Monday, October 20, 2014

SPORTS & ENTERTISSEMENTS

(Nous inaugurons ici l’espace SPORTS & ENTERTISSEMENTS  en commençant par la dernière rubrique, vous évitant ainsi le fardeau de lire les huit articles précédents.)

LES SENTIERS SECRETS DU BOWLING
9e et dernière partie
Par Éloi-Léo Olier

Oui mais le bowling n’est pas comme un autre car cela est le sport des titans victorieux, qu’on pense à Herculès! Quand on le regarde proche, il n’y a aucune différence entre le bowling et les douze traveaux, mais seulement quand on le regarde proche. Pour le pratiquer (le bowling) il faut se tenir les reins serrés et les fesses solides, comme dirait Émilien Green, ce fils de l’Homme, bâtard de Dieu. Le bowling se prend avec l’aide de quilles verticales et de grosses boules huileuses. À ce titre, notre psychanalyste social-freudien écrit une ou deux phrases comme celle-ci : ¨Ce sport revêt des aspects symboliques évidents, la quille étant associée au phallus et vice versa, et les grosses boules évoquent des grosses boules. Cela me paraît évident. Oui. Cela me paraît évident. Oui, oui. Tellement évident que ça ne vaut même pas la peine d’en parler¨. Oui mais l’habillement du joueur de bowling, en manches courtes et pantalon suffisant, est aussi intéressant que celui qui se trouve à l’intérieur de celui-ci, et cela signifie énormément! L’une des caractéristiques imputables au bowling sont les souliers dits ¨de bowling¨, aucun autre soulier de la planète ne lui ressemble à ce degré de similitude, aucun. Oui mais le plus crucial est de bien rentrer ses doigts dans les trois trous de la grosse boule huileuse. Notre psychanaliste social-freudien de tout à l’heure prononce derechef : ¨Des phallus, des grosses boules et trois trous pénétrables. Il y a une symbolique érotique trop évidente. Pourquoi le dire?¨ De plus, le bowling aise la galvanisation du rapport de l’autre avec quelqu’un en lubrifiant le contact humain autour d’un verre succulent de bière en plastique. Oui mais il n’est pas rare de voir un individu se partager le hot dog en toute masculinité, même si les femmes peuvent bien en manger également un char. Bref, que brillent donc les lumières de la liberté! 
BIENTÔT : Le cricket freudien, avec Émilien Green (ce Sultan) et son Anglais de poche.

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Saturday, October 04, 2014

ET MAINTENANT... UN PEU D'HUMOUR

UN PEU D’HUMOUR...
POUR LE VRAI MONDE.
J’en ai assez de sonder les profondeurs de la psychée humaine. Le Jour des vidanges me paraît, avec le recul, beaucoup trop austère, intellectuel, formaliste, destiné à un lectorat confidentiel. Aussi ai-je décidé de m’adresser au bon peuple grégaire, à la plèbe, au vrai monde. Le peuple aime se payer une bonne tranche de rire, rire sain et convivial. Il aime se reconnaître dans les choses du quotidien. Voici donc, en exercice, un gag léger auquel chacun et chacune pourront s’identifier. Ce n’est peut-être pas au point, je manque d’expérience, mais à coup sûr le punch suscitera une véritable cascade de rires. (J’enverrai cette blague à François Morency ou à Mario Jean.)


¨L’autre jour, j’étais chez Jean Coutu avec ma blonde. On s’est arrêté au rayon des produits hygiéniques pour femmes. Ç’a pris au moins une heure avant qu’elle fasse son choix de tampax : Mince, ultra-mince, moyen, large, jumbo, all-dressed extra bacon. Et y a les couleurs aussi : des tampax jaunes, des bleus, mauves, verts, aquarelle, concombre et oignon. Coudonc! Les jaunes-oranges sont à quelle saveur? Mangue, carotte ou cheeze whiz? Tout à coup, j’ai été pris d’étoudissement et de nausée. J’ai dû m’accrocher à un appui solide pour ne pas m’écraser par terre. Suant et grelottant, halluciné, l’écume aux lèvres, je voyais des images impossibles. Dans mon esprit délirant, le centre d’achat était en feu. Autour de moi, des enfants et des femmes couraient, brûlants comme des torches, couinants comme des porcs. Le sol était jonché de débris et de cadavres carbonisés. J’imaginais aussi ma blonde écrasée par une dalle de béton, à moitié morte, le corps disloqué, les entrailles fumantes mises à nu, le crâne défoncé, me suppliant de fuir : ¨L’un de nous doit survivre. Cours! Mon amour, cours! Prends soin d’Anne-Sophie. Elle aura besoin de toi. Cours! Je t’aime, je n’ai aimé que toi¨...

LA CRITIQUE EST UNANIME
¨J’ai tellement ri que j’ai pissé dans ton nez¨¨
-La critique