Friday, March 30, 2007

LET'S GET PISSED # 796499995

Pour moi il n’y a aucune différence fondamentale entre une photographie et une autre. Et les questions d’images « ratées » ou « réussies » relèvent de la considération technique, c’est extrêmement ennuyeux. Je crois qu’il faut se tenir loin des photographes professionnels, ils n’ont aucune vie et parlent un langage incompréhensible. J’aime les polaroids et les photos numériques prises par de parfaits inconnus qui n’avaient d’autre ambition que de « capturer un moment. » Quoi de plus fascinant qu’une photo de voyage captée par un touriste sans talent et sans imagination? Le touriste ordinaire est capable, par un seul clic, de rendre les pyramides égyptiennes plates à mort. Il peut aussi transformer une aurore boréale en une simple tache de couleurs. Je suis toujours à la recherche d’images laides et sans valeur. Et, en fouillant mes archives, j’ai retrouvé celle-ci. Myope, j’ai mis beaucoup de temps avant de réaliser que ces gens regroupés devant l’écran regardaient un film mettant en scène :
DU MONDE QUI BOIT DE LA BIÈRE
(Le brave gaillard à l’avant, habillé d’un chandail rayé bourgogne et blanc, celui qui se tient le menton, semble trouver ce spectacle vraiment intéressant.)


Tuesday, March 27, 2007

MARIO À LA PÊCHE

Mario Dumont, l’ami des régions, nous raconte ici ses fabuleuses histoires de poissons.

Monday, March 26, 2007

SHE'S A DUDE


Parce que mon gros cœur quétaine penche à gauche, et parce que Manon Massé, la candidate dans mon quartier, est une lesbienne poilue (il faut toujours encourager les lesbiennes poilues) j’ai voté Québec Solidaire. J’aime Manon Massé, pour son discours et son engagement (sincèrement), mais surtout parce qu’elle ressemble à un jeune amérindien avec une coupe Longueuil. Ma Lady, qui n’est malheureusement ni lesbienne ni poilue (et encore moins un amérindien avec une coupe Longueuil) a aussi le béguin pour Manon Massé. Nous avons donc trouvé ensemble un nouvel objet de phantasme. Et s’il était permis de voter en couple, je crois bien qu’on aurait fait des cochonneries derrière la petite boîte en carton.
Manon Massé fuckin’ rules!
VIVE QUÉBEC SOLIDAIRE!

Saturday, March 24, 2007

CHRONIQUE DU DISQUE

Quand tel ou tel fâcheux m’interroge à propos de mes goûts et préférences en matière de musique, j’aime répondre que j’aime la fanfare et la musique militaire. Cela coupe court à d’interminables et vaseuses conversations sur les mérites relatifs des groupes rock à la mode, et je peux après inviter mon interlocuteur à des discussions insignifiantes et sans but.
Mais j’ai tout de même envie de rendre ici, pour rien, un vibrant hommage à cette chanson, que dis-je à cet hymne, que je considère personnellement comme la plus grande œuvre rock de tous les temps. Tout est là : Un seul accord, des paroles minimales qui pourtant en disent long sur notre époque. Voici ces paroles, retranscrites pour vous (vous connaissez l’air.)

SURFIN’ BIRD
(par les TRASHMEN)
A-well-a everybody's heard about the birdB-b-b-bird, bird, bird, b-bird's the wordA-well-a bird, bird, bird, the bird is the wordA-well-a bird, bird, bird, well the bird is the wordA-well-a bird, bird, bird, b-bird's the wordA-well-a bird, bird, bird, well the bird is the wordA-well-a bird, bird, b-bird's the wordA-well-a bird, bird, bird, b-bird's the wordA-well-a bird, bird, bird, well the bird is the wordA-well-a bird, bird, b-bird's the wordA-well-a don't you know about the bird?Well, everybody knows that the bird is the word!A-well-a bird, bird, b-bird's the wordA-well-a...
(Petit solo de drum)
A-well-a everybody's heard about the birdBird, bird, bird, b-bird's the wordA-well-a bird, bird, bird, b-bird's the wordA-well-a bird, bird, bird, b-bird's the wordA-well-a bird, bird, b-bird's the wordA-well-a bird, bird, bird, b-bird's the wordA-well-a bird, bird, bird, b-bird's the wordA-well-a bird, bird, bird, b-bird's the wordA-well-a bird, bird, bird, b-bird's the wordA-well-a don't you know about the bird?Well, everybody's talking about the bird!A-well-a bird, bird, b-bird's the wordA-well-a bird...
Surfin' bird!Bbbbbllluaaahaaah... Aaah!
Pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-Pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-ooma-mow-mowPapa-ooma-mow-mow
Papa-ooma-mow-mow, papa-ooma-mow-mowPapa-ooma-mow-mow, papa-ooma-mow-mowOoma-mow-mow, papa-ooma-mow-mowPapa-ooma-mow-mow, papa-ooma-mow-mowPapa-ooma-mow-mow, papa-ooma-mow-mowOom-oom-oom-oom-ooma-mow-mowPapa-ooma-mow-mow, papa-oom-oom-oomOom-ooma-mow-mow, papa-ooma-mow-mowOoma-mow-mow, papa-ooma-mow-mowPapa-a-mow-mow, papa-ooma-mow-mowPapa-ooma-mow-mow, ooma-mow-mowPapa-ooma-mow-mow, ooma-mow-mowPapa-oom-oom-oom-oom-ooma-mow-mowOom-oom-oom-oom-ooma-mow-mowOoma-mow-mow, papa-ooma-mow-mowPapa-ooma-mow-mow, ooma-mow-mowWell don't you know about the bird?Well, everybody knows that the bird is the word!A-well-a bird, bird, b-bird's the word
Papa-ooma-mow-mow, papa-ooma-mow-mow...Etc.

Wednesday, March 21, 2007

ARCHET FOREVER

Anne Archet écrit aujourd’hui, en marge de ses cahiers : « La seule idée que je puisse un jour devenir «célèbre» me glace le sang. Voilà pourquoi la tentation de disparaître avant d’être frappée par une telle malédiction devient de plus en plus irrésistible. » Cette menace de suicide en forme de confidence n’est évidemment qu’un bon coup de marketing, imaginé par votre humble serviteur. Oui, je m’occupe personnellement de la carrière d’Anne Archet. Ce n’est pas connu du vaste public mais elle est en quelque sorte ma Céline, et je suis son René. J’ai beaucoup de projets pour elle. D’abord cette série de CD-ROM portant sur le jardinage (voir photo ci-dessus), le bricolage et la cuisine minceur. J’ai même pris pour Archet des engagements avec les producteurs de l’émission « Des kiwis et des zhoms », qu’elle co-animera l’été prochain avec Serge Postigo ou Bapu le clown amusant (rien n’est encore signé.)

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Sunday, March 18, 2007

BLOGUE HUMANITAIRE DU MILLÉNAIRE


Pas un jour ne passe sans qu’il soit question, dans les journaux, à la radio ou à la télévision, du « phénomène des blogues. » Cela excite tout particulièrement les chroniqueurs de la presse culturelle qui découvrent ce « fabuleux univers infini des blogues » avec un émerveillement sans cesse renouvelé. On tient des palmarès de blogues, on organise des rencontres de blogueurs, des conférences et des tables rondes où il y question de ce qu’il est désormais convenu d’appeler la Blogosphère, on parle de blogues célèbres comme Un Taxi indigne, Les Chroniques d’une mère la nuit ou Les archets d’Anne Carnet. Je n’ai rien contre cet engouement car je crois qu’il faut toujours encourager n’importe quoi, tout le temps.
Ce qui me choque, c’est qu’aucun journal n’ait fait mention de mon ascension fulgurante au rang des « Grands Blogues Humanitaires du Millénaire. » En effet, en décembre dernier « Le Jour des vidanges » a reçu le prix de la « Bonté extrême » attribué par « Existence Totale » lequel organisme vise à sauver l’univers. Mon blogue a même devancé celui de « l’Association des donneurs de joie » et de la « Fondation des maladies de l’âme. » On m’a, en quelque sorte, sanctifié, mais personne n’en a eu connaissance. Que font donc les journalistes quand on a besoin d’eux?
(Sur la photographie ci-dessus figurent les représentants de la firme externe « Central Blog Services », présentant mon trophée honorifique.)

Friday, March 16, 2007

MEA CULPA

C’était inévitable. Suite à mon dernier post, où apparaît une jeune femme pourtant tout à fait charmante, l’escouade des mœurs de la GRC est à mes trousses. On m’accuse notamment de « produire » de la pornographie juvénile et d’inciter la population, de manière subliminale, à voter Québec Solidaire. J’ai dû expliquer, dans une longue lettre, que j’avais trouvé cette image par pur hasard sur un moteur de recherche Internet, tout simplement et sans malice, en tapant les mots « violence extrêmement épouvantable. » On exige de ma part des excuses publiques, ici même. Alors pour me faire pardonner ce crime, je propose une photographie parfaitement dénuée de contenu érotique ou de mystérieux sous-entendu politique. Voici donc, au nom de la loi…
DES RAISINS SECS

Wednesday, March 14, 2007

ZHOM, POLITICIEN INSTANTANÉ

Je suis un homme d’action et j’aime les nouveaux défis. Aussi me suis-je aujourd’hui donné le défi de créer un nouveau parti politique en 10 minutes, montre en main. J’invente donc immédiatement, sans plus attendre le FLI (Front de Libération Incroyable) et je calice une photo de foufoune pour attirer des électeurs bandés en un minimum de temps. J’invente aussi, sans y penser, un slogan et un projet important :
Slogan : « Avec le FLI, on est avec le FLI »
Projet : Rester assis avant de me lever
(en 10 minutes! top chrono! Je l'ai eu!)


Monday, March 12, 2007

LET'S GET PISSED # 056367


Par un hasard extraordinaire, en cherchant n’importe quoi sur Internet, je suis tombé sur un site exclusivement consacré à la potasse. J’ai appris que cet engrais est un mélange de carbonate et de chlorure de potassium. Dans l’état psychologique où je suis ces temps-ci, un rien m’émeut, et cette nouvelle m’a brisé le cœur. J’ai pleuré, longtemps, seul. Je répétais intérieurement « Non ! C’est impossible ! La potasse n’est pas seulement qu’un mélange de carbonate et de chlorure de potassium ! La potasse, c’est autre chose ! Non ! » Pour apaiser ma peine, j’ai cherché des images évoquant la joie, la légèreté, le réconfort et la chaleur humaine. Ou encore des photographies érotiques invitant à l’amour et à l’exultation. Après des heures de fouilles, fatigué par tant de tentations insolites, j’ai choisi cette image :
UN COUSSIN ROULEAU
(R-1501.03 Coussin pour table de massage AKIRA, cylindrique)

Monday, March 05, 2007

RÊVE D'UN ZHOM

…Courir nu dans un champ de luzerne sous un soleil immense, le cœur léger et l’esprit délivré. Marcher sur un lac. M’envoler au-dessus des buildings. Faire l’amour passionnément. Trouver de l’argent. Visiter les lunes de Jupiter. Parler aux anges. Découvrir une couleur inconnue. Ou encore combattre des monstres. Voir les étoiles tomber. Apprendre que j’ai le cancer… Mais non, cette nuit j’ai rêvé que LOUISE DESCHÂTELETS remportait l’oscar de la meilleure actrice de soutien dans un film mettant en vedette HARRISON FORD. Je devais écrire un article là-dessus, faire des entrevues. Je n’étais pas préparé et j’avais perdu mes lunettes… Pff! Je reprends pour moi la formule d’Andy Warhol : il n’y a aucune différence entre rêver et regarder la télévision…

Saturday, March 03, 2007

LET'S GET PISSED AND SAD

Les vicissitudes de l’existence m’éloignent momentanément de ma Lady depuis quelques très longs jours. Hier nuit, solitaire dans mon petit lit d’exil, je méditais sur la célèbre formule, par ailleurs fort jolie, « dormir en cuillères. » Cela me manque terriblement, cette confortable et chaleureuse position du sommeil qui invite, en rêves au moins, à mille aventures audacieuses. Troublé par ces pensées, je me suis levé et j’ai cherché, longtemps et en vain, des images chastes de couples heureux et tendres qui « dorment en cuillères. » Fatigué, j’ai dû me rabattre sur cette photo, qui en dit long sur mon actuel état d’esprit :
UNE CUILLÈRE QUI DORT TOUTE SEULE


Thursday, March 01, 2007

LES AVENTURES DE ROBERT SAULNIER

Je crois avoir souvent évoqué ici l’étonnante platitude de mon univers fantasmagorique et la parfaite insignifiance de mes rêves. Ce matin au réveil, après une série de songes idiots et sans intérêt, j’avais une chanson en tête, chanson qui n’existe pas et que j’aurais du mal à fredonner. Les premières paroles étaient :
« Les aventures de Robert Saulnier, les aventures de Robert Saulnier. »
(Sur l’air de « ne touchez pas à mon piano » de Louise Forestier.)
Pour des raisons aussi étranges qu’obscures, le nom de Robert Saulnier revient souvent, depuis longtemps, à mon esprit, comme ça, de jour. Je tiens à préciser que je ne connais, ni de près ni de loin, aucun Robert Saulnier. Pourtant ce matin en rêve j’ai « composé » inconsciemment un hymne en l’honneur de ce parfait inconnu
« Les aventures de Robert Saulnier, les aventures de Robert Saulnier. »
Angoissé et mystérieusement excité, je me suis précipité sur l’ordinateur, j’ai fait quelques recherches à propos de cet énigmatique personnage et, en quelques clics, j’ai découvert un authentique Robert Saulnier. J’ai aussi trouvé en lui un frère, un ami, un compagnon d’espoir ou un camarade de détresse, enfin une sorte de mentor, un sage, un druide, une soupape… L’amour platonique peut-être.

À ces messieurs parmi vous qui seraient éjaculateurs précoces, je conseille, au plus fort de l’acte sexuel, quand la semence vient à grimper, la répétition de ce mantra : « Les aventures de Robert Saulnier, les aventures de Robert Saulnier. »
Répétez ces mots en imaginant la photo ci-dessus. Si vous ne sentez pas votre ardeur refroidir, vous êtes un cas de thérapie.