir depuis moi. Mais où se cache ton âme. Voilà que tu quittes. Tu t’en vas. Je reste là. Ton âme émerge. Ton âme est moi. J’en suis émue. Je me lève. Tu reviens. Ton âme s’en va. Avec moi. Je reviens. Tu n’es pas là. Mon âme est toi. Tu reviendras. Je ne serai plus là. Mon âme y sera. Il partira. Tu t’en iras. J’irai là-bas. Ton âme avec moi. Mon âme avec ça. Nous ne trouverons pas. Ça s’en ira. Avec toi. Avec moi. Mon âme et toi. Toi tu moi je. Des âmes. Tiennes. Miennes. Toi. Un autre. Ça. D’autres et d’autres. Encore d’autres. Puis aucun autre. Puis un autre qui s’en ira. Et c’’est ça qui est ça. »

(Note : à la fin de cet audacieux roman apocalyptique, la fin du monde arrive. Puis, la fin du monde s’en va. Puis elle revient « juste pour voir » avant de s’en aller et de revenir. Mais il n’y a plus personne et le métro va fermer bientôt. Plus tard, d’autres vont arriver avant de s’en aller et de revenir, pour faire la vaisselle et vider les cendriers.)


-La semaine prochaine, Blanche Théolet tombera tête première dans un bassin de déjections humaines, et ce, uniquement pour vous divertir.

Friday, October 06, 2006

INDIANA ZHOM À PARIS

Indiana Zhom à Paris
Journal particulier (morceaux choisis)


Photo ci-dessus : La Parisienne typique ; affable, joviale et avenante. Séverine. Ah! Séverine! Tendre et délicate Séverine. Son nom évoque immédiatement la Belle de jour de Luis Bunuel, interprétée par Catherine Deneuve. Séverine : son sein petit, son œil humide, son geste gracile, son autre œil humide. J’ai un peu déchanté en apprenant que toutes les Parisiennes, sans exception, s’appellent Séverine (sauf Catherine Deneuve), mais cette Séverine-là est la Séverine des Séverine. Elle taille des pipes, trime des touffes, tricote des pulls et tond le gazon comme seule une Séverine sait faire.




* * *

Aéroport de Montréal : Aux douanes, les gendarmes m’ont dirigé vers un petit local sans meubles en compagnie de trois grands noirs chauves et bien membrés. Pour sauver du temps, j’ai tout de suite baissé mon pantalon, car j’avais déjà compris qu’ils étaient à la recherche d’une arme de destruction massive, au moins d’un objet oblong et contondant : Il n’ont pas été déçus. Mais, après avoir longuement examiné l’objet, ils m’ont vite relâché, prétextant que ledit objet « ne constituait pas une menace pour la sécurité internationale. » Je suis ressorti presque insulté. Sept heures plus tard à l’aéroport Charles De Gaulle, même manège. Cette fois, les gendarmes (des algériens, toujours chauves et bien membrés) ont investi mes valises, fouillé mes bagages, remué mes affaires personnelles, à la recherche, disaient-ils, d’un « très, très gros pénis. » Ils n’ont pas été déçus. Mais quand ils ont réalisé que je m’étais procuré l’objet au Duty Free, en toute légalité, ils m’ont aussitôt relâché.

* * *

À l’hôtel, nous logeons dans la Chambre des Maîtres, une salle relativement étroite, semblable à cette pièce de logement où, en Amérique du nord, l’on range habituellement un balai ou un cadavre. Afin d’y pénétrer, nous avons dû soumettre nos corps à de généreux massages huilés et à d’audacieuses contorsions. Après effort, nous avons réussi à nous introduire, mais nous-nous sentions comme deux chaises pliantes encastrées l’une dans l’autre. Cela nous a toutefois permis d’expérimenter de nouvelles positions érotiques : à défaut de pouvoir pratiquer confortablement le 69, nous avons tenté le 54 et le 23, pour finalement revenir au 11, beaucoup plus commode en ces lieux. Quoi que, fatigués par le voyage, les longues marches, et repus de nourritures riches, nous avons aussi souvent opté pour le 00.


* * *

Après une longue promenade à travers les rues du Marais, j’ai dû être hospitalisé d’urgence en raison d’une overdose de « Caractère historique des immeubles des 3e et 4e arrondissements. » Pour le sevrage, on m’a soumis à des projections de photographies du Complexe Desjardins, un long diaporama accompagné d’une chanson célèbre de Robert Charlebois. Au bout de quinze minutes, je ne voulais plus du tout revenir à Montréal…

* * *


On se fait des tas d’idées sur l’ardeur sexuelle des Français. Chez le Parisien ordinairement lettré, tout passe par l’oreille. Dès le premier jour j’ai compris cette chose : Ne JAMAIS aborder le premier Parisien venu en lui disant « Puis-je t’enculer sauvagement s’il te plait? » Ça les laisse de glace. Les Parisiens prononcent tous leur « EN » comme si c’était des « ON », et leur « AIS » comme si c’était des « É. » Aussi, au premier Parisien venu, dites plutôt « Puis-je t’onculer sauvagemont s’il te plé» et vous serez très bien entendu… Et peut-être même très bien venus…

* * *

Soirée « parisienne. » Au menu : gratin de chèvre chaud caramélisé, tartare de chèvre, rognons de chèvre sauce madère, vin mouton Rothschild, gâteries, café. Enivrés, nous-nous sommes ébattus, fenêtres ouvertes : tout Paris pouvait témoigner des multiples orgasmes de ma Lady. Et de Séverine, avec laquelle nous avons fait l’expérience d’une position sensationnelle, le 457. Cette nuit de stupre restera à jamais gravée dans ma mémoire. Nuit de rêve. Nuit de roman. Les cris de jouissance se mêlant au bêlement des chèvres. Je n’oublierai jamais.
(à suivre)

Thursday, October 05, 2006

Allo? Allo?

Pour célébrer son retour, Zhom vous offre ici

AUCUNE IMAGE

(Restez au poste, Zhom vous reviendra bientôt, quand ses appartements seront enfin rénovés. Depuis une semaine, son chez-lui est envahi par une meute de plombiers.)