Thursday, January 31, 2013

ACTUALITÉ TÉLÉROMANS

Oui, voici des nouveautés pour vous. Restez à  l’antenne à l'écoute. 



MA SEULE VIE
Téléroman de Ninon Faulkner
Carl, un homme de 38 ans, découvre, un soir d’ivresse, qu’il n’a qu’une seule vie à vivre après laquelle il errera sans but dans les Limbes pour l’éternité. Carl voudra profiter de son existence –ce qui en reste- pour faire des choses dont il a toujours rêvé ou qu’il n’a pas eu le temps d’accomplir : Déguster une crème glacée à la brunante un soir de juin au Dairy Queen avec Mélanie, écrire un roman formaliste, louer un chalet dans les Laurentides, entretenir un recoin fertile dans un jardin communautaire, tuer son père, fourrer sa mère et faire vraiment mal à des animaux. Sacré Carl! (Interprété par Hugo Saint-Cyr, mais pas le même.) 


LA POLICE S’EN VIENT
Téléroman de Poutz
Un policier québécois de Jonquière (Luc) est forcé de s’associer (à Montréal) à un agent d’origine lithuanienne (Remigijus) qui sent bizarre et qui est impliqué dans le trafic de paprika. Ensemble, ils tueront des bandits en pleurant discrètement (à Montréal.) Puis, à la fin, ils seront rétrogradés et iront donner des tickets aux handicapés qui traversent trop lentement la rue quand la lumière est jaune. 

AUTOUR D’UN CAFÉ
Téléroman de Julie Va-de-Joie
Des gens peu intéressants et issus de basses souches parlent de couple, de famille, de cancer et d’abus sexuel pendant 45 minutes, autour d’un café. Finiront-ils par le boire? Suspense inadmissible. Avec Guylaine U. Tremblay dans le rôle du cancer, Hugo ¨pas le même¨ Saint-Cyr dans le rôle de l’abus et Martin Drainville dans le rôle du café.




Thursday, January 24, 2013

LA PUBLICITÉ FORMIDABLE


GESCA, propriétaire de La Presse, ne veut plus de mes humbles services, pour d’obscures et plates raisons de planning budgétaire. Pigiste, je me trouve donc en recherche de contrats et, si possible, d’un emploi plus ou moins stable, cela pour payer le loyer, les cigarettes, les revues de cul, les études de mon enfant autiste trisomique trans-genre (Luigi Jr.) et des caisses de Old Milwaukee Dry, pour oublier le temps et la difficulté de s’y situer. J’ai pensé –encore une fois- me recycler dans le monde extraordinaire de la publicité. Et j’ai proposé ce projet de pub agressive à une vaste entreprise spécialisée dans la fabrication de gogosses qui coûtent cher pour rien. Mon projet a été refusé. J’en suis réduit à vendre ma graine aux coins d’Ontario et Dorion. Évidemment, personne n’en veut. Triste époque. 

Tuesday, January 15, 2013

HOMMAGE (vibrant)


ANNE ARCHET 
10 ANS DE CÉRAMIQUE

Que le temps passe! Anne Archet célèbre cette année son 10e anniversaire d’expositions au Salon des métiers d’art de Montréal, et compte bien présenter ses créations au Salon de Limoges en automne. Sa spécialité : les sous-plats. Mais elle adore également fabriquer des vases décoratifs, des cruchons, des cocottes. Archet nous a accordé un bref entretien, dans les toilettes de la Place Bonaventure

Pour Anne, la céramique ne relève pas de l’artisanat, un mot qu’elle trouve rabaissant, vaguement péjoratif. Elle préférera l’expression art du feu : ¨La céramique est considérée comme le premier art du feu de toute l’histoire de l’humanité, bien avant la métallurgie, et même avant l’invention du verre, explique-t-elle en changeant de tampax. ¨Travailler avec ces matériaux, qu’ont utilisé pendant des siècles les artistes des premières civilisations, est une expérience qui ne cesse de me fasciner. Rendez-vous compte! À une époque lointaine, des gens pratiquaient le même métier que moi. C’est hallucinant! C’est un voyage dans le temps! Rendez-vous compte! Vas-tu t’en rendre compte? Là, tout de suite! Rends-toi-en compte! Maintenant, ça presse! Rends-toi-en compte! VITE!¨

Archet se méfie de la hiérarchisation des arts et ne voit aucune différence fondamentale entre une cruche et la Chapelle Sixtine ; ¨Quand on y pense bien, la céramique procède de la même expérience de création que la construction d’un temple. Donc, une cruche ou n’importe quoi, c’est pareil. C’est identique. Une hostie de cruche ou n’importe quoi, c’est la même chose, objectivement. Un crisse de sous-plat ou une cathédrale, c’est PAREIL Il faut que tu t’en rendes compte! VITE!¨, hurle-t-elle en moulant un bronze.

Quant au Salon de Limoges, Anne y réalisera un rêve. ¨Limoges est en quelque sorte le chef-lieu de la céramique. Il y existe même la célèbre ENSCI, L’École Nationale Supérieure de Céramique Industrielle. On ne réalise pas à quel point la céramique fait partie de nos vies quotidiennes et de nos environnements ordinaires. La céramique est partout. Partout. Ne cherchez pas la céramique, la céramique viendra à vous. La céramique viendra en toi. Elle viendra en toi. Oui, la céramique viendra en toi. Que tu le veuilles ou non. Veuille-le. Rends-toi-en compte et veuille! VITE ¨, clame-t-elle en fuyant subitement vers son destin.

Thursday, January 10, 2013

GENS BIZARRES ET FAITS TROUBLANTS


GENS BIZARRES ET FAITS TROUBLANTS

Nouvelle rubrique. Le Jour des vidanges s’intéresse, entre mille choses, aux tréfonds de la psyché et aux grands mystères de la perversion. Oui, l’être humain est une bête étrange, la seule créature sur terre capable d’obtenir un orgasme en regardant une crisse de photo ou en se faisant chier dessus. Quelques recherches nous auront menés à la découverte de perversions telles que la double-sodomie à trois, la triple-sodomie à deux, le viol collectif en solo et, pire que tout, le dîner-conférence sur le développement durable au Palais des congrès. Mais il n’y a pas que le sexe dans la vie. En approfondissant nos investigations, nous avons pris connaissance d’une perversion que même les anthropologues avaient définitivement reléguée aux rites barbares.
Voici :

Une personne adulte, bien sevrée, qui boit UN BON GRAND VERRE DE LAIT.

Saturday, January 05, 2013

LE CHEVAL DE L'ESPOIR DU RETOUR


LE RETOUR DE LE CHEVAL

Tu ne l’attendais plus. Tu t’en crissais, même. Tu t’en es d’ailleurs toujours crissé. Rien ne t’émeut, ni le calvaire du Christ, ni les larmes de Sainte-Thérèse, ni le sort des enfants affamés. En fait, tu es une crapule. Repens-toi. Tu ne l’attendais plus, mais le voici quand même : LE CHEVAL DE LE ESPOIR.

Paraboles et aphorismes

Perdu dans les vastes forêts du Pays Sans Homme, le cheval, cherchant son chemin, adresse ces paroles à un arbre mort : ¨Arbre mort, guide mon galop. Je n’en puis plus, j’erre dans ces forêts depuis des lunes. J’ai soif, j’ai faim. Je quête un gîte. Dans ta grande connaissance du monde, toi qui a tout vu, guide mon galop.¨ Et l’arbre mort de répondre : ¨Chu mort, calice!¨

Le chauffeur peut monter à cheval. Mais le cheval ne peut monter en voiture. Le cheval prend le métro.

Le cheval n’est pas fait de bois. L’arbre n’est pas fait de cheval. Tous deux iront mourir dans les forêts du Pays Sans Homme. Ils iront en taxi.

Un arbre mort est un arbre qui ne sait pas conduire une voiture. L’arbre mort prend le métro. Avec le cheval. Main dans la main. Oui.

Le chauffeur peut manger de la marde. Il le peut. Mais le fera-t-il? Du même coup, l’arbre mort et le calice de cheval peuvent en manger un char. Le feront-ils? Qui s’en soucie dans le Pays sans hommes?

Thursday, January 03, 2013

LES GRANDS DISPARUS DE 2012


LES GRANDS DISPARUS DE 2012

Ici, au Jour des vidanges, nous n’avons rien à faire des personnalités médiatiques, vedettes, politiciens et autres fourbes crapuleux et sordides qui n’auraient jamais dû être célèbres. Socialistes, nous-nous intéressons aux petites gens ordinaires, dénués de talent et d’envergure, ces abrutis dociles qui ne font jamais les manchettes. Bref, des gens comme TON ONCLE.

TON ONCLE (1966-2012)
(Ci-dessus, une magnifique photographie de TON ONCLE en train de gosser après de quoi dans le sous-sol.)
            Appelons-le Jean-Paul. On se souviendra de lui pour son sens de l’humour, ses facéties et, surtout, son furoncle fessier. L’abcès était si tuméfié, si saillant et si douloureux que Jean-Paul ne pouvait s’asseoir normalement. Il s’assoyait ¨sur juste une fesse¨ (ce sont ses propres mots.) Après des années de souffrances secrètes, Jean-Paul a enfin opté pour l’ablation du kyste lequel, incisé au scalpel, a vidé un demi-litre de vieux pus nauséabond, cela à l’hôpital devant sa femme impassible et ses jeunes fils traumatisés. ¨Je suis soulagé, mais triste¨, avait confié Jean-Paul à sa petite famille suite à l’opération, ajoutant qu’il avait l’impression d’avoir perdu un ami, un frère jumeau : ¨Ce furoncle était, genre, une extension de mon être.¨ Devenu dépressif et alcoolique, Jean-Paul s’est tué en s’arrachant les yeux À MAINS NUES. ¨Je ne veux plus voir la vie! Je refuse de voir la vie¨, hurlait-il en déchirant ses globes oculaires À MAINS NUES sous le regard de sa femme impassible et de ses jeunes fils traumatisés.