Wednesday, November 29, 2006

Sacrer son camp

(En accompagnement au dernier post de Ma Lady)


C’est le cœur plein du souvenir de l’idéale liberté que nous quittons ce malodorant nid du Centre Sud ; taudis infect qu’il était convenu d’appeler « la Piaule » (dans notre cercle particulièrement étroit) mais que j’appelle aujourd’hui, sans honte aucune, « l’hostie de trou à marde. » Nos appartements sont en effet pourvus de toutes les commodités nécessaires à la réalisation d’un roman sinistre, d’un recueil de poésie « urbaine » ou, mieux, d’un suicide spectaculaire : vue sur l’immeuble laid d’en face, plomberie d’époque, murs jaunis voire brunis (voire brûlés voire troués), planchers de cuisine infestés de minuscules moisissures, recoins obscurs qui n’ont jamais été nettoyés depuis la Grande Noirceur. Sans compter ces sales ORBS qui passent nuitamment par tous les trous (TOUS les trous.) Et que dire du voisinage? Un couple de jeunes propriétaires sans cesse affairés à scier des briques ou à plier des plaques de métal (dans la cour, à des heures indues), leurs enfants qui hurlent à tue-tête la chanson thème de Caillou, un monsieur plate à moitié sourd et à moitié analphabète au-dessus, un boomer bizarre en dessous, qui voit des « cochons roses » passer dans le ciel et qui demeure convaincu, après 7 ans, que je joue du saxophone (?), quelques gais mexicains en face, qui pratiquent sur des instruments mal accordés les rythmes les plus élémentaires… Je m’arrête. Ne faisons pas fuir les éventuels locataires.

En attendant, pour faire chier les pauvres, voici une photographie exclusive de votre Zhom, posant devant la prochaine demeure du couple mythique, le manoir Pointe Saint Charles. Si on n’arrive pas à écrire nos mémoires là-dedans, on ne mérite vraiment pas mieux que le journalisme culturel…


Sunday, November 26, 2006

Zhom et les ORBS



À la demande répétée de monsieur Patrick B. (ce jeune et vibrant auteur dont les œuvres sont non seulement publiées mais achetées, voire lues), Zhom propose ici un nouveau document sensationnel prouvant hors de tout doute raisonnable l’existence des ORBS. Il s’agit cette fois d’un ORB véritable et non d’un photomontage frauduleux. À gauche sur l’image, vous reconnaîtrez Zhom lui-même, dans la pose du grand prêtre appelant les esprits. Au centre, une mystérieuse forme sphérique, semblable à une trace de gras ou à une goutte de sueur sur la lentille mais qui est, sans contredit, le spectre d’un défunt. Cette image spectaculaire a été prise dans mes appartements privés, où je ramasse de fascinants artéfacts et de fabuleuses reliques (dont des restants de poulets Saint-Hubert et, surtout, cette extraordinaire soupape datant de 1982 et trouvée chez K-Mart.) Prends-en de la graine, Patrick B., Zhom sait faire pousser des ORBS sur commande, et devant caméra (oui, il s’agit bien d’un ORB hydroponique. Un jour, je t’expliquerai…)


Labels:

Friday, November 24, 2006

Hommage


Il n’en paraît rien, mais Zhom vibre à l’amour. À tout amour : amour total, amour bucco-génital, amour minéral et même amour fiscal. Oui, mes amis, en ces temps financièrement difficiles, j’ai trouvé un nouvel amour sous une forme inouïe : la responsabilité, et cela grâce aux généreux services des gens de Revenu Québec qui m’envoient chaque semaine des lettres empathiques et pleines d’une étrange tendresse mêlée d’autorité. L’amour d’une mère, en somme. On s’intéresse à moi, on me gronde, toujours avec une affection sous-entendue, toujours dans un langage châtié. Exemple : « Vous êtes tenu de payer la somme due de cet avis de cotisation immédiatement. Vous devrez payer des intérêts additionnels si votre paiement est effectué après le 13 novembre 2006. » Derrière ces paroles austères se cachent, j’en suis sûr, un maladroit élan de chaleur humaine, un message d’espoir, une invitation à la conciliation. Les lettres de Revenu Québec sont pour moi autant de petits mots doux. Je sais qu’on pense à moi. Je sais que je compte. J’existe, enfin!

Labels:

Wednesday, November 22, 2006

MESSAGE IMPORTANT PRESQUE


À d’éventuels nouveaux venus qui ne connaîtraient pas la nature de ce site entièrement consacré à l’abrutissement des masses, l’équipe du Jour des vidanges tient à préciser certains points importants :


-En aucun cas Zhom ne cherche à ridiculiser les ethnies de sexe ni à dénigrer les orientations de couleurs. Au Jour des vidanges, une libanaise afghane est traitée avec autant de respect que n’importe quel autre élément de la vie, comme le cuir, l’amiante ou le vent. Le but de ce site est de sensibiliser le citoyen à la pluralité. Car nous croyons qu’il existe beaucoup de choses.

-Zhom n’est pas un gourou à la tête d’une secte de débauche. Alors cessez de m’envoyer des photos de votre nièce de 8 ans. Envoyez-moi plutôt les petites culottes de sa tante. Ou sa tuque. Ou des trésors humains. Donnez-moi de l’argent, sinon j’appelle la police.

-Zhom aime tous les Juifs hassidiques, qu’ils soient hindous ou sexuels. J’ai d’ailleurs moi-même milité activement pour l’ouverture d’un YMCA orthodoxe, tenu par des rabbins en survêtements moulants. Oui, Zhom est pour l’accommodement raisonnable!

-Zhom respecte également la dignité des personnes en difficulté motrice ou financière. Les pauvres puent, les handicapés font rire les enfants, et je trouve que c’est très intéressant.

-Les écrivains et autres littérateurs sont les bienvenus au Jour des vidanges, tant qu’ils vivent dans l’angoisse du lendemain. Envoyez-moi des petites culottes, des soupapes ou la promesse d'un amour sans équivoque.


Labels:

Sunday, November 19, 2006

PAS BON CACA FUCKIN' SHIT


Mon immense lectorat exige, avec fièvre et à grands cris, l’eau à l’œil et le feu au cul, le retour de Zhom lequel a dû s’absenter momentanément en raison de problèmes techniques : Blogger.com, c’est de la crotte. Zhom, pourtant si jeune et si fringant, pourtant si ouvert à la nouveauté, si curieux des développements de l’art de pointe, si avide de découverte et de sensation ; votre Zhom s’avoue vaincu : Blogger.com, c’est du caca. Avant de vous offrir une nouvelle œuvre débile digne de mon imagination malade de calice de mongol, voici, en toute simplicité, cette montée de lait illustrée…

Tuesday, November 14, 2006

PUBLICITÉ

Patrice Brisebois est un auteur comme aucun. Il s’est fait mettre l’autocollant « coup de cœur » sur ses romans dans les magasins de livres autant que la radio cultivée de FM et même jusqu’à la « télé-vision. » Il possède en surplus un site de blogue par delà l’Internet, ce qui lui favorise d’être là. Son dernier livre parle de la transcendance qui lui est arrivée alors qu’il était étonné. Patrice a découvert la vérité du « cosmique » grâce à Zhom, son maître total, son druide et sa soupape. Dans ce livre, Patrice dit que c’est vrai pendant 150 pages. « Sans Zhom, il n’y en aurait pas deux », dit-il en créant… Achetez-lui ce livre par son propre biais ou lisez-en un autre de lui avant.

Friday, November 10, 2006

PHOTO-ROMAN À UNE SEULE IMAGE




« Denise et Luc »

Avec Denise et Luc



« Allo?

-Allo… Denise?

-Oui?

-Denise?

-Oui, c’est moi

-Denise! J’étais justement en train de t’appeler!

-Hein?

-C’est Luc!

-Luc?

-Oui, Luc!

-Lequel?

-Luc! Luc, du bureau!

-Luc Du quoi?

-Luc! Au Bureau!

-Luc Bureau?

-Non! Luc Demers, au bureau!

-Ah... Qu’est-ce que tu veux?

-Je voulais juste te demander une chose ou deux. .

-Vas-y. Fais ça vite. J’ai un meeting dans 5 minutes.

-Ok! Qu’est-ce que tu penses de la situation politique actuelle?

-Quelle situation politique?

-N’importe quelle. Sens-toi libre...

-Écoute, je suis pressée…

-Bon, ok, euh… Est-ce que je peux te lire un poème de 15 pages?

-J’ai pas le temps!

-Ok! Euh… Savais-tu que les crevettes sont monogames? J’ai lu ça ce matin. Qu’est-ce que t’en penses?

-Les crevettes sont quoi?

-Les crevettes sont monogames!

-T’es pas sérieux?!!

-Je te le jure! C’est écrit!

-Les crevettes sont monogames?!! D’où tu sors ça?!!

-Je l’ai lu dans le journal. J’ai pensé à toi… À nous…

-Attends! J’annule le meeting. Il faut absolument qu’on s’en parle. Tout de suite! Les crevettes sont monogames?!!

-Oui! Les crevettes sont monogames! J’arrive dans deux minutes!

-Oublie pas d’apporter une soupape. J’ai le goût de te fourrer comme une malade pendant deux semaines.

-Je m’en viens, là

-Les crevettes sont monogames!!! Hostie que tu sais parler aux femmes! »

FIN

Labels:

Thursday, November 09, 2006

LET'S GET PISSED # 896945

Toujours à la recherche de documents révélateurs, votre Zhom a trouvé une autre photographie parfaitement ignominieuse et vile mettant en scène
un enfant et un mouton, ENCORE!
Et vous pensiez avoir tout vu?

Avant même la publication de ce post, j’ai reçu des commentaires élogieux, ventant le courage de Zhom qui, en ces temps de rectitude politique, ose encore montrer les « vraies affaires. »
À titre d’exemple, voici une lettre de Mme Marjolaine Blanchard, Roberval.



« Maître.
Quand je me déplace vers un restaurant, un marché aux fruits ou un autre endroit d’acabit, je trouve qu’il n’y a pas de place pour les débats de société au Québec, surtout en ce qui lui a trait à cela. Au lieu de parler, les gens disent d’autres choses ou vaquent en nonchalance. Nous, comme peuple, nous lévitons tous les débats de société et j’ai de la misère à en revenir, même après. Heureusement, des philosophes comme Zhom ou le maire Gendron viennent pour mettre les poings sur les trémas via leur opinion. Prenez par exemple cette photographie. Pourquoi cet enfant a-t-il une couleur? Nous vivons dans un monde actuel, à ce que je sache! La renaissance du Moyen-âge est une chose, l’Afrique aussi, mais l’actualité prouve le contraire via l’Internet. À quoi bon être une personne de race « ethnologique » à l’orée de la modernité? Et que penser du mouton, à part qu’il en dit long via sa puissance symboliste? Toute la société du Québec est exprimée via cette photo cruelle d’érotisme. Raciste? Je ne crois guère. Les moutons ont le droit de respirer comme Pierre, Jean et Jacques. Mais les autres? Comme dit le populisme, mieux vaut un mouton que le Rwanda. Et comme l’illustrait vocalement Stéphane Gendron : « La vérité ne tient pas debout et ça n’a aucun bon sens à quel point rien n’a pas d’allure. »

Merci… »

-Marjolaine Blanchard






Labels:

Friday, November 03, 2006

PUBLICITÉ PALPITANTE


Guy Vaz n’est pas uniquement d’origine scandinave parce qu’il chante!
Il est né à Beauport d’une mère nationale de Québec et d’un père hollandais de surcroît. Guy a grandi sa vie entre Québec et Beauport dont il dit apprécier la proximité : « Beauport est à côté de Québec », explique-t-il en abondance, avant d’ajouter : « Eh! Québec est aussi à côté de Beauport! ».Comme quoi humour et Hollande se commencent par une lettre similaire (la lettre H de l’alphabet.) À 8 ans ou presque, Guy Vaz fut initié au chant vocal sous l’emprise de leçons acoustiques. Vers 12 ans il se procure un organ Hammond grâce à un achat. Puis, à l’aube de 20 ans, c’est un studio qui enregistre carrément! « J’ai réalisé mon premier disque sur une cassette », targue-t-il de dire. Inquiet d’être « technologique », Guy Vaz se procure un computer au 21e siècle : « Au début, j’en ai entendu parler », rétorque-t-il d’une seule voix, avant d’ajouter : « « Eh! Québec est aussi à côté de Beauport! » Comme quoi il est possible de rire en Hollande même s’il est né ailleurs!
Sur ce resplendide nouveau CD, Guy Vaz n’y va pas de main morte puisqu’il interprète le long-jeu dans son totalitarisme. Sur ceci, Guy Vaz chante tout simplement la vie et son environnement.

Les médiums culturistes québécois sont unanimes :

« J’ai sincèrement failli écouter ce disque »
-Les nouvelles du journal


Ce disque est pratiquement disponible à des places

Labels: