Saturday, February 24, 2007

COURRIER DES LECTEURS

L’une de mes récentes chroniques, à propos des « régions », a fait bondir madame Rita Plouffe, mairesse de Val Jésus, une municipalité dont le nom apparaîtra sur les cartes routières d’ici 2009. Voici sa lettre…


« Monsieur.
En tant que mairesse de Val Jésus je dois vous dire que je suis contre ce que vous êtes. Le Montréal du Plateau est peut-être le centre de l’univers, mais ce n’est pas une raison pour ne pas vivre. Bien sûr notre municipalité ne peut pas s’acheter des immigrants ethniques comme l’Africain ou le Slovaque, elle ne peut pas se payer des architectures gothiques comme La Place Bonaventure, mais nos immeubles datent d’une certaine époque, sachez-le. Sachez aussi que notre municipalité possède un individu de race musulman originaire du Taliban et qu’il est très obéissant et résigné. Il ne parle jamais, donc personne n’est obligé de l’écouter. Nous le laissons vivre sa quiétude en paix, même quand il transporte ses grosses caisses remplies de tôles métalliques et de contenants d’acide palmitique. Il dit qu’il veut construire un missile pour nous emmener avec lui vers le « jardin d’Allah. » Je n’ai pas peur de l’exotisme, je suis déjà allée au Biodôme, et si notre ami musulman veut nous payer un voyage à Allah, je serais heureuse car je ne connais pas cette région. Nous possédons également à Val Jésus un homosexuel véritable qui se présente sous la forme d’une lesbienne. Native de Vent Couvert en Colombie, elle pratique la langue anglaise sur les étudiantes d’une école privée. Nous sommes fiers de savoir que nos enfants découvrent de nouveaux horizons par voie orale. Notre village a aussi accueilli pendant deux semaines une jeune « personne de couleur » en 1986 et nous en gardons tous un souvenir ému. C’est tellement joli, un jeune noir sur un banc de neige! Beaucoup plus joli qu’un jeune blanc sur un tas de fumier. Notre municipalité offre également des activités très culturelles, comme le célèbre Festival de la viande et le Carnaval du jambon qui se termine par un grand concours de dépeçage et une soirée « Rave » à la Salaison Marquette. Contrairement aux gens du Plateau Montréal, nos jeunes n’ont pas besoin de drogues dures comme la dopamine pour s’adonner à la gigue en ligne jusqu’au couvre-feu. Un petit verre de punch aux canneberges suffit à provoquer l’explosion du délire de l’extase. Val Jésus et ses 332 citoyens sont ouverts au modernisme cultivé et étranger, autant du point de vue que de l’autre. Tout cela pour vous dire que je voulais le dire.
Merci. »
-Rita Plouffe, mairesse de Val Jésus

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Wednesday, February 21, 2007

TON PAYS...

Ce matin, alors que je m’apprêtais tranquillement à me masturber en lisant les pages éditoriales de La Presse, je suis tombé sur cette nouvelle étonnante : « Le Parti libéral du Québec tente de former un escadron de jeunes qui aura pour mission de noyauter les blogues pendant la campagne électorale. » Oui, vous avez bien lu, un véritable escadron de jeunes libéraux envahira bientôt l’Internet pour vanter les mérites de l’unité canadienne. Cet escadron de jeunes devra idéalement rejoindre, via les blogues, la tranche des 25-35 ans qui, on le sait, se crissent de la politique nationale, préférant s’adonner à des vices dégradants comme fumer des intraveineuses, pratiquer la sodomie bipolaire ou écrire des romans d’autofiction. C’est extraordinaire! C’est merveilleux! Je veux faire partie de cet escadron de jeunes! Comprenez-moi, j’ai 34 ans, c'est-à-dire que très bientôt, je ne serai plus jamais engagé par un escadron de jeunes. C’est ma dernière chance et j’en profite. Voici donc mon apport personnel au Parti Libéral.

(À ceux d’entre vous qui s’imaginent le Canada comme un immense terrain vacant où il ne se passe jamais rien, où il n’y a que des villes laides, des villages pourris, des champs de blé et des étendues de sapins, à vous tous je dirai simplement ceci : Que faites-vous des sables bitumineux? Existe-t-il au monde une chose plus fascinante que le sable bitumineux? Depuis que je me passionne pour l’histoire de l’exploitation des sables bitumineux, je suis un homme changé, transmué, un homme proche des vraies valeurs, les valeurs de la terre. Le sable bitumineux, c’est un peu ma vie…)

Tuesday, February 20, 2007

LET'S GET PISSED # 7856398

Mon véritable métier, ou disons ma seule occupation professionnelle, m’oblige à « écrire de mon mieux », c'est-à-dire à savoir bien utiliser les clichés commodes, à les détourner avec élégance, à enrubanner le tout avec le joli cordon du « style » et à remettre mes textes « jeudi, pas trop tard dans l’avant-midi, idéalement. » J’ai développé avec le temps un profond dégoût des formules toutes faites, sans cesse répétées et que j’assimile maintenant à autant de slogans : « Séparer le bon grain de l’ivraie », « Ménager la chèvre et le chou », « Le premier ministre doit mettre ses culottes », « Les Québécois se font manger la laine sur le dos », j’en passe et des meilleures. Ces expressions, usées, n’appellent plus aucune image, me disais-je…. Jusqu’à ce que je découvre, toujours grâce à Google, cette photographie hallucinante sur laquelle on peut voir
QUELQU’UN QUI JETTE LE BÉBÉ AVEC L’EAU DU BAIN!


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Sunday, February 18, 2007

LE FOND D'ÉCRAN DU DIMANCHE

UN FOND D’ÉCRAN « TOURNE-DISQUE »


Je dois vous faire cet aveu : Je n’ai pas de I-POD et ma modeste discothèque compte plus de vieux 33 tours que de CD. Oui, j’achète encore des galettes en vinyle. Aussi, pour partager avec vous mes amours démodés, je vous offre cette splendide photographie d’un authentique phonographe portable de marque RCA VICTOR, le modèle est pratiquement introuvable de nos jours.

Quant à la charmante jeune femme, il s’agit d’une cousine que je n’avais pas vue depuis des années et qui a bien voulu poser à côté de l’objet rare. Elle tenait à me prouver qu’elle avait « grandi. » Nous avons beaucoup ri en écoutant quelques poussiéreux 33 tours de Boule Noire et en évoquant les joyeux souvenirs des épluchettes de blé d’inde de notre petite enfance.

(Surtout, ne venez pas dire que cette image est d’un goût douteux. Je sais, je sais, presque plus personne ne possède de tourne-disques et de 33 tours, sauf quelques DJ très branchés, mais ce n’est pas une raison pour me traiter de vieux schnock!)


Friday, February 16, 2007

LE FOND D'ÉCRAN DU WEEK-END

UN FOND D’ÉCRAN MOLINARI

Aux incultes dégénérés et consanguins, le nom de Molinari ne dira probablement rien. Non, Molinari n’est pas une variété de pâtes alimentaires, il ne s’agit pas non plus d’une marque de chaussures italiennes. Guido Molinari fut l’un de nos grands peintres abstraits. Si par grand malheur vous devez un jour côtoyer de véritables amateurs d’art contemporain, soyez vigilants, ne dites pas que l’œuvre de Molinari évoque ces motifs de couleurs qu’on retrouve généralement sur les foulards, les tuques et les chandails de laine. Évitez de comparer les toiles du maître à des tapis ou des morceaux de tapisserie. Dites plutôt que vous êtes complètement fascinés par « le travail de cet artiste post-automatiste devenu plasticien de la deuxième vague », et par « son approche des couleurs, des formes, son rapport à l’horizontalité, à la verticalité, aux lignes contrastées et modulaires. »

Personnellement j’achète du simili-Molinari en rouleaux chez Dollorama, mais il ne faut le dire à personne, j’ai une réputation de jeune homme cultivé…


Thursday, February 15, 2007

UN MORCEAU DE ZHOM

Ma culture Internet se résume à très peu de choses :
-Ne jamais utiliser « Guy Cloutier » comme pseudonyme
-Ne jamais répondre aux courriels de RUSSIAN ILLEGAL PORN
-Éviter à tout prix le site des Têtes à claques.
-Ne jamais participer aux forums de discussion sur le cuir de corinthe.
-Ne pas répandre ma semence sur les touches du clavier (je m’étais fait une idée assez naïve du cybersexe.)
-Écrire LOL ou MDR au lieu de « Je ris extrêmement en ce moment.»
Et autres rudiments de la communication via l’informatique…

Aussi, j’apprends à respecter les codes d’éthiques officieux et à me plier aux dictats de la mode des blogs. Je vous propose donc, puisque cela semble être « à la page », la photographie d’un bout de mon propre corps.
Oui, UN MORCEAU DE MOI
J’ai découvert ce « membre » oblong et phallique il y a une douzaine d’années. Un mélanome? Un kyste? Un organe de jouissance? Une extension de ma glande pinéale?
Ne me demandez pas ce que c’est…



Wednesday, February 14, 2007

PHOTOROMAN À UNE SEULE IMAGE



Ne reculant devant rien pour faire fuir le vaste public, je vous offre ici un extrait de ma nouvelle pièce laquelle suit les mésaventures de Denise et Luc. J’ai voulu poursuivre mon travail sur « la quintessence du rien en tant que rien du tout, mais vraiment rien » et j’espère sincèrement que ce texte va vous plonger dans un état d’ennui profond et de vague mauvaise humeur. Si cet extrait vous fait sourire, attendez de lire et de voir la pièce dans sa version intégrale, qui dure environ 8 mois et qui met en scène deux téléphones sans fil, du papier et un verre d’eau.










Denise : « Bonjour, ici Denise Savard, je suis extrêmement efficace dans mon milieu de travail.

Luc : Allo, Denise?

-C’est moi, oui

-C’est Luc, du bureau!

-Encore toi? Qu’est-ce que tu veux?

-Je voulais te souhaiter une bonne Saint-Valentin

-Vas-y

-Ben… Bonne Saint-Valentin

-C’est tout?

-Euh… Oui, je voulais juste te souhaiter une bonne Saint-Valentin.

-Ok. Et c’est tout?

-Ben… Oui, c’est ça, je t’appelais seulement pour te souhaiter une bonne Saint-Valentin

-C’est fait.

-Je téléphonais comme ça, par hasard, pour te dire bonne Saint-Valentin.

-J’avais compris

-Ok… C’est ça, alors bonne Saint-Valentin.

-Écoute, je suis dans le jus, as-tu d’autres choses à me dire?

-Non, non, je me disais seulement que je devrais t’appeler pour te souhaiter une bonne Saint-Valentin.

-Tais-toi donc! J’ai compris!

-Choque-toi pas, je t’appelais seulement comme ça pour te souhaiter une bonne Saint-Valentin!

-Ta gueule!

-Pourquoi tu te fâches? Je téléphonais juste pour te dire bonne Saint-Valentin!

-Ta gueule! T’es malade!

-Non, non, ça va, je passais par hasard pour te souhaiter une bonne Saint-Valentin, c’est tout.

-Ferme ta gueule! T’es malade! T'es malade!

-Pourquoi t’es agressive, Denise? Je voulais juste te souhaiter une bonne Saint-Valentin!

-T’as pas envie de te tuer?

-Non, ça va bien, je me suis remis de ma dépression, je t’appelais juste comme ça pour te dire bonne Saint-Valentin.

-Moi j’ai envie de tuer!

-Tu vas mal? Pauvre Denise, j’espère que tu vas quand même passer une bonne Saint-Valentin… »





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Monday, February 12, 2007

ZHOM FASHION

ZHOM FASHION

Sans vouloir me vanter (oui si peu), je crois être un jeune homme extrêmement branché, voire en avance sur son époque ; le maître du cool, le « bourgeois bohème » par excellence, mieux encore l’instigateur d’un mouvement qui, en ce pays de ruraux, ne compte malheureusement que très peu d’adeptes, à savoir le Méta-snobisme. Chose peut aller se rhabiller avec son « geek chic », c’est déjà vétuste. Je ne suis pas la mode, au sens de « suivre », je SUIS la mode, au sens existentiel. Je précède les tendances à venir, ce qui fait de moi un incompris, un paria, mais aussi un futur mentor. Je serai découvert par la prochaine génération de jeunes calices de frais chiés du Plateau et mon nom sera inscrit quelque part dans un hostie d’essai plate sur « le néo underground montréalais des années 2000. » Je prédis donc ici, du haut de mon savoir immense, la venue prochaine d’un nouveau style dans l’univers extraordinaire de la coiffure...

LA COUPE GOLDORAK.

La photographie ci-dessus présente mon « disciple » favori, ma muse en quelque sorte, Gilles Bolduc 52 ans, arborant la coiffe qui, demain, fera craquer toutes les donzelles de luxe qui pavanent dans les clubs sélects de la rue Saint-Laurent.



Saturday, February 10, 2007

À la manière de...

Je n’ai pas l’habitude de suivre les modes, les vogues et les tendances. Mais cette fois je me prête au jeu. Il appert que le pastiche révérencieux est très branché ces jours-ci chez les gens de la petite communauté des blogueurs. Tel imite le style de l’autre, l’autre imite le style de tel, tout cela sous le signe de l’humour, du respect et de la franche camaraderie. Ici j’ai voulu rendre un vibrant hommage à mon bon ami l’épicier IGA. Certes, il n’est pas un artiste, ni même un blogueur véritable, mais il m’offre chaque semaine sur son site des lectures simples et agréables, ainsi que des aubaines exclusives sur une impressionnante variété de produits.
www.iga.net





À LA DÉCOUVERTE DES SAVEURS

« Cette semaine, votre épicier IGA vous propose un voyage extraordinaire au pays des fruits à noyaux. Dans le cadre d’une saine alimentation, la consommation de cinq à dix portions de fruits et légumes peut diminuer les risques de développer un cancer de la mort. Les fruits à noyaux précisément, constituent une excellente source de vitamines, de minéraux et d’antioxydants. Prenez soin de conserver la pelure car, en plus d’être goûteuse, elle est très riche en fibres. Mais soyez vigilants, lavez bien les fruits à l’eau fraîche, sans quoi vous risquerez d’attraper d’étranges maladies sans nom. De plus, les fruits sont enduits d’une sorte de solution industrielle très puissante dont on se sert généralement pour décaper du métal ou éliminer des populations de vaches folles. Le rinçage du fruit est donc une priorité pour qui ne souhaite pas mourir dans d’atroces souffrances, cloué sur un lit d’hôpital, gémissant de douleur les yeux retournés vers l’intérieur telle une marionnette détraquée. Les variétés de fruits à noyaux sont nombreuses, l’on compte évidemment les pêches de toutes sortes (pêche saturne, pêche blanche), les délicieuses nectarines, les prunes, les cerises, les abricots, les vulves et les sous-estimés pluots (de la mi-mai à la fin juin.) Comment choisir, dans la talle, les fruits à noyaux les plus mûrs et savoureux? Prenons par exemple la pêche. Il s’agit d’abord de palper le fruit, de presser sur la pelure, délicatement au début, puis d’y fourrer ses deux pouces avec rage comme si on écrasait les yeux d’un jeune chat errant pour ensuite lui arracher la cervelle. Le fruit, dénoyauté, sera enfin propre à la consommation immédiate. Les cerises sont à point en fin juillet, les pêches au mois d’août, les nectarines entre juin et août, les pluots en début d’été, et les vulves à chaque changement de lune… »

Friday, February 09, 2007

Suggestion lecture week-end

"SATAN ARRIVE CAR IL S’EN VIENT"
Conférence ésotérique
Daniel et Louise
Éditions Daniel et Louise


Extrait :

Daniel et Louise ont découvert la vérité cosmique éternelle en 1993 lors d’un voyage astral entre Sorel et Québec au motel « Le Cordial Câble TV danseuses et buffet. » Oui, frères et soeurs, le Prince des ténèbres et ses hordes démoniaques s’apprêtent à envahir la Terre. Daniel explique : « Quand j’ai découvert la vérité cosmique éternelle, je n’en revenais pas! J’avais beau me répéter « Reviens-en », je n’arrivais pas à en revenir. » Louise d’ajouter : « Moi aussi, c’était incroyable, je n’en revenais tout simplement pas! » Près de 15 ans plus tard, en reviennent-ils? « Je n’en reviens toujours pas », confie Louise, appuyée par son époux lequel confirme : « Nous n’en revenons vraiment pas. » Une question brûle toutes les lèvres : comment Daniel et Louise feront-ils pour en revenir? « Je l’ignore absolument, dit Daniel, mais pour l’instant je suis incapable d’en revenir. » Louise partage les angoisses de son mari : « Peut-être que, dans un avenir plus ou moins rapproché, nous en reviendrons. Mais qui peut savoir? 15 ans plus tard, nous n’en revenons tout simplement pas...»

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Wednesday, February 07, 2007

REMOVABLE CLITORIS (GET IT NOW!)

Parmi tous les songes absurdes, stupides ou étranges qui égaient mes nuits de sommeil, je vous raconte celui-ci, tout à fait récent et frais à ma mémoire (je crois que j’avais lu le plus récent post d’Anne Archet et mangé un bout de pizza congelée avant d'aller me coucher.) J’ai rêvé que ma Lady était pourvue d’un clitoris amovible, clito qu’elle me prêtait au matin pour la journée avant de se rendre au travail : « Fais-y bien attention, là! » C’est donc dire que je pouvais, de quelques coups de langue ou de gland, chatouiller ma compagne À DISTANCE à toute heure du jour (au bureau, au lunch, pendant une réunion de production, enfin quand bon me semblerait.) L’idée me fascinait. Malheureusement, je n’ai rien fait, trop occupé que j’étais à chercher mon propre pénis rétractable, coincé quelque part entre les coussins du divan. En fouillant le sofa à la recherche de mon engin, j’ai finalement trouvé mes clés et ma carte de guichet…

(Ce rêve presque érotique mais brusquement interrompu par des considérations plates et pratiques est parfaitement authentique.)


Sunday, February 04, 2007

LA CHRONIQUE MONDAINE # 2

La Chronique mondaine # 2
Spécial « font chier »
En noir et blanc chiant



Je m’en veux, un peu, de m’être ainsi moqué des gens des « régions. » Apparemment, mon petit lectorat compte plus de consanguins dégénérés, amateurs de country issus des campagnes lointaines, que de gens vraiment branchés qui vont acheter leur huile d’olive et leur vinaigre balsamique à 30 piasses chez Milano ou Adonis. Pour me faire pardonner, je vous offre, à vous les ruraux, ce portrait méprisant et fielleux d’artistes full Plateau que, à mon grand damne, j’ai eu le déshonneur de croiser plus d’une fois dans les rues de ma grosse métropole sale remplie de poseurs qui aiment Arcade Fire.


LIMONCHIK :
Apparemment, et à en croire l’espèce de téléroman « tendance » de Bœuf Bourguignon que personne ne regarde, MACHA est ELLE-MÊME, dans la vie comme à l’écran : Elle dit tout le temps « allo » avec un grand sourire et en penchant légèrement la tête de côté. Ça me rappelle mon ex qui jouait du violon et qui, sans faire exprès, en essayant de faire des faces « fofolles », me tombait sur les nerfs. FAIT CHIER!

BUSSIÈRES :
Son seul nom m’énerve. Pourquoi au pluriel? Pascale a beaucoup de BUSSIÈRES? Pire, elle me rappelle vaguement, de visage, le petit brun stressé du Seigneur des Annaux, celui qui pitch la bague dans le feu vers la fin après avoir marché dans des montagnes pendant trois films. Quand je la vois à l’écran, Pascale me rappelle toujours son personnage de punkette d’Outremont malcommode, en patins à roulettes, qui découvre les misères de vivre en colocation dans un grand appartement de la rue Saint-Denis avec une terrasse, dans le film Eldorado. FAIT CHIER!

HYNDMAN :
Un autre rescapé de Eldorado. Je ne sais vraiment pas ce que les filles lui trouvent, mais à chaque mois il y a un article intitulé « On craque pour JAMES HYNDMAN » dans un des hosties de magazines féminins genre Clin d’œil ou Châtelaine. En tant que chevelu, je m’oppose à cette mode poche « les chauves sont plus cochons » et je milite activement contre le port des grosses babines à la HYNDMAN (c’est quoi, des lèvres ou des quartiers de pamplemousse?) Et que dire de ses sourcils!
FAIT CHIER!

MOREAU : Tout le monde la trouve comique. Elle est tellement « naturelle », elle est tellement « à la fois forte et vulnérable. » Ceux qui ont la chance de ne jamais fréquenter les salles de théâtre plus ou moins expérimental ne savent pas à quel point MOREAU prend l’art dramatique au sérieux. FAIT CHIER!


PEOPLE AIN’T NO GOOD!


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Thursday, February 01, 2007

LA CHRONIQUE MONDAINE

LA CHRONIQUE MONDAINE

En plus de sentir drôle et d’être complètement imperméables aux tendances, les gens des « régions » ignorent absolument les nombreux avantages de vivre à proximité du centre de l’univers, à savoir, évidemment, le saint Plateau Mont-Royal. Soit, les appartements coûtent cher. Soit, les rues sont sales et les touristes bruyants. Soit, il est moins facile de fourrer tranquillement sa cousine ou son demi-frère au Parc Lafontaine que dans une grange éloignée du rang Saint-Nicolas. Mais il n’y a qu’au Plateau qu’on peut, tout à fait par hasard et n’importe quand, croiser des « vedettes » dans la rue. Voici, pour cette première chronique mondaine, un compte-rendu de mes plus récentes rencontres glamour.


PIERRE LAPOINTE :
Celui-là, je le croise souvent. Il appert que Pierre est un voisin et qu’il apprécie aussi les services du dépanneur du coin. Hier Pierre, accompagné d’une jolie demoiselle qui doit être « sa meilleure chum de fille », achetait des bières (Heineken je crois.) Il portait une grosse tuque laide et arborait l’air bête et malcommode, comme pour dire : « Non, je ne suis pas gai, ce n’est qu’une rumeur. Regardez, je porte une grosse tuque laide et j’ai l’air méchant. Je ne suis pas gai du tout, non. » Yeah, sure! Un gars qui s’enveloppe dans du papier cellophane pour la photo d’une pochette de disque, s’il n’est pas totalement gai c’est qu’il est encore dans le placard…


VINCENT LÉONARD :
Oui, le gros dentier des Denis Drolet. L’ai croisé hier à la boutique « L’Échange » sur Mont-Royal. Il faisait semblant de chercher des disques dans la section « musique classique» juste pour FAIRE SON SMATTE. J’aime beaucoup les Drolet et mon esprit refuse de les imaginer, l’air intense et pénétré, en train d’écouter du Stravinsky avant de disserter sur les mérites du compositeur Pierre Boulez en tant que chef d’orchestre. NO FUCKIN’ WAY!


CÉLINE BONNIER :
Au coin des rues Duluth et Saint-Denis. Elle était pressée, la madame. Elle marchait vite, du pas des gens très en demande qui ont un agenda bien rempli et qui trouvent qu’il « n’y a pas assez d’heures dans une journée. » J’avais envie de rouler une belle balle de neige et de la lui lancer dans le dos en criant «HEY! CÉLINE! ROY A-TU UNE GROSSE GRAINE? » Mais je suis un jeune dandy parfaitement courtois et élégant. J’ai poursuivi ma route sans mot dire…

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