Friday, April 27, 2007

LE RETOUR DE LA FILLE JAUNE ORANGE


LE RETOUR DE LA FILLE JAUNE ORANGE

Je suis à la fois triste et inquiet. Mon cœur s’est trop vite emballé pour la fille jaune orange. J’entretenais déjà quelques phantasmes purement chastes et romantiques. Je nous imaginais ensemble partageant une glace au citron, assis sur un banc de parc à la brunante, tout en discutant tranquillement de biochimie supramoléculaire (le rêve de tout jeune homme, quoi.) Je voyais la fille jaune orange partout. Dans la rue, l’autobus, à l’épicerie, jusqu’à ce que je me rende compte qu’elle était effectivement partout (j’ai eu des doutes quand je l’ai croisée dans mon panier à linge sale, munie d’une caméra numérique.) Vous l’aurez deviné, cette charmante jeune femme est une espionne. En effet, la fille jaune orange est mieux connue des services secrets internationaux sous le nom de code astucieux de Ève (son véritable prénom, écrit à l’envers.) Je suis sous haute surveillance depuis que les agents secrets ont été mis au courant de mon projet visant à repeindre le Stade Olympique en brun et de le rebaptiser le Stade Anal. Ce dernier jeu de mots, d’un mauvais goût criminel, peut à lui seul me mener directement en prison, puis vers le couloir de la mort. L’escouade technique de la gendarmerie m’a également retracé alors que, me faisant habilement passer pour un prédateur sexuel, j’entretenais de longues conversations avec une fillette de trois ans. Je crois qu’on m’a coincé le jour où l’enfant m’a révélé sa recette de magret de canard au foie gras. Je délire, croyez-vous. Voici un document photographique qui prouve hors de tout doute la véracité de mes dires. Je suis traqué par Ève. À chaque instant. Aussi est-il possible que je me fasse discret durant les prochains jours. Je devrai songer à changer mes noms et adresses pour éviter d’être retracé. Comme nouveau pseudonyme sécuritaire, qui n’éveillerait aucun soupçon, j’hésite encore entre Jean Côté et Klaus Nazi.

(Merci à Mo pour la documentation visuelle et le support technique.)

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Wednesday, April 25, 2007

LA FILLE JAUNE ORANGE


LA FILLE JAUNE ORANGE


C’est le printemps. Je m’affaire donc à ranger, classer et trier les mille documents et dossiers qui fermentent dans les étroites ruelles de mon PC. Je n’aime pas jeter. Je n’aime pas, d’un seul clic, faire disparaître à jamais une image ou un bout de texte, mais il faut parfois m’y résoudre, sans quoi mon ordinateur serait un véritable site d’enfouissement. Avant de reléguer définitivement une image aux ordures virtuelles, j’ai toujours un pincement au cœur et un long moment d’hésitation : et si cette plate photographie, apparemment sans valeur ni intérêt, pouvait éventuellement servir à quelque chose? Me donner une idée? M’inspirer une aubade, un poème, un roman, un best-seller, une saga?

J’ai conservé dans mes affaires les deux photographies ci-dessus à titre d’exemples seulement. Qu’en feriez-vous? Que vous inspirent-elles? Je m’avoue défait et vaincu. Il n’y a rien à en tirer. Seule LA FILLE JAUNE ORANGE a retenu mon attention. Étrangement, j’ignorais que j’avais en ma possession DEUX images mettant en scène LA FILLE JAUNE ORANGE. Par un hasard extraordinaire, au cours de mes fouilles Google, j’ai vraisemblablement dû accéder sans m’en rendre compte au même site. Enfin, j’aimerais ici rendre un vibrant hommage à LA FILLE JAUNE ORANGE, qui me paraît par ailleurs tout à fait charmante, pour m’avoir permis de torcher ce dernier post. J’ai décidé de faire de LA FILLE JAUNE ORANGE ma muse du jour. Et si ce que je raconte ici vous emmerde profondément, c’est normal, ne faites pas cette tête. Sortez un peu, voyez des gens et touchez-vous les uns les autres.


LA FILLE JAUNE ORANGE FUCKIN’ RULES!





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Saturday, April 21, 2007

LE LIVRE DU DIMANCHE



Le livre du dimanche


(par Mike Camus, auteur de son livre, domicilié à Roberval)



Ma préface dans mon livre

« Bonjour. Je crois qu’à notre époque sociale, dans le moment actuel de ces temps-ci, suite aux évènements qui ont eu lieu depuis, vous êtes présentement en train de lire ma préface dans mon livre. Une seule question vous pose : Qui a écrit mon livre? D’autres questions arrivent encore comme des balles dans ta tête : Quand? Pourquoi? Comment? Et avec quoi? C’est à cause de toutes ces raisons que j’ai écrit ce livre moi-même au lieu d’un autre. J’ai surtout écrit ce livre pour ne pas me commettre de violer la sœur de Dave, car je crois que l’écriture est moins dangereuse pour un traumatisme, et que la sœur de Dave mérite mieux que la détresse sans espoir. J’ai aussi écrit pour arrêter de voler des chars, pour cesser d’être assidu à la consommation, de défoncer des quidams à coup de batte et de visionner de la prostitution anale sur un support de DVD. La violence dirige l’individu vers des actes qu’on ne peut pas rénover. Puis, quand la violence a été arrivée, elle mène vers une thérapie comme moi. Ou la prison de détention comme Dave, quand il a éliminé Éric juste pour voir. Les thérapeutes m’ont montré des facettes psychologiques sur des tests de réponses, sur des diaporamas de l’Irak mortelle ou sur un divan freudien. Ils m’ont également transmis des valeurs d’humanistes, des livres de lecture comme Jean-Pierre Sartre et des pilules pour la concentration. Quand j’ai sorti de l’institut j’ai fait d’autres choses que voler ou m’admettre à l’agression physique. En position tranquille calme, j’ai écrit un livre pour rentrer ma vie dedans. Et ça a donné un livre de préface que tu lis. À l’intérieur de celui-ci vous pouvez trouver des pages textuelles qui parlent de mon enfance à Roberval, une enfance qui s’est déroulée dans rien. Par la suite, un nouveau chapitre survient quand je parle de mon adolescence à Roberval où rien ne s’est déroulé. Puis, en troisième lieu, le dernier chapitre subit une thérapie avec des cours d’excrétion littérale à Roberval. Mon professeur me l’a ingéré : « Un homme révolté ne doit pas tuer des gens sans aucun but mais au contraire faire un livre avec. » Mon livre est le fruit de mes tripes émotives de douleur à Roberval. Donc, lisez-le maintenant, s’il vous plait ou non. »

-Mike

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Wednesday, April 18, 2007

MÉDITONS AVEC ZHOM

Complètement déprimé pour des raisons très personnelles (mes intimes seuls savent qu’il est question d’une vague angoisse au niveau du coude) je me suis remis à de vieilles lectures édifiantes. La bible (le livre de Job, précisément), les écrits de Sainte-Thérèse d’Avila, « Le Gai Savoir » de Nietzsche, l’œuvre complète de Cioran, les fameux « Grimoires des damnés » de H.R. Roth, « L’orgasme au féminin » de la sexologue Lise Trudel (le « livre qui rend fou. ») et la fabuleuse plaquette du rénovateur Robert Allard « Comment scier du ciment. » Finalement, après avoir vainement bouquiné, j’ai choisi le « Livre de la voie et de la vertu » (ou le célèbre Tao Te King) qui regroupe des maximes et des aphorismes d’une profondeur extraordinaire et sur lesquels repose le taoïsme tout entier. Voici quelques unes de ces pensées, choisies au hasard. Lisez et méditez longuement sur ces belles paroles métaphysiquement riches de sens.

« L’espoir est un cheval. Le reste aussi est un cheval. »

« Il n’est pas nécessaire d’avoir de l’argent pour en manquer. »

« Le sage et le fou parlent à l’arbre. L’arbre s’en calice.»

« L’arbre est aussi un cheval. N’importe quoi est un cheval. Ou un arbre. Ou de l’eau.»

« Aux yeux du sage, l’espoir est un arbre. Aux yeux du fou, l’argent est de l’eau. Le cheval s’en calice.»

« Le cheval galope. L’arbre galope. Le sage galope. Le fou galope. Donnez-moi de l’argent.»

« L’arbre qui parle au cheval est un arbre fou. Abattez l’arbre, mangez le cheval et buvez de l’eau. »

« La différence entre un cheval et un autre cheval est un arbre.»

« Le sage demande au fou : Vois-tu la forêt là-bas? Le fou répond : Non, le cheval me cache. » L’arbre s’en calice. »

« L’arbre ne pousse pas dans l’argent. Le cheval pousse dans l’eau. »

« Le cheval et l’arbre montent en bateau. Le cheval tombe à l’eau. Qui reste-t-il? L’arbre. Puis, le cheval aussi tombe à l’eau et le bateau coule. Que reste-t-il? L’eau. Puis l’eau tombe à l’eau etc. Donnez-moi de l’argent. »

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Sunday, April 15, 2007

NOS FUTURS APPARTEMENTS

Cette fois c’est vrai. Lady et moi, fatigués de jouer les bohèmes pouilleux et les révolutionnaires de salon, quittons enfin notre malodorante piaule pour des appartements chics et de bon goût, dignes de notre statut social. J’en ai assez de faire semblant. En vérité, et plusieurs d’entre vous n’êtes pas sans le savoir, je suis une célébrité du monde médiatique québécois, une sommité même, c'est-à-dire une référence incontournable, un phare pour les générations à venir, bref une sorte de professeur, une idole, une icône, un mentor, un guide, une source. Pourquoi jouer les pauvres quand on a les moyens de se payer un immense loft de deux étages avec terrasse et jacuzzi? L’appartement n’a qu’un défaut. Il est hanté. Comme l’expliquait Lady dans son dernier post, un ancien locataire, cultivateur de marijuana, y a été trouvé mort (d’une overdose de mauvaise shit.) Qui sait combien d’adeptes du crack ont péri en ces lieux maudits? C’est pourquoi je décide aujourd’hui d’appeler notre futur château LE MANOIR DE LA TERREUR. Ceci dit, je préfère, et de très loin, la compagnie des revenants à celle d’éventuels colocataires malpropres et bruyants. Les fantômes ne laissent pas sur leur passage des traînées d’assiettes sales, de bouteilles vides et de cendriers pleins. Surtout, ils sont très taciturnes et casaniers, ils ne passent pas leurs nuits à s’ébattre tapageusement en écoutant du techno à des heures impossibles. Certes, les morts-vivants dégagent des odeurs corporelles peu agréables, ont la fâcheuse habitude d’émerger des garde-robes dès qu’on commence à s’endormir, et ne sont jamais là quand vient le temps de discuter de choses pratiques comme le paiement des factures, la juste séparation des vivres dans le frigidaire ou la rénovation de la terrasse. Mais ils sauront se rendre utiles, à la fin de nos soirées mondaines, pour faire fuir les invités embarrassants.
Qui, d’entre nos vagues connaissances parmi vous, aura le cœur assez solide pour assister à la cruelle pendaison de la crémaillère? (Cette fois, la pauvre ne sera pas que pendue mais violée, écartelée, démembrée, hachée, cuite, émiettée, roulée en joints puis fumée par les convives.)



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Tuesday, April 10, 2007

JOYEUX ANNIVERSAIRE

Un message écrit par LES PNEUS ROBERT BERNARD

"C’est à l’aide d’une voix de trémolo que nous hurlons de tous nos poumons le premier anniversaire du Jour des vidanges tout en palpant de notre émotion exacerbée. Pour nous le Jour des vidanges permet avant tout de le lire, mais aussi de rire, de pleurer, sans oublier l’affectivité exacerbée. En ce moment même nous festoyons à deux mains lors d’une fête qui a lieu dans une succursale des PNEUS ROBERT BERNARD. Des guirlandes, des cacahuètes et des chapeaux amusants sont disposés pour les conviés. Si vous pouviez nous voir à l’heure actuelle, vous seriez probablement ici, chez les PNEUS ROBERT BERNARD. Un an, contrairement à d’autres, ce n’est pas cinq ans, nous direz-vous. Certes, mais un an constitue quand même douze véritables mois sincères, et l’occasion de s’en saisir est arrivée au bon moment d’après moi. C’est l’heure des bilans : qu’est-il arrivé cette année à un moment donné? Des rires, des pleurs, de l’affectivité. Au Jour des vidanges le sentiment se conjugue avec n’importe quel, qu’il s’agisse de rire, de pleurer ou d’affecter. Mais ce n’est pas tout car il y a autre chose aussi également. Le Jour des vidanges est un médium pour permettre à circuler. Des gens de tout acabit et de tout gabarit se croisent fraternellement pour s’entre jouir. Sans lecteurs, aucun individu ne lirait le Jour des vidanges, quel que soit la couleur de son sexe, son aspect religieux ou le poids de sa taille. C’est pourquoi nous tâchons de vous dire merci pour avoir partagé des rires, des pleurs et de l’affectivité. Grâce à vous, nous avons rencontré des gens dignes du moindre intérêt, comme vous ou vous. Des personnes agréables qui sont comme nos frères de sang jusque dans la mort qui nous unit par un pacte de sang pour l’honneur des guerriers. Le Jour des vidanges est un lieu paisible et excellent, nous sommes toujours énervés d’accueillir des personnalités du monde créatif canadien ou d’autres personnes qui ne font rien. Tout ce discours pour vous signifier que nous sommes exacerbés de joie en disant notre fierté d’être associé au Jour des vidanges et que nous sommes ouverts toute l’année 7 jours sur 7 sauf la fin de semaine, le lundi et l’été. Visitez notre site robertbernard.com gratuitement. Célébrons donc ensemble l’excellence exacerbée du Jour des vidanges, un site qui n’en revient pas d’être lu."

-Les Pneus Robert Bernard
robertbernard.com

Saturday, April 07, 2007

JÉSUS EN DEUX MINUTES

Êtes-vous fatigués de ces interminables mélodrames à propos du Christ et de ces "essais" cinématographiques pesants et laborieux qui évoquent les mystères de Jésus? Je propose ici une minuscule capsule historique accessible à tous, facile à lire et magistralement illustrée. J'ai fait appel à des recherchistes et des graphistes professionnels qui ont fourni des efforts extraordinaires afin de regrouper cette riche documentation. J'ai aussi recouru aux services d'un théologien pour l'écriture des textes, dans son immense sagesse il m'a dit "Ah! laisse donc faire!" avant de m'inviter à quitter son bureau. Voici donc l'histoire de Jésus en 4 images.



LA NATIVITÉ (Jésus naît.)




LA RÉVÉLATION (Jésus se rend compte)



LA CRUCIFIXION (Jésus se fait tuer)
LA RÉSURRECTION (Jésus revient)

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Friday, April 06, 2007

READY-MADE # 1

TOUT DOIT ÊTRE VENDU

Wednesday, April 04, 2007

LET'S GET PISSED # 089490


J’ai toujours profondément détesté ces formules commodes et froides qu’on dirait issues de l’imagination d’un expert géomètre :
« Sur le PLAN humain…
« Au NIVEAU des émotions… »
Ou encore, « Sur une BASE régulière... »
Pourtant, en fouillant l’Internet, j’ai découvert qu’il existe effectivement de telles choses qu’un PLAN HUMAIN et un NIVEAU DES ÉMOTIONS.
Le premier document ci-dessus présente une photographie de gens très haut placés, qui orbitent probablement autour des sphères politiques, et qui s’échangent le fameux PLAN HUMAIN. Apparemment, il s’agit d’un dossier assez rudimentaire, à moins que ce ne soit qu’un syllabus…
Le second document propose un graphique savant montrant exactement où se trouve le NIVEAU DES ÉMOTIONS. J’avoue n’y rien comprendre mais j’en ferai l’analyse après souper, demain matin ou peut-être jamais.
Quant à cette obscure BASE RÉGULIÈRE, j’y reviendrai prochainement. Il me faudra d’abord trouver accès aux documents secrets de la NASA et de NORAD.

Sunday, April 01, 2007

POISSON D'AVRIL MORT



Aujourd’hui, je ne vous ferai pas croire qu’en vérité je suis Dominic Arpin.