Posts

Showing posts with the label zhom

ZHOM TAQUINE LE MULOT

Image
Aussi bien admettre tout de suite que je suis affreusement "urbain", pur Plateau, et que le bon maintient d'un feu de camp efficace recèle pour moi autant de mystères que la scission de l'atome. J'entretiens avec la campagne une relation amour-haine, et je crois que cette ambiguité des sentiments est réciproque. La campagne est OUIRDE, je suis OUIRDE. On devrait pourtant bien s'entendre, la campagne et moi, en tant que OUIRDOS. Anyway, je m'y amuse quand même, et j'y découvre des loisirs inédits, comme en témoigne cette formidable photographie : ZHOM QUI TAQUINE LE MULOT. Ça ne s'invente pas. En bonus, d'ici mon retour, je vous invite à méditer sur ce poème bucolique écrit par le petit Félix, 2 ans : L'ARBRE Je rêve à un arbre Les pommes sont des coeurs Au coeur de chaque pomme Un autre arbre à coeurs Il faut tuer l'arbre Vive les nazis (poème inspiré de l'essaie d'ergologie comparative "Co-définir la nature et la culture a...

L'AU REVOIR DU JOUR D'HUI

Image
Soeur zhomienne, frère zhomien , je vous quitte. Oui, je fuis dans les bois pendant deux semaines salvatrices. Je pourrai réfléchir en toute quiétude à la vacuité de mon existence et cesser un peu d'ingurgiter du Hertel vitres & surfaces ambiance printemps. D'ici là, écrivez ici n'importe quoi. C'est un carré de sable. Have fun. (Que JP et les autres fuckés se laissent aller!) Amour et caca.

ZHOM : JOURNAL DE VOYAGE

Image
ZHOM Journal de Voyage : Lac Violon, Laurentides Premier et dernier volet 10 août. J’arrivai donc aux confins du monde connu, les indigènes m’attendaient évidemment avec une brique et un fanal, étant données mes nobles origines montréalaises. Respectueux des traditions locales, j’acceptai poliment la brique, mais j’échangeai le fanal contre une lampe de poche (beaucoup plus pratique pour la cueillette nocturne de limaces gluantes dans les bosquets secrets.) 11 août Après avoir déjeuner d’une omelette aux limaces gluantes, et après avoir fumé un morceau de la traditionnelle brique laurentienne, je m’en suis allé méditer sur le quai devant le lac, groggy, les yeux rivés au ciel. J’ai lu dans les étoiles des signes étranges, comme si le cosmos cherchait à me dire : « Un jour prochain, jeune pigiste, tu devras déduire à l’État la TPS et la TVQ de ton misérable salaire. N’attends pas. Fais-le. Fais-le! » J’ai pleuré un peu. 12 août Furieux, à l’aube, des villageois armés de hallebardes s...

BONNE FÊTE MAMAN

Image
Je dois à ma mère le plus beau des défauts : Comme elle je suis lunatique. Je pense toujours à autre chose quand il est question de quelque chose. Je m’ennuie rapidement et je n’ai pas d’opinion. Comme elle je ris tout le temps même quand je ne comprends pas la blague. Je lui dois aussi la plus belle des qualités : Je suis empathique. La souffrance des autres me trouble au point de me rendre maladroit, j’en oublie la mienne. Je ne sais pas trop qui je suis et je me cherche encore. J’ai souvent honte de ne pas pouvoir en faire plus pour les gens que j’aime. Je dois donc à ma mère à la fois mon quétaine et mon intello. Je suis heureux de n’être devenu ni l’un ni l’autre grâce à Jocelyne. Ma mère, comme personne, est une sorte d’artiste, mais il ne faut pas lui dire. Je l’aime de tout mon cœur, et je crois qu’elle et mon père ont fabriqué un beau caillou. Ci-dessus : Ma mère, avec une coupe Simone Weil.

CAYO LARGO # 2 : CARNET DE VOYAGE

Image
Voici quelques notules, quelques pensées écrites ici et là sur du papier cul durant mon séjour à Cuba. À force d’observer l’incessant va-et-vient des vagues, j’en conclue que tout ce qui avance finit toujours par reculer, toujours sauf rarement. Je ne sais pas du tout ce que je veux dire et c’est très mal écrit. Au bar de l’hôtel, je me suis fait passer pour un faux imposteur. Il n’est rien arrivé. Tous les Cubains s’appellent Luis, même Fidel, mais il ne le sait pas, et si on le disait ce ne serait plus drôle du tout. Bonsoir. Il y a un œuf au plat, du poisson et des concombres dans mon hamburger (véridique!) De façon subliminale, Fidel Castro évoque à l’esprit France Castel, surtout mercredi dernier vers 2h du matin, mais vous n’étiez pas moi à ce moment-là (étiez-vous moi mardi? Serez-vous moi demain? Questions! Questions!) Idée de roman : Quelqu’un arrive, un autre s’en va, le premier s’en va aussi, imitant l’autre, l’autre revient et attend quelqu’un. (Qui dois-je approcher? Boréa...

CAYO LARGO # 1

Image
Pour briller en société il est bien vu de lever le nez sur les voyages organisés auxquels il faudrait préférer l’aventure et la libre exploration. Les voyages organisés, autant de « pièges à touristes », n’ont pas la cote chez les branchés, adeptes de tourisme extrême. Or, j’aime l’exotisme en stuc. J’aime ce qui est à peu près faux. Sol Cayo Largo est un grand décor monté de toutes pièces par de vils entrepreneurs et entièrement conçu pour le confort et le plaisir paresseux des parvenus cheap. Parfait! J’aime mon confort. J’aime les draps propres. J’aime les buffets à volonté. J’aime les plages lisses. J’aime savoir qu’à deux pas de ma chambre il y a un débit de boisson ouvert 24 heures sur 24. Et j’aime être servi. J’aime être traité en prince par des indigènes pauvres, dociles et souriants. Il faut apprendre à profiter de n’importe quoi avant que tout ne s’écroule. Je finirai mes jours à Cayo Largo sur une chaise pliante, bière en main, sous un gros soleil quétaine, me disant « Hos...

NOS FUTURS APPARTEMENTS

Image
Cette fois c’est vrai. Lady et moi, fatigués de jouer les bohèmes pouilleux et les révolutionnaires de salon, quittons enfin notre malodorante piaule pour des appartements chics et de bon goût, dignes de notre statut social. J’en ai assez de faire semblant. En vérité, et plusieurs d’entre vous n’êtes pas sans le savoir, je suis une célébrité du monde médiatique québécois, une sommité même, c'est-à-dire une référence incontournable, un phare pour les générations à venir, bref une sorte de professeur, une idole, une icône, un mentor, un guide, une source. Pourquoi jouer les pauvres quand on a les moyens de se payer un immense loft de deux étages avec terrasse et jacuzzi? L’appartement n’a qu’un défaut. Il est hanté. Comme l’expliquait Lady dans son dernier post, un ancien locataire, cultivateur de marijuana, y a été trouvé mort (d’une overdose de mauvaise shit.) Qui sait combien d’adeptes du crack ont péri en ces lieux maudits? C’est pourquoi je décide aujourd’hui d’appeler notre f...

LA SINISTRE VÉRITÉ

Image
Émue par quelques flatteries désintéressées (merci Meth), Ma Lady nous fait passer, sur son blogue, pour un petit couple parfaitement charmant, rose, jovial et joufflu. Couple excentrique, certes. Couple bizarre, aux limites de la dysfonction, mais couple amoureux, tendre, plein de fantaisie et qui trouve sa force dans l’humour et l’autodérision. Ne soyez pas dupes. La vérité est tout autre. Dans les faits, Lady et Zhom forment ensemble l’incarnation post post-moderne de la détresse humaine, de la déchéance morale, du vide intérieur et de la dérive des sens. Les photographies de ce montage ont été prises au lendemain d’une cuite monumentale. Je m’en souviens vaguement. Il y avait du sang sur les murs... De l’urine sur le tapis... Des seringues souillées... Des restes de petits animaux découpés…D’étranges cuves remplies de choses innommables et nauséabondes… Un adolescent Portugais (immigré illégalement)…Des images du petit Jérémie maculées de sucs vaginaux… Je me souviens de ce mati...

Zhom et les ORBS

Image
À la demande répétée de monsieur Patrick B. (ce jeune et vibrant auteur dont les œuvres sont non seulement publiées mais achetées, voire lues), Zhom propose ici un nouveau document sensationnel prouvant hors de tout doute raisonnable l’existence des ORBS. Il s’agit cette fois d’un ORB véritable et non d’un photomontage frauduleux. À gauche sur l’image, vous reconnaîtrez Zhom lui-même, dans la pose du grand prêtre appelant les esprits. Au centre, une mystérieuse forme sphérique, semblable à une trace de gras ou à une goutte de sueur sur la lentille mais qui est, sans contredit, le spectre d’un défunt. Cette image spectaculaire a été prise dans mes appartements privés, où je ramasse de fascinants artéfacts et de fabuleuses reliques (dont des restants de poulets Saint-Hubert et, surtout, cette extraordinaire soupape datant de 1982 et trouvée chez K-Mart.) Prends-en de la graine, Patrick B., Zhom sait faire pousser des ORBS sur commande, et devant caméra (oui, il s’agit bien d’un ORB hydro...

INDIANA ZHOM À PARIS # 3

Image
Cette photographie a été prise quelques secondes avant mon arrestation. Au commissariat, on m’a fait comprendre que je pouvais être formellement accusé de « tentative de sodomie sur un monument historique » et, par extension, de « profanation de sépulture. » Tout s’est réglé à l’amiable. Je me suis habilement fait passer pour un caribou amérindien autochtone indigène de Hochelaga Maisonneuve, près des rives du Canal Rideau-Canada, et je leur ai expliqué que le «rite de l’intromission funèbre » était une noble tradition dans la tribu des Oraliens, ancêtres des guerriers du Watatatow.

Indiana Zhom à Paris # 2

Image
Photographies inédites, uniques et sensationnelles Complètement nu et à peine éveillé, j’ai pris ces vues spectaculaires de Paris à l’hôtel « Le gai recoin », pendant que Séverine et ma Lady, à genoux et la tête entre mes cuisses, essayaient de faire des dreads avec mon poil de poche.

Bonne fête papa

Image
Non, il n’est même pas mort, le mien… Il grouille encore. Toujours en forme. Il va me survivre, c’est presque certain. Je vous entends déjà d’ici, lecteurs fluettes : « Mais enfin, ce n’est pas une façon de parler de son père! » ou « Zhom doit vraiment le détester!» Vous ne le connaissez pas, vous ne connaissez pas son humour, son esprit, sa morbide bonne humeur. Il est d’ailleurs un de mes lecteurs les plus assidus -ce qui en dit long- mais par pudeur (et par méconnaissance du système Blogger) n’ose aucun commentaire. Honnêtement, je n’ai pas envie d’écrire à propos de mon père : Il est un secret , et je me sens presque traître ici de vanter ses mérites ou d’en parler comme de « mon petit papa à moi. » Ce n’est pas son genre et ce n’est pas mon style. On s’entend bien. Moi non plus je n’aime pas beaucoup les convenances affectueuses –fête des pères, fête des mères, Saint-Valentin, et même les anniversaires, les vernissages, les funérailles, les lancements de livres et les mariages. En...

Zhom : Une vie, un mongol (Part 1)

Image
Inspiré par une idée de notre bon ami Numérologue qui dans un récent post tartinait quelques émouvantes tranches de vie, Zhom vous propose ici une grosse beurrée autobiographique… Années 70 -Naissance difficile. J’ai refusé de sortir du ventre de ma mère car je ne voulais pas manquer le nouvel épisode de Chips à la télé. Les docteurs ont du recourir aux forceps, d’où mon crâne allongé en forme de sablier. -J’ai été un enfant particulièrement éveillé. À 4 ans j’avais déjà pondu une thèse sur Les gradations de la conscience du moi selon Kierkegaard. Mais au lieu de me récompenser, mes parents m’ont puni parce que j’avais écrit mon texte sur le frigidaire avec des crayons de cire. À 5 ans, suite à cet incident, j’ai fait ma première overdose de clémentines. Années 80 -Ce n’était pas mieux au secondaire où je subissais jour après jour les mesquineries et les sarcasmes des trois équipes de ballon-chasseur de l’école, qui passaient leur temps à me lancer des structures métalliques sur la têt...