Monday, July 31, 2006

LE TÉMOIGNAGE VIBRANT

« Mon fils se crosse »

Par Lisette Bruneau
Profession : mariée divorcée
Centres d’intérêt : La tranquillité et l’émission du maire Gendron


"Bonjour ou bonne nuit, n’importe quand…

Je suis une Lisette Bruneau de mon acabit et je voudrais exploiter ce médium pour m’en servir à l’heure actuelle (lundi 18h19) Mon intention primaire est de paniquer furieusement à cause d’une raison qui existe au moment où on se parle (lundi, 18h21.) Je veux me saisir de colère pour dire que notre société médiatique souffre de pornographie sans aucun arrêt jamais, comme faisait Rome avec ses homosexuels de Caligula, la salade de César, Sodome et Lisbonne, Lesbos et l’empereur Moi Claude etc. Les preuves parlent : Le monde est énervé grâce aux films qui averrent. Mon propre fils obtient des relations avec son organe de récréation, seul dans sa chambre, pendant que je suis éplorée de le filmer en basse définition. Ces documents audio-fidélité prouveront que j’ai raison de ne pas me tromper : Mon fils « se crosse », pour parler comme aujourd’hui. Mon fils se « masturbe » sur mon insu. La première fois que j’ai assisté ce phénomène barbarique, par le trou dans le mur, mon fils manipulait d’une main les pages d’un catalogue de vulves pendant qu’il aspirait au plaisir avec l’autre main et, de l’autre main, insérait un index par delà son rectum sodomite. Il semblait éprouver quelque chose. J’ai été obligée de m’enfermer dans la salle d’aisance pendant 2 moments afin de déféquer ma tourmente, le temps de refaire l’acquisition du cerveau. Puis, j’ai retourné sur les lieux du litige afin de filmer pour la DPJ, alors que mon fils bien membré poursuivait à deux mains sa décente dans les gouffres de l’enfer érotique de l’éjaculation humaine. Que faire d’un cas comme mon fils? Lui parler serait plus difficile que de lui filmer. Si vous travaillez dans le domaine de la police ou de l’attouchement, je suis disposée à vous livrer des documents visuels pour faire aller la justice. Je me possède également des films documents secrets de luxure sur ma fille de 15 ans, mais les images laissent vraiment trop désirer. Si quelqu’un s’intéresse à venir dessus, qui me téléfax un courrier électromagnétique."

Merci
Lisette, mère inquiète…

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Sunday, July 30, 2006

LET'S GET PISSED # 5 (c'est le dernier, juré!)


Pour en finir une fois pour toutes avec ces niaiseries débilitantes (et pour terroriser ma belle-mère qui, parfois, fouille ce blogue) voici, tels qu’annoncés, et sans commentaires :

DARTH VADER

DEUX VAGINS

Et

QUELQU’UN QUI PLIE DU CARTON…

N'êtes-vous pas tous comblés? Moi, j'ai mouillé ma culotte...

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Friday, July 28, 2006

LET'S GET PISSED # 4 (après j'arrête)


Plus que jamais résolu à maintenir l’attention de ses lecteurs abrutis, Zhom a déniché dans ses archives ce document spectaculaire. C’est à couper le souffle. Voici donc…

UN ALGÉRIEN QUI
TRIME DES RACINES

En avez-vous de ça chez vous? Hein? En avez-vous?
Ce soir, vous penserez à moi, vous disant : « Pour la première fois de mon existence, et peut-être pour la dernière fois, j’ai vu un algérien trimer des racines. »
Non, ne me remerciez pas, non, je vous en prie, restez assis…

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Thursday, July 27, 2006

LET'S GET PISSED # 3


Après mûres réflexions et maintes consultations intérieures, Zhom a choisi de vous offrir…

UN ANUS

Et vous allez dire qu’il ne se passe rien sur la Blogosphère!



Anus mode d’emploi :
Après défécation, essuyez la marge anale et l’anus, avec ses plis radiés, à l’aide de papier hygiénique, de feuilles mortes ou des pages d’un périodique littéraire subventionné par le Conseil des arts. Frottez l’anus doucement d’avant en arrière, sans gestes intempestifs risquant l’apport de matières fécales vers les organes génitaux. Ensuite, parlez-lui. Oui, parlez à votre anus. Discutez avec lui des vicissitudes de la vie, des aléas de la température, de la guerre au Liban etc. Après conversation, donnez-lui une poignée de raisins secs et invitez-le au Musée d’art contemporain ou à une lecture de poésie. Il vous en sera reconnaissant, et s’acquittera de ses tâches avec ferveur et enthousiasme.

(Demain : deux vagins, Darth Vader, ou quelqu’un qui TRIE du carton. N’êtes-vous pas tous excités?)

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Wednesday, July 26, 2006

LET'S GET PISSED # 2

Madame zémoiselle monsieur, voici donc, à la demande générale de Zhom lui-même :

UN IMAM

Oui, un Imam, consultant le bottin du téléphone pour trouver le numéro de livraison de Saint-Hubert BBQ. À propos, connaissez-vous cette excellente blague marocaine, L’IMAM ET LA CUISSE? Je vous l’offre en toute amitié :

« 1 l'âalim kan mrayyeh ma âaddou Saint-Hubert maiddar ! dar sebôu f boto o houa ilgua vis !! aouaaaaaaaaah ach kaidir had Repas-cuisse l'vis hna ? !!! dabber âala o bda pas besoin d’ustensiles hol yama thol ! hol yama thol ! o hia ttih crémeuse lih traditionnelle messôuda? daba nnoukta khassou krik traditionnelle bach irodha l'blastha fucker!!!! »

(Pour les analphabètes : L’Imam en colère choisit, évidemment, la salade de chou traditionnelle, traitant la téléphoniste de chèvre crémeuse. C’est le punch !)


Demain : Un anus, ou quelqu’un qui PLIE du carton, j’hésite…

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Tuesday, July 25, 2006

LET'S GET PISSED # 1

En panne d’inspiration parce que fatigué d’une longue journée d’ouvrage, votre Zhom, toujours soucieux de proposer chaque jour ou presque à son immense lectorat de nouveaux divertissements parfaitement sains et édifiants, a longuement fouillé ses vieilles archives photographiques avant de tomber sur ce document fabuleux, riche d’enseignement. Voici donc, pour ton bon plaisir…

QUELQU’UN QUI DÉCOUPE DU CARTON

Au programme demain :
Un anus, un Imam ou Darth Vader.
C’est au choix. Que préférez-vous?

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Saturday, July 22, 2006

NEW STUFF FROM "VEEZES & VOZERS"



It’s summertime…
Blogland is a vast desert …
Everybody’s gone…
Fuck them!
People are no good anyway!

HAVE FUN WITH THE “VEEZES & VOZERS” BRAND NEW SPECIAL VEEZE IN THE SHAPE OF AN “ALREADY FILLED SUDOKU CARDBOARD GAME”!

-Takes NO time
-You don’t have to “think”
-You just sit and look at THE NUMBERS!

NUMBERS RULE!


Translation pour les pois soups

Il est le temps d’été…
Le monde a parti…
Fourre eux!
Gens sont pas bons en aucun sens!


OBTIENS DU PLAISIR AVEC LE « VEEZES & VOZERS » NOUVEAU VEEZE EN FORME SPÉCIALE DE SUDOKU DÉJÀ REMPLI!

-Pas de temps nécessité
-Pas requérir de réfléchier
-Assis-toi juste et regarde les CHIFFRES!

LES CHIFFRES ROULENT!

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Friday, July 21, 2006

Zigmund Zhom, Zpychanalyste...

"Le cas Raymond C."

« Monsieur Zigmund Zhom. J’ai développé au fil des ans une étrange phobie des formes géométriques, me trouvant aujourd’hui dans l’impossibilité de rester plus de 5 minutes dans une pièce où se trouvent des polyèdres, des cylindres, des ronds etc. Cette phobie m’oblige à de nombreux et fréquents déplacements et, par conséquent, nuit grandement à ma vie sociale, d’autant plus que mes rares amis se présentent tous sous la forme d’octaèdres réguliers. J’apprends lentement à gérer ces angoisses et il m’est possible d’approcher un réceptacle, une caisse ou un rouleau sans prendre immédiatement panique. Mais l’anxiété m’habite et je ne peux pas encore regarder une boîte ou un pot en face, si j’ose dire. J’ai connu mes premières crises le soir où j’ai constaté cette terrible vérité que TOUT OBJET, QUEL QU’IL SOIT, TOUTE CHOSE A UNE FORME (à l’exception de ma coiffure, mais c’est une autre affaire.) Il n’y a donc pour moi aucun moyen d’aller où que ce soit sans devoir y trouver des FORMES… Nulle part où aller… Sauf dans la mort, me disais-je… Sauf au Royaume éternel… Mais quelque chose me laisse croire que le paradis est pavé de longs tubes, de grosses boules et autres FORMES plus effrayantes encore… Puisque je ne trouverai réconfort ni dans la vie ni dans le trépas, en attendant l’inéluctable, je ferme les yeux et j’écoute les émissions du maire Gendron à la radio. Que faire docteur? J’ai consulté un spécialiste de la phobie généralisée, mais tout ce qu’il a trouvé à me dire c’est cette espèce de formule : « get a life you crazy fuck », et je ne connais pas les locutions latines…


Esquisse analytique de Zigmund Zhom :

Raymond C., le spécialiste que vous avez consulté s’est trompé. La locution exacte en ce qui vous concerne est plutôt « get fucked and THEN get a life », ce qui signifie à peu près « venez me voir à mon cabinet, parlez pendant une heure, donnez-moi 50 dollars, et répétez l’expérience chaque semaine pendant 15 ans.» En attendant, gardez les yeux fermés, écoutez le maire Gendron, masturbez-vous avec un gant de crin et mangez des pâtisseries.

Thursday, July 20, 2006

NOUVELLE DE DERNIÈRE HEURE


Libération conditionnelle pour Nathalie Homolka


Nathalie Homolka a purgé sa peine. Elle dit maintenant mieux comprendre le tort qu’elle a fait à ses deux victimes, Guy Simard et Karla Cloutier, un charmant couple de violeurs sataniques parfaitement honnêtes, aux casiers judiciaires presque vierges (les deux ont été accusés de « port de linge laid en public et sodomie sur un fœtus vivant » et condamnés à trois jours de pénitence aux Cascades d’eau et au Planétarium.) On se rappellera le sinistre incident, quand Nathalie s’est introduite nuitamment chez Guy et Cloutier complètement sobre, pendant que le couple s’occupait tranquillement à détacher les tendons d’un cadavre, pour interpréter à cappella « La danse des canards », crime qui lui a valu une sentence exemplaire (lapidation, bastonade, carrés aux dattes.)
Ici Zhom reporter, en sevrage...

Tuesday, July 18, 2006

Encore un photo-roman à une seule image

Les motosexuels et le khôl



Avec Abbad et Jean-François


« Tu as la mine bien basse ce matin, Abbad. Une mauvaise grippe?

-Les excès d’hier. Je bois trop. Ce boulot me rend fou. Te rends-tu compte? Sauver des vies humaines! Tant de pression sur nos épaules! J’ai besoin d’évasion. Mais l’alcool me donne la pituite matinale ainsi que des migraines épouvantables. Regarde mes yeux! Regarde ces ridules sur mes paupières!

-As-tu essayé le khôl?

-Le quoi?

-Le khôl est un produit cosmétique aux vertus nettoyantes et constitué de poudres minérales, le sulfure d’antimoine, principalement. Suivant la tradition millénaire, on applique le khôl à l’aide d’un petit bâton que l’on enduit de poudre avant de le glisser doucement entre les deux paupières. Enfin, ce produit, issu de l’Égypte ancienne mais que l’on peut aujourd’hui retrouver dans plusieurs boutiques, redonne au regard son lustre, sa profondeur, sa luminosité. Beaucoup plus durable qu’un simple crayon maquillant, je te dis! Idéal pour masquer le ravage des cuites!

-Ta science m’impressionne, Jean-François… Tu n’es pas comme les autres, qui ne parlent que de foot, de voitures, de jeu… Tu es différent. Serais-tu l’un de ces homosexuels latents dont parlent les médias?

-Latent? Non. Je m’informe, voilà tout. Je prends soin de mon apparence. Sais-tu qu’au fil des siècles, le khôl a été utilisé par les peuples arabes, par le prophète Mahomet lui-même.

-Mahomet? Étant données mes origines, ton khôl m’intéresse sincèrement. Mahomet dis-tu?

-Oui, Mahomet. Mais plusieurs de nos collègues catholiques ou protestants, comme moi, se maquillent les yeux avec cette substance jour après jour.

-Tu dis vrai?

-Mais bien sûr! Sinon, comment t’expliques-tu l’intensité du regard de Sylvain, Charles ou Benoît?

-Sylvain, Charles et Benoît seraient-ils donc de ces homosexuels latents dont parlent les médias?

-Latents? Non… »

-Mais alors… Serions-nous tous de ces « métrosexuels » assumés dont parlent les médias?

-« Métrosexuels? » Dans notre cas, je dirais plutôt « motosexuels »

-Ah! Ah! Ah!

-Ah! Ah! Ah! »

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Monday, July 17, 2006

Philosophons avec Zhom Finkielkroute

Ce qui arrive est

Comme un certain « charme » se dégage des petites « choses » successives qui adviennent à chaque moment du devenir irréversible -ces petites choses qui « arrivent dans la vie» (relire Steve)-, les « grandes choses », les choses importantes dégagent en une seule fois ce « charme », c'est-à-dire la forme de vie dans son ensemble en général et, nécessairement, dans un gros sac. Ce sac n’est pas l’obstacle relatif qui nous empêche, en cours de continuation, de cumuler le souvenir des « choses importantes qui sont arrivées » avec l’effectivité vécue ; le sac est l’obstacle absolu qui scelle l’unicité de l’existence en général, en général, en général, trois fois (relire Steve.) Exemples : «Guy tri des épis, Gilles hume l’orge et Yvon pond. » Que faire? Et à quelle heure? Comment se change ce qui devient, ou quel est le changement du devenir quand cela « arrive » ou « se passe »? Présupposons l’existence de ce qui arrive en tant que ce qui est (ex : Yvon pond), même si ce qui arrive (ou est) consiste à cesser d’arriver/être (ex : Yvon pondit.) Dans ce cas, celui qui questionne –toi ou eux-, celui qui voit dans le changement des « choses qui arrivent » (ou n’arrivent plus) embrouille tout, s’énerve en vain. Son erreur est de commencer par la thèse que tout ce qui arrive est possible ou que tout ce qui arrivât fût, les « petites choses » autant que les « choses importantes » (exemples : Yvon pond, la guerre tue.) Le contraire serait l’inverse et nous ne poursuivrons pas plus loin car l’instant est le « point de départ de l’éternel » (relire Steve) et j’ai un gros pénis bandé.

Friday, July 14, 2006

TADAM!



Yo!

Il s’agissait évidemment (gang de myopes) d’un ORB (photo 1), coincé entre deux patates gluantes et trois crottes de fromage ranci, cliché capté sur le vif par votre Indiana Zhom aux confins d’une immense poutine en éruption. Notez d’ailleurs, sur l’image originale, la présence de plusieurs autres ORBS de toutes tailles. De là à dire qu’il s’agit d’une poutine hantée, il n’y a qu’un pas, que je franchis allègrement. Toute poutine ne recèle-t-elle pas mille mystères diaboliques?

Nos plus sincères félicitations à l’extraordinaire GALAD, qui mérite amplement son Gilles Simard (photo 2) avec en prime un brave Greg Raymond (photo 3) pour plus de jouissance (en noir et blanc et de seconde main, soit, mais toujours guilleret et volontaire.)

Galad, si vous voulez obtenir de plus amples informations quant au bon usage de vos Gilles Simard et Greg Raymond, je serai ravi de vous les divulguer ici même.

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Thursday, July 13, 2006

Jeux et divertissements # 1

PARTICIPEZ EN GROS NOMBRE!
LE GAGNANT REMPORTERA UN ABONNEMENT D'UN AN À GILLES SIMARD!

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Tuesday, July 11, 2006

Nouveau photo-roman à une seule image


"Le porte-documents et le vieux sac de suède"




Avec Alix & Grégoire



« Bonjour, brave collègue. Je m’appelle Grégoire et je suis d’origine antillaise. Ce porte-documents dispendieux, tapissé de cuir de Corinthe véritable, représente à mes yeux bien plus qu’un simple outil de travail mais bien le BLASON de ma réussite sociale en tant que fils d’immigrants peu éduqués et financièrement diminués. Je sais qu’il est quelque peu malsain, en cette époque de marasme spirituel, d’accorder aux objets de consommation une propriété symbolique, à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’objets de luxe tel ce porte-documents -ne s’agit-il pas que d’un sac, après tout? Mais, en un sens, et métaphoriquement parlant, l’esprit de mon défunt père habite ce porte-documents que j’ai justement acheté en son honneur après sa mort. Une façon de lui dire merci…



-Dépense inutile, mon ami! Je comprends ta douleur et respecte ton sens du culte. Mais, vois-tu, ton magnifique porte-documents ne me fait pas envie. Je lui préfère mon vieux sac de faux suède, acheté à rabais chez un revendeur, au Village des valeurs, le jour de mon embauche au sein de cette entreprise. Oh! Certes, il n’est plus fringant comme au premier jour, ce vieux sac. Mais son cuir est bien cassé. Et s’il a connu d’autres mains avant de rencontrer les miennes, il m’a toujours été fidèle et dévoué. Comme toi, ami Grégoire, je me méfie de ceux-là qui traitent les objets usuels comme autant de fétiches aux pouvoirs fabuleux. Mais, tout à fait entre nous, j’ai parfois l’étrange impression que mon vieux sac répond à mes caresses… Comme une vibration… Un léger tremblement… Je ne sais..."

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Monday, July 10, 2006

Des nouvelles de Bapu

Hey! Mes petits trous de pets!

Bapu ton clown amusant est tout énervé de te lancer son premier CD de 33 tours, intitulé « MOURIR MALADE », un disque de chansons que tu pourras te mettre.

Par le biais de la ritournelle, Bapu veut sensibiliser l’enfance au phénomène de son cancer du général. À son tour, Bapu a plus d’un sac et s’accompagne la guitare à l’aide de sa propre voix afin de chanter la dégénérescence des tissus pour les 4-10 ans. Sur ce long jeu tu écouteras les chansons :

1- MOURIR MALADE (comptine)
2- VOMIR SA VIE
3- LE CANCER TOTAL
4- SANG POURRI
5- SOUFFRIR SANS ESPOIR
6- CROÛTES COAGULÉES (rap)
7- OCÉAN DE DOULEUR
8- AVOIR MAL SANS ARRÊT
9- MÊME MA MÈRE S’EN CALICE

Bonus:
10- EDRAM AL ED REGNAM (remix)

(Toutes les chansons ont été compostées par Bapu.)



Mes critiques
« Une façon amusante de préparer les enfants à l’inévitable horreur de l’agonie morale, psychologique et physique. »
-L’Écho du coin-coin

« Bapu est une véritable poche de fantaisie. »
-La Parole de Gatineau

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Friday, July 07, 2006

Indiana Zhom : Journal de voyage # 1



Les aventures d’Indiana Zhom et Sheena Guy aux Confins de nulle part
(Lac Violon, à 30 KM de Ste-Adèle)




-À notre grande stupéfaction, les indigènes maîtrisent parfaitement, non seulement l’art de fabriquer des outils (silex, massues, tondeuses etc.) mais la science du feu. De plus, ils possèdent la télévision par satellite. J’ai pu constater que, même ici à 1000 milles de la civilisation occidentale, il n’y a rien de très bon à TQS…



-Me baignant dans le lac, j’ai été attaqué par un banc de poissons monstrueux, les redoutables « Ménés », comme les appellent les indigènes, à savoir les « sardines de la mort. » Tels des piranhas, les « Ménés » sévissent en groupes, avec ces seules différences qu’ils ne mordent pas et qu’ils ne font généralement rien d’autre qu’être là.
(Une légende locale raconte que, lorsqu’on tente de fixer le regard d’un « Méné » pendant plus de 3 minutes, on perd tout à fait son temps.)



-Une nuit sans lune, j’ai osé m’aventurer seul dans les sombres profondeurs de la forêt, n’y apportant que le strict nécessaire, soit un godemiché et mon I-Pod. Au bout d’une heure, accablé par la soif, j’ai dû boire ma propre urine pour ne pas mourir de déshydratation. Cette longue randonnée nocturne m’a mené jusqu’au Burger King de Saint-Jérôme, où j’ai rencontré un brave camionneur qui a bien voulu me reconduire. En chemin sur les routes, accablé par la soif, j’ai dû boire sa propre urine…



-Avons tenté sans succès de taquiner la truite. J’avais pourtant apporté une petite tige souple et un chapeau rigolo, mais apparemment la truite n’a aucun sens de l’humour. « Jeune homme, cessez ces pitreries, m’a-t-elle dit, ajoutant qu’il est grand temps qu je m’occupe de choses VRAIMENT littéraires. (Est-ce un signe? J’ai 12 romans en chantier. Est-ce LE signe?)



-N’écoutant les bons conseils des sages, j’ai goûté à l’un de ces « petits fruits rouges », communément appelés les « Mangepaças », qui poussent dans les arbustes en bordure des sentiers. Ces baies contiennent une puissante substance hallucinogène. J’ai passé 24h dans un état semi comateux, proche de la démence ; je m’imaginais participer à une émission culturelle, débattant avec quelques jeunes auteurs munis de tentacules, à propos de la qualité des blogues québécois. Dans mon délire, je me voyais devant les caméras, trempé de sueur, accablé par la soif et forcé de boire l’urine d’Anne Archet…



-Ai profité de ce jour vacant pour relire Proust et Stephen King. Je ne me lasserai jamais de ce passage où Swann, après avoir mangé une madeleine empoisonnée, se transforme en hémorroïde géant, muni de tentacules. S’ensuit un combat à finir entre les Forces du mal et l’Histoire de la littérature française du début du 20e siècle. Swann retrouve sa mère et constate qu’elle est aussi munie de tentacules. S’ensuit un combat à finir. Madeleine l’emportera avec un Goncourt…


-Ah! La nature! Courir nu dans un champ de blé, au ralenti, sous une musique de Zamfir, Enya ou Vangelis! NATURE! NATURE! PETITS FRUITS ROUGES! DIEU SOLEIL!
Afin d’amadouer les sauvages, je me suis rendu au village dans mon plus simple appareil, seulement vêtu d’un pagne tissé d’herbes fines et de thé des bois. J’espérais ainsi faire comprendre aux indigènes que j’étais, comme eux, un enfant de la Terre. Mais la caissière a tout de même refusé de me vendre des cigarettes…


-Par un bel après-midi humide, excités par tant de stimulations nouvelles et insolites, Lady et moi nous sommes ébattus en pleine nature, pris d’une fièvre primale. Qui n’a jamais pratiqué l’exercice de l’amour dans une tourbière fermentée, entouré de mille mouches noires et soutenu par un chœur de grenouilles en rut, n’est pas en mesure de parler de Sexe Sauvage. (D’un commun accord, Lady et moi avons feint l’orgasme, pour en finir au plus vite alors que s’approchaient, attirés par mon musc viril, une douzaine de ratons lubriques…