Wednesday, October 31, 2007

HAPPY FUCKIN' HALLOWEEN



KILL OR DIE!

Sunday, October 28, 2007

HÉROUXVILLE EN DIRECT

Hérouxville d’heure en heure
Dimanche 28 octobre 2007

7h : Un individu aurait été aperçu près d’un endroit.

8h : Mme Odette Gagnon aurait effectué une « motion locomotrice » en se déplaçant d’un point A à un point B.

9h : La police annonce que l’individu aperçu près d’un endroit transportait un sac. Les médias de la communauté en parlent déjà comme de « L’homme au sac. »

10h : Les experts se prononcent sur le cas de Mme Odette Gagnon, laquelle, voulant aller quelque part, aurait été surprise en « processus de mouvance. »

11h : L’affaire de « l’homme au sac » fait beaucoup parler. La mairie cherche à rejoindre Claude Poirier. Monsieur Poirier répond, via la messagerie téléphonique vocale, qu’il n’est « pas là présentement. »

12h : Interrogé à son domicile, Paul Gagnon, l’époux de Mme Odette Gagnon, est formel : Sa femme voulait simplement « aller chier », d’où ses déplacements locomoteurs.

13h : Nouveaux rebondissements dans l’affaire de « l’homme au sac. » Il appert qu’un autre individu, identique à « l’homme au sac » a été aperçu dans un endroit donné à un moment donné. La police est formelle : « L’autre individu est le même que l’autre. »

14h : Mme Gagnon regarde le téléviseur en buvant une infusion. Son mari est formel : « Ma femme était partie avant de revenir », ce qui confirme les suppositions des experts. Mme Gagnon a effectivement effectué une « motion locomotrice » afin « d’aller chier. » Le dossier est clôt.

15h : L’affaire de « l’homme au sac » est enfin résolue. L’individu en question, Sylvain Gagnon, est le neveu de Mme Odette Gagnon, et le sac litigieux ne contenait que des «biens matériels. » Hérouxville peut dormir tranquille.

16h : Un enfant a pris feu soudainement à l’Aréna. La police a trouvé sur les lieux du drame une barbe arabe illégale.

17h : Les autorités ne font aucun lien entre la barbe arabe, l’enfant brûlant, Mme Gagnon et l’homme au sac. Claude Poirier n’est toujours « pas là présentement. »

18h : Ragoût de mon épouse.

19h : Couvre-feu.


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Thursday, October 25, 2007

BULLETIN DE HÉROUXVILLE

Par André Drouin

Les gens de Hérouxville en ont assez de nous faire rire d’eux. La vérité est une autre. Les immigrants de races, qu’ils proviennent du Ghetto ou du Canneberge, sont invités à être bienvenus parmi notre communauté. Les villageois d’ici n’accueillent pas les ethniques à coups de râteaux mais à coups de ragoût, délicieusement mijoté par le biais de mon épouse, Claude. Afin de leur agrandir l’ouverture, nous préparons de manière actuelle un projet tout simplement inventé. En effet, nous préparons ce projet car ledit projet nous tient à cœur. C’est dans cette optique que nous préparons le projet. « Mais de quel projet s’agissez-vous? », exige le citoyen en fumée. Des explications se méritent : Notre projet est intitulé « LE TAPIS RAISONNABLE » et son but vise à être concret. Toutes les chaumières du monde entier sont munies d’un tapis de bienvenue lorsque les conviés entrent pour déposer leurs chaussures. Hérouxville sera bientôt dotée d’un immense tapis de bienséance qui sera déposé à l’entrée du village, afin que les races comprennent de s’essuyer les pieds par devers lui. Par ce geste symboliste, les nouveaux arrivages seront ensuite cordialement dirigés vers le ragoût de mon épouse qui les accueillera avec de la chaleur humaine et du pain cousin. Par ensuite, le maire, moi-même et mon frère Claude ferons la lecture du nouveau code de vie, revu et corrigé :

-Dès qu’ils franchissent le tapis symboliste, les nouveaux arrivages doivent humecter les mœurs et éviter de mettre le feu aux enfants en bas âge.
-Si par mégarde ils mettent le feu à un enfant, ils doivent immédiatement éteindre l’enfant en soufflant dessus ou en l’humectant.
-Les femmes ethniques n’ont pas le droit d’être lapidées. Le viol n’est toléré que s’il y a consentement. Le citoyen témoin de lapidation doit prévenir immédiatement mon frère Claude, 67 rue Claude.
-Si un enfant prend feu subitement à l’école, il est préférable de l’humecter et de prévenir une personne ressource ou mon frère Claude.
-Le port de la Shoah est proscrit, ainsi que la pratique du ramdam. Le Sapin de Raël figure également dans l’interdit.
-Les enfants qui brûlent ne seront pas admis quelque part.
-La barbe arabe devra être laissée au vestiaire lors de l’Aréna ou de la piscine pudique. Les barbes seront fouillées puis humectées afin d’éviter le terrorisme secret. Si la barbe prend feu, l’arabe devra s’excuser en pleurant. Une barbe d’échange humectée lui sera procurée par mon frère Claude.

Tapis raisonnable :

Format : 200 mètres X 200 mètres
Couleur : Bleu joual
Matière : Pure laine de moutons synthétiques bleus
Prix du projet : Une somme raisonnable (gag d’humour.)


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Monday, October 22, 2007

Commission Bouchard Taylor


Toujours sur le qui-vive, l’équipe du Jour des vidanges a eu accès, grâce à des sources fiables, aux échanges MSN des honorables Gérard Bouchard et Charles Taylor. En effet, après de longues journées de consultation, tous deux regagnent leur chambre d’hôtel respective et communiquent via l’Internet. Voici un extrait de ces conversations.
(Avertissement : C’est vraiment plate à mort.)




Bouchard : Allo Charlie!
Taylor : Allo Boubou!
Bouchard : LOL. Ça te tente-tu d’aller prendre une bière demain soir?
Taylor : Mets-en! Je suis en train de capoter.
Bouchard : LOL. Moi itou. Veux-tu bien me dire dans quoi on s’est embarqué?!
Taylor : C’est vraiment une gang d’hosties de mongols.
Bouchard : Calice que j’ai hâte de crisser mon camp.
Taylor : Ça achève, ça achève.
Bouchard : CHU PU KAPAB!
Taylor : COME ON! Le pire est passé.
Bouchard : Tu penses?
Taylor : Oui. Le monde va se calmer. Dans une couple de mois, on n’en entendra même plus parler.
Bouchard : T’as probablement raison.
(Long silence)
Taylor : T’es toujours là?
Bouchard : Oui! Je niaisais sur FACEBOOK.
Taylor : Quoi? Toi aussi t’es là-dessus?
Bouchard : Ça détend… J’envoie des hamsters vibrants à mon frère. Ça le fait toujours rire.
Taylor : Des hamsters vibrants?
Bouchard : Laisse faire
Taylor : T’es sûr que ce ne sont pas plutôt des belettes vibrantes? LOL
Bouchard : Laisse faire
(Silence)
Taylor : As-tu des nouvelles de Monique?
Bouchard : Tu m’attends deux minutes? Faut que j’aille faire pipi.
Taylor : Ok.
(Très long silence)
Bouchard : Charlie!
Taylor : Boubou!
Bouchard : Excuse-moi, ça pressait. Et j’ai des petits problèmes…
Taylor : Je sais, moi aussi…
Bouchard : C’est l’âge…
Taylor : Anyway… As-tu eu des nouvelles de Monique?
Bouchard : Non.
(Long silence)
Taylor : Bon, je vais me coucher. À demain, mon nounours.
Bouchard : À demain! Bisous doux
Taylor : XXXXX
Bouchard : XXXXX

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Thursday, October 18, 2007

LES ÉDITIONS JDV PRÉSENTENT...

Ça y est! Le Jour des vidanges se lance dans l’édition. Mon excellent ami Daniel Pinard, avec qui je vais régulièrement tâter des courges dans le backstore du marché Adonis, s’est porté volontaire à la publication d’un nouveau livre de recettes. Je lui ai dit : « Laisse-toi aller, mon Danny, épate-nous! Tu as carte blanche. » Voici un court extrait de ce prochain ouvrage :


Mangeons-en donc un char
Avec Daniel Pinard



La Gibelotte gluante

« Étant d’un naturel pacifique et douillet, l’idée de la chasse évidemment me déplait. Hélas! Les grands discours végétariens n’auront eu raison de mes instincts carnivores : Quoi de plus exquis en bouche qu’une tranche de gibelotte sauvage, fraîchement épluchée, décornée vivante puis grillée à point par un viril chasseur du Saguenay. À ma grande honte, j’ai longtemps ignoré que la gibelotte était un cervidé. J’assimilais la bestiole à cette race d’animaux maigrichons et hystériques tels que la loutre, la mangouste, le lemming ou l’Anne-Marie Losique. La gibelotte est une fière et noble créature. Elle émane d’enivrants effluves de musc, d’où son goût corsé, qui rappelle celui d’un bison, d’un chevreuil ou d’un viril chasseur du Saguenay. La Gibelotte gluante compte parmi les chefs d’œuvre de l’art culinaire québécois, avec la Terrine de touffe au beurre calcifié, bien sûr.

Recette simple : Crissez la gibelotte dans du feu qui brûle pendant un peu longtemps.
Ajoutez de la sauce au stuff.


Sauce au stuff

"Un sympathique quidam m’interpellait récemment au Marché Jean Talon, me demandant, l’air de quêter le Graal sacré, de quels mystérieux ingrédients était composée ma fameuse sauce au stuff. Voici, pour cet homme et pour vous, du vaste public, ma recette secrète :

À feu doux faites fondre du stuff dans une cocotte. Dans une autre casserole, amener à ébullition une petite boîte de stuff. Quand le stuff frétillera, ajouter-le au stuff fondu dans la cocotte. Brassez le tout jusqu’à ce que le stuff ait une texture de stuff. Ouvrez tous les ronds du four à puissance maximale et allez vous-en au Maroc pendant deux semaines..."


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Monday, October 15, 2007

LES HOSTIES D'AFFAIRES PLATES # 9875


À quoi bon se casser la tête et beurrer d’interminables tartines? Mon précédent post est, je m’en rends compte, beaucoup trop long, d’où la rareté catastrophique des commentaires (merci à toi, brave Maphto.) Fébrile et impatient, le lecteur n’a pas l’énergie ni le temps ni l’envie de lire des élucubrations sans fin et sans but. Je devrais le savoir. Il faut que ça flashe, il faut que ça clique. Voici donc, sans plus de niaisage, la photographie éblouissante d’un
PLANTOIR À BULBES.




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Saturday, October 13, 2007

Les carnets du Loft



Oui, l’équipe du Jour des vidanges a appris l’existence d’une saison complète de Loft Story parfaitement inédite (2004.) Les enregistrements ont malheureusement disparu, sans doute démolis et brûlés par quelque technicien soumis aux ordres des bonzes de TQS. Ne reste de cette série jamais diffusée que ce précieux témoignage écrit d’un des locataires du Loft, le vibrant Olivier, lequel a laissé un journal intime. Olivier était apparemment le « fragile » et « l’intellectuel » du groupe. Il s’est fait renvoyé au bout de trois heures seulement, à coups de 2 par 4. Voici quelques extraits de ce journal.



Carnets du Loft
Par Olivier



-Solitude. J’étouffe. Goût de poussière dans la gorge. Mélange de honte, de colère et de peur. Il y avait un soleil, là-dehors. Oui, j’ai souvenance d’un astre luisant. Il y avait un ciel. Il y avait des rires. Il y avait des enfants. Il y avait la vie. Je suis enfermé dans ce nouvel enfer qu’est le Loft depuis au moins douze minutes déjà. Qu’en sera-t-il dans deux heures? J’ai mal à moi. Machiavel, viens à mon secours.



-Seul et délaissé, je me plonge dans la lecture de Machiavel. Il y est écrit cette formule qui m’interpelle profondément : « Quiconque désire quelque chose aimerait l’obtenir.» Je médite.



-Solitude, rejet. Rejet, solitude. Mon cœur est un désert immense. Mon âme, une planète morte. Et il y a du foie de veau au menu ce soir. Je tremble. J’ai froid.



-Attraction naturelle. Sandra s’éprend de moi. Magnétisme. Accotés sur le réfrigérateur, nous avons eu ensemble une courte conversation. Elle m’a confié : « Je serais peut-être intéressée à toi si tu étais quelqu’un d’autre. » À cela j’ai répondu spontanément, l’air intense « Je peux changer, Sandra, j’ai lu Machiavel. » Elle a répliqué du tac au tac « Il faudrait aussi que tu aies une autre face. » Amours complexes. Je garde espoir.

-Jean-Luc est un sportif, un rustre, un illettré. J’ai osé lui citer quelques aphorismes de Machiavel, il a répliqué, dubitatif : « Toi aussi tu connais Mike Harel? On a été au secondaire ensemble! Je ne savais pas qu’il était devenu écrivain de livres! » Depuis, je ne sais pourquoi, Jean-Luc m’a pris en affection. C’est insupportable. Chaque fois que j’émerge de la chambre, il me regarde, sourit et dit : « Toi, t’es un hostie de malade! » (Je crois que Jean-Luc a consommé une boisson alcoolisée.)



-Cœur léger. J’ai appris que Sandra s’intéressait comme moi à la littérature. Elle en est encore à des œuvres simples, telles que « Mon frère l’ours », « Adam le pigeon », « La petite pouliche » et le magazine « Dernière heure », œuvres par ailleurs richement illustrées. J’ai confiance de pouvoir la diriger lentement vers des lectures plus édifiantes, comme Harry Potter.



-Pour des raisons qui m’échappent et me blessent personnellement, les locataires ont décidé d’expulser Sandra hors du Loft sous prétexte qu’elle serait « une hostie de chienne » et « une crisse de conne. » Offusqué, j’ai pris devant tout le monde sa défense. J’ai dit : « Sandra n’est peut-être pas encore intellectuellement épanouie. Sandra n’est peut-être pas Nancy Huston. Mais Nancy Huston non plus ne peut pas se vanter d’être Sandra. Qui peut dire le contraire? » Puis j’ai cité Machiavel. Après un long silence gêné, Jean-Luc s’est mis à rire, me pointant du doigt et disant : « Toi, t’es un hostie de malade. » (Je crois qu’il a consommé par la suite une autre boisson alcoolisée.)



(Note : Après avoir tripoté Jean-Luc, Martin et Sylvain dans « la tente à cul », Sandra a finalement été épargnée, et c’est ce pauvre Olivier qui a été crissé dehors. Quelques jours après son évincement, Olivier est allé en Inde pendant deux semaines pour « se ressourcer spirituellement. » Il a attrapé une maladie inconnue en trempant son pénis dans le Gange. De retour à Sherbrooke, il s’est inscrit à l’université en Herméneutique communicationnelle et pratique aujourd’hui avec aisance l’art de faire chier le monde avec des hosties de mots rares.)



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Tuesday, October 09, 2007

DENIS SAULNIER : LA MORT D'UN MYTHE

Je croyais avoir créé un mythe, voire une religion. Mais non. Vous m’avez tous abandonné : J’ai assisté, seul, à la première et ultime conférence de Denis Saulnier, lequel devait discourir à propos des mérites d’être là en général. Même Denis Saulnier était absent, laissant quelques chaises, un poster à son effigie et une grande plante verte, Raymonde, avec laquelle j’ai passé, somme toute, une excellente soirée. Nous avons parlé ensemble des enjeux de la commission sur les accommodements raisonnables et des photographies de la délicieuse Véronika de Loft Story publiées dans le magazine Dernière Heure. Denis Saulnier, c’est fini. Je pleure en tremblant mais je ne regrette rien. Demain sera fait d’une lumière nouvelle. I think I should get a fuckin’ life!

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Friday, October 05, 2007

WEEKEND GIFT

Il n’y a jamais personne sur la blogosphère les fins de semaine. Apparemment les gens ont ce qu’on appelle « une vie. » Alors, aux rares zombis qui traîneront jusqu’ici, par hasard, par ennui, ou pour se masturber avec enthousiasme devant des images qui redéfinissent la notion de pornographie, j’offre cette magnifique pièce de macramé synthétique, une image qui donne spontanément, de manière subliminale, mille envies audacieuses. Amusez-vous, bande de pervers. Faites des enfants ou du sport. Mangez des épinards ou Robert Bernard.


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Thursday, October 04, 2007

DENIS SAULNIER EXISTE POUR VOUS

Denis Saulnier, c’est un peu ton frère…
Denis Saulnier, c’est un peu ton père…
Denis Saulnier, c’est un peu
TA VIE

Oui, pour me sortir de la tourmente morale, je consulte régulièrement cette affichette de Denis Saulnier. Je n’ai pas l’honneur de le connaître, ni de près ni de loin. Mais mon cœur, mon instinct et même mon corps me disent que Denis Saulnier existe. Et si ce n’est pas ce Denis Saulnier-là, un autre Denis Saulnier existe à sa place, who gives a fuck. Quel soulagement! Quel baume sur mon âme blessée. En cas de détresse, mes amis, pensez toujours à Denis Saulnier, l’homme qui existe.



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Monday, October 01, 2007

Les prédateurs sexuels sur Internet (annexe)

Je m’en voudrais de ne pas proposer au vaste public cette dernière tranche de notre immense dossier sur les prédateurs sexuels qui fréquentent l’Internet. Cette fois, l’équipe du Jour des vidanges a traqué un délinquant particulièrement vicieux qui essayait de soudoyer UN BLOC DE CIRE sur un site consacré à l’apiculture. Voici la retranscription intégrale de cette courte conversation qui donne froid dans le dos.




Monsieur : Salut, ça va?

(Long silence.)

Monsieur : Tu as quel âge?

(Long silence.)

Monsieur : T’es un G ou une F?

(Long silence)

Monsieur : Tu habites où?

Bloc de cire : À Roberval

Monsieur : Comment es-tu habillée?

(Long silence)

Monsieur : As-tu déjà fait l’amour?

(Long silence)

Monsieur : Es-tu toute seule en ce moment?

(Long silence)

Monsieur : Où sont tes parents?

Bloc de cire : À Roberval.


FIN

(C’est le dernier, je vous le jure.)


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