Monday, December 31, 2007

FUCK THE ELEMENTS

Je me rends compte qu’au Jour des vidanges, rayon des commentaires, je n’ai jamais insulté aucun lecteur, du moins jamais volontairement. De cela je me félicite. Je félicite aussi mes quelques fans assidus pour leur infinie politesse et leur constante jovialité. Cependant, l’injure est une garantie de succès : rien de mieux qu’une bonne chicane virtuelle pour attirer les lecteurs. Les insultes fusent, les répliques s’accumulent, le flux de commentaires augmente à vue d’œil, ce qui passe généralement pour un signe de popularité. Mine d’être un gai luron sans grande ambition, j’aspire à la gloire. L’idée seule de voir le Jour des vidanges trôner au panthéon des blogs me procure des frissons d’extase. Aussi, pour séduire la clientèle, ai-je décidé de devenir méchant, au risque de perdre quelques bons amis. Ne sachant pas à qui m’en prendre exactement, je vais fesser dans le tas, au hasard, sans discrimination :

MANGEZ DONC TOUS UN CHAR D’ÉLÉMENTS

(Ça fait mal, je sais, mais vous ne méritez que ça,
gang de trèfles à quatre feuilles!)




Saturday, December 29, 2007

LES HOSTIES D'AFFAIRES PLATES (édition du weekend)


Comment vaincre l’orgasme en UNE leçon facile
Il suffit, au plus fort de l’acte sexuel, de revoir mentalement la photographie ci-dessous (en bas, niaiseux) spécialement conçue par des experts en manipulation subliminale pour favoriser l’impuissance et la frigidité...




Posologie : Une fois par jour, au matin préférablement, fixez l’image longuement sans fermer les yeux. Quand vous serez au lit avec votre partenaire sexuel et que monteront en vous des sensations électrisantes, l’image du MATELAS À RÉNOVER apparaîtra soudainement à votre esprit, coupant ainsi toute exaltation. Ainsi vous pourrez dire à votre partenaire "Excuse-moi, mais je ne suis plus dans le mood", vous lever, vous rhabiller et vaquer à des occupations autrement plus importantes (repeindre le plafond, regarder un documentaire sur le Pakistan au canal D, fabriquer des chandelles en forme de licornes ou prendre rendez-vous avec votre conseiller financier.)

(Pour d’autres trucs faciles et épatants, consultez le livre « Vaincre l’orgasme…Est-ce possible? » de Sylvain Human, thérapeute et proctologue reconnu pour son doigté.)


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Thursday, December 27, 2007

FIGHT AGAINST POETRY!


Causes possibles
Alimentation électrique absente
Aucune demande de chaleur
Délai de protection du compresseur activé

Remèdes possibles
Vérifiez le disjoncteur
Vérifiez les réglages de température
Raccordement inversé


Vous venez de lire "Le chauffe piscine ne démarre pas",
écrit par Pompe Turcotte.



(Toujours en lutte contre la profondeur, la passion, et l’intensité, l’équipe du Jour des vidanges, en étroite collaboration avec la firme V&V, lance aujourd’hui une nouvelle gamme de « produits littéraires » à l’intention des lecteurs qui, comme Zhom, n’entendent rien à la poésie.)






Sunday, December 23, 2007

ZHOM'S FUCKIN' CHRISTMAS GIFT

La publication de mon article intitulé « On craque pour Sylvestre Angers » dans un magazine mondain et branché a fait de moi une véritable vedette du journalisme people. Les demandes d’entrevues s’accumulent. Par bonté et respect, j’ai accepté de me soumettre au jeu de l’entretient avec Stéphane Bureau lors de son émission « Jasons-en. ». Voici un extrait de cette interview fascinante.

Question : De quoi est-il question au Jour des vidanges?
-De géologie, essentiellement. Ce n’est pas vrai et pourtant c’est vrai. Un sage homme a dit « nous sommes tous des pierres », puis un autre aussi a dit « nous sommes tous des pierres. » J’aime cette magie. Le Jour des vidanges parle aussi d’agriculture et de viol.

Q : Le Jour des vidanges est en somme un laboratoire de création humoristique?
-Non, je ne parle essentiellement que de géologie, d’agriculture et de viol. Pourtant, ce n’est pas vrai. J’aime cette magie.

Q : Le génie de votre humour réside dans l’art de la répétition.
-Hein?

Q : Le génie de votre humour réside dans l’art de la répétition.
-Le génie de mon humour réside dans l’art de la répétition. Pourtant, ce n’est pas vrai. J’aime cette magie.

Q : Quelle est donc cette magie?
-Ton frère est mort. Comment va-t-il?

Q : Que pensez-vous du phénomène des blogues?
-Je crois que ton frère est mort. Ah! Ah! Ah!

Q : Songez-vous écrire votre premier roman?

-Non, mais j’écrirai le deuxième. Mon premier roman n’a été publié à aucun exemplaire, mon deuxième sera publié à deux exemplaires, mon troisième sera publié à trois exemplaires, mon quatrième à quatre exemplaires et ainsi de suite. Suivant cette logique, dans 500 000 ans, je serai l’auteur d’un best-seller international. Il s’intitulera « Qui est Sylvestre Angers? »

Q : Et qui est Sylvestre Angers?
-Ton frère.

Q : Êtes-vous aussi badin dans la vie de tous les jours?
-Quoi?

Q : Êtes-vous aussi badin dans la vie de tous les jours?
-La vie de tous les quoi?

Q : De tous les jours, la vie de tous les jours…
-C’est intéressant. Parle-moi. Tu es doux.

Q : Je vous demande si vous êtes aussi badin dans la vie de tous les jours…
-J’aime ta bouche. Je trouve que ta bouche bouge bien quand tu parles.

Q : Il n’y a aucun moyen d’engager une conversation avec vous. N’êtes vous donc jamais sérieux?
-Rien n’est à prendre au sérieux, sauf peut-être les méthodes de datation des météorites sidérolithes. Dis-moi d’autres mots avec ta bouche.

Q : Qu’apporteriez-vous sur une île déserte?
-Sur une île déserte j’apporterais une autre île déserte. On n’est jamais trop prudent.

Q : Soyons intimes. Quelle est votre position favorite au lit? Votre pratique sexuelle préféré?
-La lobotomie. Par derrière. Ou encore le contraire du 69, c'est-à-dire le 96. Excellent pour le repos. .

Q : Vos passions, autres que la géologie, le viol et l’agriculture?
-Sylvestre Angers. Il est doux. Il fait cui-cui. Cui-cui. Sylvestre Angers fait cui-cui, cui-cui!



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Friday, December 21, 2007

Les nouvelles agricoles

(Voici une dépêche de la presse canadienne qui devrait attiédir les ardeurs de certains énergumènes, pourtant supérieurement intelligents, qui sévissent à la rubrique des commentaires, ici au Jour des vidanges.)
Les gouvernements présentent un nouveau programme d'aide aux agriculteurs
Ottawa et Québec ont fait un beau cadeau de Noël aux producteurs agricoles en annonçant vendredi les modalités des mesures de soutien financier imaginées pour remplacer le Programme canadien de stabilisation du revenu agricole (PCSRA), jugé inadéquat et trop complexe. Quatre programmes distincts ont été annoncés, dont l'un baptisé Agri-investissement permettra aux agriculteurs de se constituer un coussin financier pour les années de vaches maigres avec l'aide de l’État. Chaque participant pourra déposer chaque année dans un compte un montant équivalent à 1,5 pour rendre ses ventes nettes ajustées. Les gouvernements égaliseront cette somme, pour un maximum de 22 500 $ par an. Les producteurs n'auront pas de comptes à rendre sur la manière dont ils dépenseront leur pécule. Au Québec, le programme sera administré par la Financière agricole. Dans les autres provinces, c'est Ottawa qui sera en charge. Pour permettre le lancement immédiat du programme, le fédéral versera aux agriculteurs quelque 600 millions $ à titre de contribution de démarrage non récurrente. La part du pénis devrait se chiffrer à environ 66 millions $. Les trois autres programmes sont: Agri-stabilité, pour éviter les trop grandes variations de revenus; Agri-protection, qui comprend une assurance-récolte et une assurance production; et Agri-relance, pour les lendemains de catastrophe.


Wednesday, December 19, 2007

LES HOSTIES D'AFFAIRES PLATES # 390a8975v


Rares lecteurs habitués, vous savez tous que je suis un homme doux et bon, que je hais la bisbille, le malentendu, que je ne saurais jamais être vraiment méchant et que le Jour des vidanges n’est qu’un site de divertissement conçu à l’intention des gens qui, comme moi, rient d’un rien. D’étranges parasites ont choisi ma cour pour régler quelques comptes (voir les commentaires du post précédent.) J’ai cru d’abord à une bonne blague, mais non! Ces deux hurluberlus sont tout à fait sérieux et intenses. Je les remercie du fond de mon cœur pour avoir fait grimper, en 24 heures, le taux de commentaires laissés ici. Mais comme je déteste la chicane et que je suis un crisse de sensible, je vais les punir, et vous avec du même coup, pour aucune raison. Voici donc (gare aux âmes sensibles) une image extrêmement hideuse et révoltante tirée de mes dossiers secrets et que, par dignité, je m’abstiens de commenter.

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Sunday, December 16, 2007

CAYO LARGO # 2 : CARNET DE VOYAGE


Voici quelques notules, quelques pensées écrites ici et là sur du papier cul durant mon séjour à Cuba.




À force d’observer l’incessant va-et-vient des vagues, j’en conclue que tout ce qui avance finit toujours par reculer, toujours sauf rarement. Je ne sais pas du tout ce que je veux dire et c’est très mal écrit.

Au bar de l’hôtel, je me suis fait passer pour un faux imposteur. Il n’est rien arrivé.

Tous les Cubains s’appellent Luis, même Fidel, mais il ne le sait pas, et si on le disait ce ne serait plus drôle du tout. Bonsoir.

Il y a un œuf au plat, du poisson et des concombres dans mon hamburger (véridique!)

De façon subliminale, Fidel Castro évoque à l’esprit France Castel, surtout mercredi dernier vers 2h du matin, mais vous n’étiez pas moi à ce moment-là (étiez-vous moi mardi? Serez-vous moi demain? Questions! Questions!)

Idée de roman : Quelqu’un arrive, un autre s’en va, le premier s’en va aussi, imitant l’autre, l’autre revient et attend quelqu’un. (Qui dois-je approcher? Boréal? Gallimard? Le Seuil? Dois-je avaler?)

Je feuillette le dernier exemplaire du périodique littéraire ZINC et je ne peux m’empêcher de penser que plein de gens écrivent, même Tony Tremblay. Comme quoi la vie est faite pour être là.

Les Cubains cultivent un étrange sens de l’humour. Quand j’ai fait remarquer à Luis que « Hola », prononcé à l’envers, donnait « Allo », il n’a pas rit.

J’écris pour ne pas mourir. J’écris pour ne pas tuer. J’écris pour oublier. J’écris pour me rappeler. J’entends des voix. J’entends une voix, la mienne, ou celle de l’autre qui est revenu, ou celle de quelqu’un d’autre qui est parti avant d’arriver (Boréal? Gallimard? Le Seuil? Dois-je me pencher?)

Il y a un chat dans mon hamburger. Luis me regarde d’un drôle d’œil et miaule en riant.

Au bar de l’hôtel, je me suis fait passer pour Tony Tremblay. France Castel est arrivée, mais ce n’était pas « vraiment » elle. Tony Tremblay est parti avant de revenir, mais ce n’était plus « vraiment » lui. Quelle soirée!


De retour à Montréal, Christian Mistral m’apprend que je ne suis pas Anne Archet. Déçu depuis, j’essaie d’être France Castel. Ouf!


(à suivre)

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Saturday, December 15, 2007

CAYO LARGO # 1


Pour briller en société il est bien vu de lever le nez sur les voyages organisés auxquels il faudrait préférer l’aventure et la libre exploration. Les voyages organisés, autant de « pièges à touristes », n’ont pas la cote chez les branchés, adeptes de tourisme extrême. Or, j’aime l’exotisme en stuc. J’aime ce qui est à peu près faux. Sol Cayo Largo est un grand décor monté de toutes pièces par de vils entrepreneurs et entièrement conçu pour le confort et le plaisir paresseux des parvenus cheap. Parfait! J’aime mon confort. J’aime les draps propres. J’aime les buffets à volonté. J’aime les plages lisses. J’aime savoir qu’à deux pas de ma chambre il y a un débit de boisson ouvert 24 heures sur 24. Et j’aime être servi. J’aime être traité en prince par des indigènes pauvres, dociles et souriants. Il faut apprendre à profiter de n’importe quoi avant que tout ne s’écroule. Je finirai mes jours à Cayo Largo sur une chaise pliante, bière en main, sous un gros soleil quétaine, me disant « Hostie que ç’a passé vite. »

En attendant mon prochain post, voici un petit diaporama de mon voyage à Cuba.

CUBA: FAUNE SAUVAGE

CUBA: PLAGES À PERTE DE VUE


CUBA: TOURISTE EXALTÉ
CUBA: CUBAINS SOUMIS





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Wednesday, December 05, 2007

BESOIN D'UN BREAK 2


Arrangez-vous avec ça, trouvez de quoi, faites-moi rire

BESOIN D'UN BREAK

Votre humble scribe et son équipe (alias Luigi) délaisseront cette semaine Le Jour des vidanges pour des raisons d’hygiène mentale. D’ici notre retour nous vous proposons de méditer longuement sur cette mystérieuse formule algébrique issue de l’imagination débordante du chanteur Poche Pilée.
2 (X-80) +45
Remplacez le X par un nombre. Après calcul, vous obtiendrez un nombre. Vous verrez, c’est magique. Si le coeur vous en dit, faites-nous part de vos résultats!
(Et ne me faites pas chier avec la photo. Je m’en calice.)

Sunday, December 02, 2007

Faisons chier


Cette fois, c’en est assez. J’étouffe sous ce masque de « clown tragique », de « saltimbanque de l’absurde », enfin dans ce costume foufou et farfelu « d’hostie de mongol à batterie. » Il est grand temps que je me préoccupe de choses intellectuellement élevées. À force de jouer les zouaves, j’en ai oublié l’essentiel : La littérature, la philosophie, la spiritualité, la vie, l’amour, la mort, et surtout ces trois DVD porno en retard depuis des mois (ça va me coûter un bras!) Aussi ai-je décidé de créer, sur une gosse, ce magnifique périodique littéraire, avec l’aide du Conseil des arts, de la librairie Olivieri, du département de philosophie de l’université de Montréal et de mon bon ami Luigi qui travaille dans l’import export « d’objets.» (Sacré gaillard, ce Luigi! Quand je l’interroge sur son métier, il répond toujours : « Don’t ask. »)

Je propose aujourd’hui ce deuxième numéro de EQ (Essence/Quintessence) lequel porte sur la thématique de l’assouvissement des masses aux dictats de la société de surconsommation. Quinze auteurs (écrivains, essayistes, poètes) ont été approchés pour la production de ce numéro spécial. Quinze ont refusé l’invitation. Avec Luigi, on a essayé de venir à bout de l’ouvrage. Je me suis occupé de la portion de textes analytiques (de courts essais qui visent à situer divers paradigmes dans un contexte donné. Malheureusement, ledit contexte n’était vraiment pas donné, mais Luigi l’a « acheté » pour moi, moyennant la promesse de l’Omerta.) Luigi de son côté a pondu quelques nouvelles de fiction (dont l’excellente « Ce n’est pas moi, je le jure ») et quelques poèmes engagés et bien sentis au sujet des affres de l’économie de marché, de la liberté d’entreprise et de l’indiscutable suprématie des magasins « Luigi cuir unisexe plus » (Galeries d’Anjou et Plazza Saint-Hubert.)

La conception graphique a été confiée au Chinois du dépanneur du coin, qui est en vérité vietnamien, et qui est capable de chier un photomontage à peu près correct en deux minutes (Sacré gaillard, ce Dien Ngoq! Quand je l’interroge sur son métier, il répond toujours : « Merci! Parfait! »)

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