Friday, March 30, 2012

LE TÉMOIGNAGE DE L'ÉTUDIANT

LE TÉMOIGNAGE DE L'ÉTUDIANT PAR CHRISTIAN

Depuis qu'ils font la grève et manifestent leur mécontentement, nos braves étudiants ne reçoivent pas que des éloges et des encouragements. Certains propos proférés à leur endroit par des chroniqueurs et des commentateurs agressifs méritent la réplique. Voici donc ce témoignage (vibrant, évidemment.)


(Ci-dessus, une photo de Christian à son âge.)

« Je veux m'instaurer contre les propos du maire Gendron lorsqu'il dit que les étudiants sont tous des « hosties de puants sales. » C'est de la désinformation pure et simple. Personnellement, en tant qu'étudiant, je dégage une forte odeur d'urine due à une maladie rare qui me cause de l'incontinence chronique. Et je souffre aussi de bipolarité de la personnalité, donc je me lave peu et mal. Il m'arrive, lors de mes crises psychotiques, de me rouler dans mes propres déjections, fiévreux et nu dans le bain chez mes parents. En ces moments, je suis comme possédé par des esprits très anciens et je vois apparaître des êtres filiformes et malicieux dans un grand faisceau de lumière venu de l'étagère du haut. Ces êtres, que j'accueille en hurlant d'extase, m'appellent par mon nom : « C'est bien, Christian, c'est bien. Nous sommes les Xtvzès. Tu dois purifier ton corps nu dans ces excréments. Oui, Christian, fais-le au nom des Xtvzès. » Ma mère est un peu découragée et monte le volume de la télévision pour pouvoir écouter son émission et étouffer mon chant libérateur. De plus, je souffre de maux de dos atroces depuis que je pratique l'auto-fellation de manière compulsive à chaque instant. Ouf! Heureusement, j'ai de l'aide grâce au psychiatre Jean-Fabien Mortez, celui avec une moustache, qui me prodigue des pilules fortes et diverses avenues décisionnelles. Mais je connais beaucoup d'étudiants qui ne sont pas comme moi à ce point-là! Le maire Gendron fait des généralisations sans fond. Donc, donnez-moi de l'argent. Oui. Merci. »

-Et c'est signé Christian

Saturday, March 24, 2012

CARNAVAL DE L'OPINION SOCIALE # 2


Un bref sondage JDV, chié en 10 minutes, indique que les gens veulent de l'argent.Voici quelques témoignages recueillis au coin de Panet et Ontario par ce fougueux Luigi, armé d'un stylo et d'un cahier Canada.

"Je suis une mère de 1 enfant et j'espère en obtenir un second à l'aide d'un homme pour en avoir 2. Car mon prétendu soi-disant « chum » m'a quittée avec une salope de pute qui suce ce qui bouge (Mélanie Ricard.) Il paraîtrait qu'elle apprécie l'enculade. Dans mon livre à moi, c'est direct à l'asile. J'en ai parlé à mon CLSC et des études prouvent qu'elle est une pute-salope (Mélanie Ricard.) Mon problème est quelque chose d'autre. Je n'ai pas d'argent suffisant. Conclusion : Donnez-moi de l'argent. C'est aussi simple que ce l'est."

"L'art culturel, c'est bien beau vu dans son salon, mais c'est pas ça qui fait venir du pain sur la table. Il faut que le gouvernement s'arrête deux minutes pour me donner de l'argent."

"Mon métier me permet d'être contribuable. Mon impôt aide à vivre des paresseux sans hygiène qui consomment de la « shit. » Ma question se pose dans les termes suivants : Pourquoi cet homme ne se suicide pas-t-il? Son existence ne sert pas à reconstruire le pont Champlain à ce que je sache! Donc, donnez-moi de l'argent."

"Poète. Oui, j'ose me dire poète, bien que je n'aie rien écrit. L'oeuvre, en perpétuelle gestation, est donc perpétuellement à venir. C'est une roue qui tourne, qui tourne. Je ne fais rien, c'est entendu. Mais rien ne vaut mieux que rien. Ainsi tourne et tourne la roue qui tourne. Donc, donnez-moi de l'argent."

"En tant qu'étudiante, Mélanie Ricard n'est pas mon vrai nom, et je trouve que je veux de l'argent. Donnez-en-moi-en donc."

"Je m'occupe humainement des enfants munis de handicap qui sont tristes pour pleurer. Ils faut pourvenir à leurs besoins constants, comme manger des ingrédients, déplacer des mouvements et « se laver le c...», pour employer un langage. La solution reste normale: Donnez-moi de l'argent."

"Dans l'ère de cette époque sociale où chacun mange de l'halal sans se le demander, je me revendique en tant que JE REFUSE CECI. La viande est tuée dans des conditions! JE REFUSE CECI et mon devoir de citoyen s'arrête là où ça commence!"

"Mon char part pas lorsque l'hiver advient. Donnez-moi de l'argent."

Friday, March 16, 2012

CE FAMEUX POULET HALAL

Le Journal de Montréal, en perpétuelle quête de scandale, fait grand cas de cette viande Halal distribuée généreusement, comme en secret, aux clients québécois. Rappelons que, suivant des traditions musulmanes qui remontent à la nuit des temps, les bouchers tranchent la gorge de la poule sacrifiée pour en faire jaillir le sang. S'ensuit une très courte prière indiquant à Allah qu'il s'agit là d'une offrande. Puis, la poule agonisante est acheminée chez l'Imam pour une ultime lecture du Coran. Enfin, la poule sera déplumée par douze grands-mères voilées pendant que le boucher et ses frères de sang regarderont un match de foot à la télé en fumant du gros hach. La question se pose : la poule a-t-elle souffert pendant ce processus? Sans doute, et cela vaut mieux. La poule est un animal insignifiant qui ne mérite aucun ménagement. Tous les bouchers du Québec devraient d'ailleurs s'assurer que leurs poules souffrent atrocement avant d'être charcutées et envoyées en pièces dans les étalages chez IGA. Voici quelques techniques de torture infaillibles, faciles et peu salissantes, pour faire souffrir du poulet avant de le tuer cruellement en riant.

-Il faut parler au poulet. Lui répéter qu'elle n'est qu'une créature écervelée et sans éducation.

-Lui hurler des poèmes de Paul Claudel

-Lui faire écouter du Joe Dassin en boucles

-Sodomiser le poulet sans préliminaires et éjaculer sur son bec.

-Expliquer au poulet que Joe Dassin est un grand chanteur populaire injustement méprisé à l'époque mais réhabilité par les plus jeunes générations de mongols écervelés et sans éducation.

-Amener le poulet à une exposition rétrospective de Rober Racine


Tuesday, March 13, 2012

LE TÉMOIGNAGE VIBRANT # 008


La terre-glaise : Une voie contre la haine gratis.

Témoignage de « Bonhomme de lune » 73 ans

"Vous sentez-vous menacé, voire carrément, lorsque vous êtes seul et qu'une autre personne que vous se présente dans l'entourage? Vous est-il difficile d'établir un rapport humain d'homme à humain-homme (ou « la femme ») quand quelqu'un est là, s'en vient ou s'en va? Vous souffrez peut-être de misanthropie. Cela se règle en l'avouant et en souffrant après. Pour y remédier, il faut d'abord souffrir pour s'en rendre compte, se sentir coupable et perdre l'amour au complet. Ensuite, ingérer des médicaments à fortes doses afin d'éviter tout ce qui est autour. Consulter des thérapies jusqu'à toujours. La misanthropie est grave car elle mène à des complications telles que l'impression que ce monde devrait être détruit par « Godzille » ou « Rococop » et que le sens de la vie n'en a pas aucun. Cela est terrifiant à l'intérieur d'une société. La misanthropie est à l'origine des philosophes qui le disent en encourageant le meurtre des concentrés de camps, comme le fameux Hitler qui a exagéré pas à peu près! Pour te libérer, je te conseille la pratique de la terre-glaise par tes enfants ou ceux des gens. Regarde cette photo de ci-dessus avec des fillettes qui se façonnent un futur. Fabriqueront-elles du iPhone? Cela est plus beau à voir que la destruction de l'humain pur et simple, non?"

-« Bonhomme de lune » 73 ans

Wednesday, March 07, 2012

CHSLD NEWS

CHSLD NEWS!

-Agence QMI.Un dossier signé Luigi.

Ronald G, un bénéficiaire de 92 ans, a été forcé d'ingurgiter ses propres excréments pour subsister dans un CHSLD. Pris d'une fringale nocturne, Ronald est allé à la cantine, qui était fermée. Des préposés lui ont offert des biscuits soda. Mais, blessé dans son orgueil avec raison, l'homme a refusé. « Ce n'est plus de mon âge, non, ce n'est plus de mon âge», a-t-il hurlé aux préposés avant de fondre en larmes. Ronald a regagné sa chambre, s'est dirigé au cabinet et a chié une belle grosse crotte chaude qu'il a aussitôt porté à sa gueule. Le pauvre homme, abandonné comme un chien, dit avoir longuement mâché l'étron pour en savourer pleinement chaque bouchée. « Ça manque de sel », nous a-t-il confié.

Lydia, 28 ans, préposée aux bénéficiaires dans un CHSLD, n'a pas que des mots tendres à l'endroit des personnes âgées. Elle dit : «On les prend pour des sages, mais en fait les vieux sont plates à mort. Les moins caves jouent au Sudoku. Ils ont tous été violés par leur père et font semblant de ne pas s'en souvenir en jouant au Sudoku et en ruminant des biscuits soda. Il font revenir le bol alimentaire dans leur bouche et remâchent la pâte de biscuits soda, les yeux pleins de larmes. J'aimerais qu'ils meurent plus souvent. »

Bertrande L, bénéficiaire de 88 ans, déteste aussi la nourriture servie au CHSLD. « C'est épouvantable, la sauce trois-poivres n'est même pas vraie! Il y a juste deux poivres dedans! » Bertrande refuse donc les repas et, pour se repaître enfin, rejoint son voisin Ronald G qui partage généreusement ses excréments. « Ça, au moins, c'est mangeable », confie Bertrande, « mais ça manque de sel. » Les préposés leur offrent des biscuits soda mais les vieillards n'en veulent pas. « Les biscuits soda restent comme coincés dans la gorge. Ça forme une sorte de grosse pâte dans le fond de la gorge. Il faut ruminer, ravaler, ruminer, ravaler jusqu'aux larmes, et ça ne me tente pas tant que ça », explique Bertrande.


Friday, March 02, 2012

THÉÂTRE POUR ENFANTS PRÉ-ÂGÉS

Je suis ces jours-ci à l'écriture de courtes pièces de théâtre destinées aux enfants de 2 à 6 ans. Période charnière puisque avant l'âge de deux ans, l'enfant n'est qu'une fausse-couche qui aurait survécu, et passé l'âge de six ans il est déjà fini et bon pour la DPJ. Chacune de ces pièces, de ces « micro-pièces » ne doit durer qu'une minute. Il s'agit évidemment de théâtre didactique, riche d'enseignement, par le biais de la fantaisie. Un théâtre « à hauteur d'enfant » en ce sens qu'il puise à-même l'imaginaire des 2-6 ans qui ne font toujours que parler de marde jusqu'à ce qu'on les bourre enfin de Ritalin. Ces pièces n'ont besoin d'aucun décor. Et pour incarner les personnages, on n'a qu'à recourir à des bénévoles qui ont un DEC en Loisirs ou des animateurs de pastorale. Voici un exemple de ces pièces. Sans titre. Deux personnages échangent quelques mots :

«Bonjour mon ami!

-Bonjour mon ami!

-J'ai un ordinateur dans mon caca!

-Tu es drôle! Tu as un ordinateur dans ton caca!

-Et toi, mon ami, as-tu un ordinateur dans ton caca?

-Non, mon ami, je n'ai pas d'ordinateur dans mon caca.

-Tu n'es pas drôle. Sois maudit avec les chiens de ta race! »

1- Ici l'enfant en bas âge est doucement invité à s'interroger sur des notions fort complexes, des notions d'adultes présentées sous le signe de la fantaisie. Il devra, de manière inconsciente, presque subliminale, établir des liens entre la société technologique de surproduction et les menaces écologiques (l'ordinateur étant ici assimilé à du « caca », à SON « caca », c'est à dire à ce qu'il produit lui-même et produira plus tard en tant que citoyen comme toi, consommateur d'hostie de grosse marde qui tue Gaïa.)

2- L'enfant est appelé à réfléchir sur le concept de racisme et d'exclusion sociale. Le personnage qui a « un ordinateur dans son caca » considère celui qui n'en a pas comme un moins que rien, un paria, un fils de chienne littéralement, et le condamne, lui et sa race, à quelque malédiction. Ainsi, en toute fin, l'enfant-public interloqué devra choisir son rang : celui des riches nazis sales qui polluent avec leurs calices de cochonneries ou celui des crisses de pauvres BS qui mangent des toasts au beurre de pinottes pour souper.