Friday, August 31, 2007

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« Oubliez les aventures de Tintin, Martine à la plage ou Caillou fait caca, voici le nouveau livre jeunesse à feuilleter en famille. Cet ouvrage à la fois divertissant et didactique comporte les noms d’une impressionnante variété de pédophiles québécois reconnus ou recherchés ainsi que des portraits-robots à colorier (des crayons de cire sont fournis avec le livre.) Ce bottin propose également des mots-croisés, des devinettes, des illustrations schématiques et un jeu visuel inspiré des albums Où est Charlie? Les délinquants sexuels sont classés suivant l’ordre alphabétique, la région où ils demeurent (ville, village) et leurs numéros de téléphone, ce qui permet d’initier l’enfant en bas âge à la délation, à la géographie, aux joies de l’alphabet et aux mystères des chiffres. Après quelques lectures répétées de ce livre, l’enfant devra connaître par cœur les noms des pédophiles de sa région. En été 2008, le comité de rédaction du Bottin familial des prédateurs sexuels au Québec organisera une grande battue festive à travers la province. Les citoyens et leurs enfants seront invités, pendant les vacances du travail, à lancer des ballons d’eau à la tête des pédophiles récidivistes. Aussi au programme : Épluchette de blé d’inde, hot dog gratuits, limonade à volonté, spectacle de clowns et pirouettes de « lutins formidables », en la présence de nos deux mascottes, Mario Dumont et le chien Moumoute. »

-Roberte Lemire, secrétaire du Bottin familial des prédateurs sexuels au Québec 2007.

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Thursday, August 30, 2007

DES AFFAIRES ENCORE PLUS PLATES


Le Québec entier fait grand cas, avec raison, de la disparition d’une fillette. Triste histoire qui fait toutefois ressortir le meilleur des gens ordinaires lesquels se transforment soudainement en citoyens exemplaires. J’appuie de tout mon cœur ces efforts concertés pour retracer la pauvre enfant, en espérant qu’elle soit retrouvée vivante. Mais tout ce tapage médiatique me laisse perplexe ; ces chansons en son honneur, ces discours vaseux de politiciens avides de reconnaissance, ces mystérieuses chasses aux maniaques, tout cela dans une ambiance de panique et dans l’attente trop pressée de nouvelles lois concernant les prédateurs sexuels. Pris dans cette tempête infernale, ce bavardage public et ce brouhaha émotif, on oublie une question importante et pourtant absente des débats : Est-ce que quelqu'un a retrouvé le chien du monsieur?

Sunday, August 26, 2007

RENTRÉE LITTÉRAIRE

Ah! La rentrée littéraire! Les caisses de nouveaux bouquins encore chauds que Lady et moi attendons comme autant de promesses d’avenir (mon amour, on ira revendre tout ça à L’Échange quand viendra le temps des impôts.) Mais il n’y a pas que les Arcan, les Mistral et les Dompierre dans le lot de nouveautés affriolantes. Oui, je participe moi-même à ce déluge de papier avec Yves Jacques : Un homme, une truite. Pendant des ans, j’ai eu la chance de feuilleter les cahiers intimes de ce grand acteur, amateur de pêche devant l’éternel. Yves Jacques n’est pas un écrivain à proprement parler, mais ses histoires de chasse au poisson, interrompues par des confidences intimes sur son métier et le milieu du cinéma, méritaient d’être ramassées en un livre. J’ai lu, relu et corrigé, avec son accord, pas moins de 8000 pages de texte. L’ouvrage sera publié chez Les Indécrottables dès octobre. Je vous en offre un extrait :




Juin 1985, Magog. Tournage du Déclin de l’empire américain.

« Cette semaine, j’ai longuement pratiqué, seul dans un bosquet isolé, pendant que l’équipe de tournage était en pause, la fameuse scène où Claude, mon personnage, urine du sang (ce qui le plonge évidemment dans des angoisses qu’on devine terribles, mais intériorisées.) Pour que l’effet soit réussi, j’ai ingurgité d’extraordinaires quantités de jus de canneberge, mais après plusieurs essais je n’ai uriné qu’une pisse vaguement rosâtre, très peu convaincante. J’ai alors eu recours à l’avis de Dominique (Michel) qui m’a conseillé de manger des betteraves, beaucoup de betteraves : « Yves, mange donc un char pis une barge de betteraves, tu vas voir, ça marche », m’a-t-elle dit, avec son humour exceptionnel. J’ai suivi ce conseil. Je crois que l’effet sera parfaitement impeccable à l’écran. On n’y verra que du rouge! Après le tournage de cette scène-clé, qui a exigé de ma part une dévotion et une énergie dramatique extraordinaires, Rémy (Girard) et moi sommes allés taquiner la truite sur le lac, dont le niveau était bas cependant que l’eau, heureusement, était fraîche et le temps juste assez humide. Il n’y avait aucune activité de surface, le lac était tranquille mais nous sentions que ça « grouillait » en profondeur. Comme appâts, Rémy traîne toujours avec lui ses mouches, ses cuillers et ses plumes de cul de canard de type 2 et 3. N’ayant rien prévu, j’avais laissé mes équipements chez moi et me suis servi de lombrics ordinaires, fraîchement cueillis, comme faisait mon père. Nous avons très peu parlé dans la chaloupe, Rémy étant sérieusement grippé. De temps à autre, pour me faire rire, Rémy essayait de faire des bulles avec sa morve. Nous avons quand même pris deux truites moyennes que nous avons dégusté ensemble près d’un feu, à la brunante, en sirotant un Chablis 1983, un blanc délicat, subtil et, à notre grande joie, non boisé. Fatigués, à 20h, Rémy et moi avons marché jusqu’au chalet, où nous attendaient les autres. Denys (Arcand), lui aussi grippé, nous a bien amusé en essayant de faire des bulles avec sa morve. Je dois me reposer, demain nous tournons le plan crucial où je regarde dehors, l’air intense, pendant trois secondes. »


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Saturday, August 25, 2007

LES HOSTIES D'AFFAIRES PLATES #3 (bis)



À ma grande stupéfaction, le dernier post du Jour des vidanges (brillamment intitulé Les hosties d’affaires plates #3) s’est mystérieusement volatilisé, et avec lui vos quelques vibrants commentaires. Cette disparition est-elle due à un simple pépin d’ordre technique? Je ne suis pas dupe! Il s’agit, et j’en suis convaincu, d’une conspiration. Il est clair que tout est dirigé contre MOI, qu’on cherche à me faire taire, MOI, le pourfendeur de la rectitude politique, le chantre du droit à la niaiserie affranchie, le Fantôme de la Liberté (je m’aime beaucoup aujourd’hui, Lady m’a acheté un nouveau parfum à fragrance de génie viril et je m’enivre de ma propre odeur.) Aux pauvres brebis égarées qui n’auraient pas eu l’occasion de lire mon dernier délire, sachez qu’il y était essentiellement question de FOIE DE VEAU, sujet délicat s’il en est. Évoquer seulement le FOIE DE VEAU est, en soi, un acte d’insurrection. Je me disais, aussi, en écrivant ce post « Ça ne passera pas. » De fait, me voici censuré, réduit au silence. Je ne comprends pas qu’en 2007 il soit encore si mal vu de parler, ne serait-ce que métaphoriquement, du FOIE DE VEAU sans être immédiatement retracé par les gardiens de l’autorité morale. Ainsi, puisqu’il faut vaincre le Système avec les armes du Système, voici une autre photographie, encadrée cette fois, du CHIEN MOUMOUTE.

Wednesday, August 22, 2007

LES HOSTIES D'AFFAIRES PLATES #2



Vous n’êtes peut-être pas sans savoir que les gens de la chouette revue littéraire ZINC (pub) préparent un numéro portant, de manière générale, sur l’univers du blogue et sa faune hétéroclite. Parmi les éventuels collaborateurs, ZINC (pub) a approché, entre plusieurs autres phénomènes, l’inévitable Anne Archet, ce bon vieux Mistral et même ma précieuse Lady, c'est-à-dire des HOSTIES DE CHICKENS QUI ÉCRIVENT UN NOUVEAU BILLET À CHAQUE SIX MOIS OU QUI ONT JUSTE CARRÉMENT CALICÉ LÀ LEUR BLOGUE. Ce n’est pas juste, me suis-je dit dans un accès de jalousie mégalomaniaque. Pourquoi n’a-t-on rien demandé à ce si prolifique Zhom, lui qui FOURNIT DE LA MARDE AU MOINS DEUX FOIS PAR SEMAINE. Zhom est-il vraiment TROP CAVE ET TROP POCHE pour être un jour admis au panthéon des « références » de la blogosphère? Poser la question, évidemment, c’est y répondre. Je n’aurais, de fait, rien à dire à propos du « phénomène des blogues » et, au fond, je suis bien content que me soit épargné le devoir de donner des impressions et d’étaler des opinions que je n’ai même pas. Cependant, s’il en est encore temps, je propose au ZINC (pub) l’exceptionnelle collaboration de mon nouvel amant, complice et confident BURT BOULERICE. J’ai fait la connaissance de cet homme extraordinairement terre-à-terre, proche des « vraies affaires », doux comme une vieille couverte malgré ses airs rustiques et rugueux, grâce au site agrirencontre.com, site destiné aux célibataires des régions qui cherchent l’amitié, l’amour et, qui sait, le septième ciel. Depuis peu fasciné par les mystères de la ruralité, je corresponds régulièrement avec BURT BOULERICE, auteur d’un blogue sidérant sur les valeurs fertilisantes du purin de porc, avec démonstrations convaincantes des effets bénéfiques des injections de fumier sur les récoltes. Je crois qu’avec sa connaissance de la littérature corporative et agricole, mon BURT BOULERICE serait un candidat inusité pour la montréalaise revue ZINC (pub.)
(Le premier qui dit que Zhom fait dans le pipi caca, je l'embrasse à pleine bouche)

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Sunday, August 19, 2007

LES HOSTIES D'AFFAIRES PLATES #1




Peut-être avez-vous tous déjà lu, chez Pat B, ce mystérieux commentaire laissé par un intervenant qui, visiblement, n’entend pas grand-chose à l’humour noir :

« Bonjour. Je suis propriétaire d'un site qui traite d'affaires policières à Trois-Rivières. J'ai reçu plusieurs courriels me demandant de vérifier votre blogue car me disait-on, des phrases incriminantes s'y trouvent concernant Cédrika... »

Même tapis dans les profondeurs insondables du net, nous sommes toujours sous haute surveillance, et de vaillants agents de la paix appuyés par des citoyens zélés, veillent sans relâche à traquer nos mauvais coups. Ce que nous écrivons, sans trop réfléchir, pour rien, ou souvent juste pour niaiser, passe au filtre des fins limiers de l’escouade technique de la Gendarmerie Royale du Canada, toujours à la recherche du pédophile idéal ou du tueur en série classique : « Je crois qu’on est sur une nouvelle piste, lieutenant. » Et cette nouvelle piste mène directement chez… Ce brave Patrick Brisebois. Incroyable! Voilà ce qui arrive quand l’honnête citoyen joue au détective, si pressé qu’il est de renifler la bonne trace pour trouver les méchants. Aussi, pour éviter l’éventuel débarquement des forces de l’ordre dans mon sous-sol rempli de restes humains, de scalpes secs, de clitoris en saumure, de vieux numéros de L’Actualité et autres croûtes suspectes, je vais désormais faire preuve de prudence et ne proposer ici que DES HOSTIES D’AFFAIRES PLATES (vous allez dire que je ne sais faire que ça de toute façon.) En plus, les agents d’Interpol me collent au cul depuis que j’ai vendu le punch du dernier Nelly Arcan, qui n’est même pas encore en librairies, défiant ainsi l’embargo, criminel que je suis.

Voici donc, sur l’image ci-dessus : QUELQU'UN QUI FAIT LA VAISSELLE.


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Friday, August 17, 2007

ZHOM IS BRAIN DEAD 2


Le désoeuvrement complet me pousse à faire des choses auxquelles, en temps normal, je ne m’abaisserais jamais : Cueillette de baies sauvages, observation des colibris, abrutissement consenti devant les plus récents vidéos de Musique Plus et, pire que tout, lecture du nouveau roman de Nelly Arcan, « une histoire d’aujourd’hui, cruelle. C’est aussi une prouesse littéraire sans pareille. Un pur condensé de désenchantement et de colère » (c’est ce qui est écrit à l’endos du bouquin.) « À ciel ouvert », en gros, c’est l’histoire d’une fille qui passe son temps chez le doc jusqu’à se faire refaire la noune, tout ça pour plaire à Charles, un photographe fucké qui se crosse sur des photos de cicatrices et de totons en plastique. À la fin, Charles meurt en tombant du balcon. Mystérieusement stimulé par cette lecture troublante, où il est essentiellement question de la quête absurde vers la beauté objective et absolue dans ce monde dominé par les fabricants d’images, je me suis précipité sur l’ordinateur à la recherche d’une photographie sur laquelle NELLY ARCAN FAIT DUR. J’en ai déniché trois ou quatre. Celle-ci est ma favorite…
(Zhom is a fuckin’ bitch!)

Wednesday, August 15, 2007

ZHOM IS BRAIN DEAD


Je suis en congé. L’esprit à off. Pas envie de me forcer.
Voici donc, en attendant, un très mauvais gag (certains d’entre vous savez que je suis en quête de la plus mauvaise blague qui soit. Je crois que je suis enfin sur une piste, les amis!)

C’est l’histoire d’une maman et de ses deux garçons, Klaus et Gregor, qui se promènent dans la rue. Les deux garçons disparaissent mystérieusement. Pouf! Comme ça. Prise de panique, la mère hurle alors : « Klaus?! Gregor?! Klaus?! Gregor?! Klaus?! Gregor ?! » Un monsieur qui a entendu les cris depuis son balcon interpelle la maman : « Madame, si ça vous pique, grattez-vous! »

En cadeau : Une superbe photo de « La fille pas tellement intéressante. »


That’s it, I’m done…


Thursday, August 09, 2007

ACTIVITÉ ESTIVALE DE L'ÉTÉ


La troupe de théâtre d’été « Le Théâtre d’été » présente cet été au théâtre d’été de Saint Donat une nouvelle pièce de théâtre d’été dans le cadre du festival d’été du théâtre d’été de Saint Donat. Cette pièce de théâtre d’été porte néanmoins un titre qui s’intitule LÂCHE-TOÉ DONC UNE BROUE SUL VIEUX PÈRE TANCRÈDE qui sera présentée cet été.


Histoire : Le vieux Tancrède, interprété durant deux (2) minutes par l’acteur qui joue son rôle, est très surpris de mourir au début quand une plaque de fer tombe sur sa vie. Après deux (2) minutes, ses enfants, ses petits enfants et le chien Moumoute se chicanent pour obtenir l’héritage de l’argent. L’adultère incestueux sera utilisé pour vous divertir ainsi que le chien Moumoute. Un massacre amusant aura lieu à la fin quand une plaque de fer tombera sur la famille et le chien Moumoute. Cette pièce entièrement écrite s’inspire des auteurs du répertoire tels que Marivaux, Molière, Burlesque, Vaudeville et Eugène Unesco.

Le théâtre d’été de Saint Donat est fait en forme d’étable pour accueillir des gens comme vous dans une ambiance de vaches « comme dans l’ancien temps. » La salle est décorée à l’aide de vieilles roues de charrues et de fourches rouillées « comme dans l’ancien temps » et des bottes de foin ont été mises à disposition pour être rustiques également. Des vaches rustiques brouteront de l’herbe fraîche à l’extérieur autour d’un tracteur de 1963 pendant que vous supportez le spectacle dans l’étable spéciale. Les vaches seront disponibles pour être palpées après le spectacle pour l’expérience rustique, ainsi que le chien Moumoute.




Programme de la soirée du théâtre d’été

Première partie : La première partie en tant que telle
Entracte : Jus de boisson buvable ; deux (2) vaches rustiques disponibles
Seconde partie : La deuxième partie, avec plaque de fer mortelle
Après : Soirée de vaches et jus avalable
Plus tard : On verra

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Sunday, August 05, 2007

Les confidences d'un Zhom


Depuis des années, j’entasse de l’impubliable dans mes fonds de tiroirs, j’essaie péniblement de venir à bout d’un premier roman, un dernier, un seul, après quoi je pourrais parler de moi comme d’un auteur authentique, et de mon livre comme d’une œuvre véritable (c'est-à-dire disponible en magasin), ce qui est toujours commode dans les soirées :

« Que fais-tu dans la vie?
-Je suis l’auteur authentique d’une œuvre véritable (c'est-à-dire disponible en magasin.) »

Mais il m’apparaît de plus en plus évident qu’écrire un roman est la chose la plus plate qui soit. Et j’en arrive à considérer l’écrivain, à plus forte raison s’il fait dans l’autofiction, comme une sorte de fonctionnaire du vécu. Laborieux métier. Inventer des « personnages attachants ou troublants», quelle corvée! Écrire sur soi, quel calvaire! Et en plus il faudrait « s’inscrire dans son époque » ou « proposer un regard à la fois tendre et caustique » sur whatever the fuck... J’abdique. C’est dit, n’en parlons plus.
Voici, pour rien, une photo de CLAUDE PRÉGENT.
Touchez-vous.

Wednesday, August 01, 2007

Hommage à Bergman



(Pour agrandir, cliquez sur l'image, gang de mongols.)

Bergman n’est plus. Et toute la petite communauté cinéphile d’annoncer à grands cris la mort d’un « certain cinéma. » Faudra-t-il rappeler que « ce certain cinéma » est mort depuis longtemps, je parle évidemment du cinéma Saint-Louis qui présentait des films de répertoire fascinants tels que « Défonce anale » et « Change de trou, ça fume! » Ah! Que de souvenirs…

J’ai voulu ici rendre hommage au cinéaste suédois en proposant (première mondiale) un bout de pellicule du film inachevé « Midi moins vingt », écrit et réalisé par un certain « Alain Dubois » en honneur à Bergman. Quelques recherches m’ont permis de découvrir cette chose extraordinaire : Alain Dubois est le vrai nom de baptême de… Woody Allen, qui en vérité n’a rien d’un juif et n’a pas grandi à New York. Alain Dubois alias Woody Allen a passé son enfance à Rawdon dans Lanaudière et s’est égaré aux États-Unis en 1952 lors d’un voyage en famille à Plattsburgh. Grâce à moi, vous êtes aujourd’hui un peu moins cons que vous le serez demain…

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