LE FOND D'ÉCRAN DU WEEK-END

UN FOND D’ÉCRAN MOLINARI

Aux incultes dégénérés et consanguins, le nom de Molinari ne dira probablement rien. Non, Molinari n’est pas une variété de pâtes alimentaires, il ne s’agit pas non plus d’une marque de chaussures italiennes. Guido Molinari fut l’un de nos grands peintres abstraits. Si par grand malheur vous devez un jour côtoyer de véritables amateurs d’art contemporain, soyez vigilants, ne dites pas que l’œuvre de Molinari évoque ces motifs de couleurs qu’on retrouve généralement sur les foulards, les tuques et les chandails de laine. Évitez de comparer les toiles du maître à des tapis ou des morceaux de tapisserie. Dites plutôt que vous êtes complètement fascinés par « le travail de cet artiste post-automatiste devenu plasticien de la deuxième vague », et par « son approche des couleurs, des formes, son rapport à l’horizontalité, à la verticalité, aux lignes contrastées et modulaires. »

Personnellement j’achète du simili-Molinari en rouleaux chez Dollorama, mais il ne faut le dire à personne, j’ai une réputation de jeune homme cultivé…


Comments

Anne Archet said…
vous allez finir par réveiller l'esthète chiante en moi si vous continuez de rire de Molinari de la sorte — et laissez-moi vous dire qu'elle est de mauvais poil quand on la tire du sommeil trop brusquement.
Patrick Dion said…
Le travail de cet artiste post-automatiste devenu plasticien de la deuxième vague me fait penser aux barres qu'ils affichent à Télé-Québec passé minuit...
Kayou said…
Tout à fait, brave Pat D.
Mais, chut! L'élite nous observe de haut...

En passant, si un jour quelqu'un te demande d'élaborer à propos des "plasticiens de la deuxième vague", fais comme moi et dis :

"Ah! Laisse donc faire!"

C'est super simple, super efficace, et on sauve la face...
Anne Archet said…
C'est une habitude chez moi : je regarde tout le monde de haut.
Kayou said…
Mais restez là-haut, Archet, restez-y! Vous êtes très jolie vue d'en bas, ma chérie.
Anonymous said…
J'ose pas dire que même si j'aime pas Molinari (une surintellection du concept topologique de la peinture risque de décourager n'importe qui) c'est quand même un bonhomme qui a été fondateur du mouvement plasticien (pas deuxième vague) en réaction au lyrisme des automatistes. Bref, Molinari m'énerve, j'aime pas l'intelligence et l'ordre en art: la raison c'est pour les bourges réactionnaires en manque sensations. Je préfère Zhom et les automatistes.

Soyons anarchistes même si l'élite nous watches.

Anyway
Anonymous said…
C'est pourquoi, entre autres, Fawadamabadaga.
Mr Bathurst said…
mgejigdnbvdhpigushgughuxgfykslgaqygyufrge7w34rgufigt7ar7gtpGSGHGhgoshgugigiubhégsjgt-3=t230u5u8y675yg889yt7347t65y869047yyr9duhy9fjdtabarnak
Doparano said…
Je croyais que C'était le bout d'une couverture de laine de La Baie D'Hudson.
Anne Archet said…
Anonyme » Quatre petites remarques, comme ça:

1. Les fondateurs du groupe des plasticiens sont Jean-Paul Jérôme, Louis Belzile, Rodolphe de Repentigny et Fernand Toupin (qui signent le manifeste de 1955). Molinari (et Claude Tousignant) sont associés — surtout par la presse d’ailleurs — aux plasticiens à partir de 1959; Zhom a donc raison de parler de deuxième vague.

2. L'oeuvre de Molinari est associable à l'Op Art, puisqu'elle traite de l'espace vibratoire et dynamique de la couleur. Contempler une toile de Molinari est une épreuve pour nos sens: l'oeil n'arrive pas à fixer correctement la frontière entre les plages sursaturées de couleur, les bandes se mettent vibrer, à avancer dans l'espace les unes par rapport aux autres. Bref : il s'agit d'une démarche guidée par la sensualité, par le dégèglement des sens et pas vraiment par la raison raisonante.

3. Classer les démarches artistiques en distinguant l'art bourgeois de l'art révolutionnaire me fait à ce point penser aux thèses de Jdanov sur le réalisme socialiste que je crois que je vais m'absternir de commenter davantage.

4. Prout.
Patrick Dion said…
Non je dirai: Parlez-en à Zhom le grand!
Kayou said…
Je suis sans voix...

"Fawandamgadaga" (???)

Archet qui parle du "dégèglement des sens" (sic. Pour ne pas dire sick!)

Et cette si tendre Do, issue des régions lointaines, qui parle de "La Baie d'Hudson" référant à un magasin qui s'appelle "La Baie" tout court depuis 1968...

Gang de fuckés! Je vous aime!
Doparano said…
C'est parce que le gars est pas encore venu changer les gros panneaux lumineux sur notre mégasin de région sauvage.

Je vous aime aussi :)
PatB said…
Cessez cela! Mon cerveau font à vue d'oeil

Zhom, écris une nouvelle note. Parle-nous de quelque chose d'absurde pour faire diversion et changement, enfin. Tiens, je l'ai fait moi-même tout dernièrement : parle-nous de ta MÈRE.

:-)
PatB said…
"Fond"

Calisse j'ai pas dormi de la nuit et je suis encore en train de boire à cause de Mistral, OK là?
Doparano said…
Tu comptes passer à travers ton chèque juste en liquide Pat?
Anonymous said…
Anne, raison, raison. Oui oui, mais les écrits théoriques de Molinari ne sont pas plus anciens? Il me semble, que c'est lui qui a ouvert la première galerie avec Delrue? Déjà en 1955 à l'Échourie il préparait des expositions... Ça fait un bail que j'ai pas lu sur le sujet, mais je serais pas surpris de voir que ce qu'il expose à Espace 55 soient des oeuvres non-figuratives noires et blanches très "construites" et plus géométriques (on pense au Borduas de la même période), pour ne pas dire plasticiennes. Il me semble qu'un manifeste plasticien (avec Roussil et Vaillancourt) a été signé à cette occasion. Mais je peux me tromper. Je n'ai pas les textes sous les yeux et les oeuvres des deux autres sont très loin de ressembler au Moli de la "seconde vague".

C'est sur que les bandes de couleurs verticales sont plus tardives (destruction de l'horizontalité et de l'espace illusioniste + art optique). Les oeuvres deviennent auto-référentielles, des abstractions "vraies" ayant abolies toute référence avec le réel étant elles-même le réel.

Ce qui me dérange c,est la quantité de théorie derrière les oeuvres pour les démarquer, justement des couvertures de la Baie D'Hudson et de la décorativité qui pourrait être associées aux oeuvres. Tellement de texte pour séparer l'anecdotique de l'original... Peut-être que c'est ce qu'il faut pour transformer le regard. Mais à mon sens des oeuvres tautologique, encabanées dans leur onthologie n'apportent rien d'une grande extase métaphysique ou d'une expérience esthétique sincère.

La raison, car il n'y est question que de raison, de logique bien ficellée pour établir un système encadrant sa propre création me semble étouffant.

Ah oui je pense qu'après avoir lu "La dialectique de la raison" de Adorno/Horkeimer on as pas besoin de Jdanov pour réfléchir sur la raison instrumentale.

Mais comme je peux pas me mettre a produire des textes entiers pour démontrer en quoi la logique qui se mords la queue de façon nécrosicaca et n'est que le reflet d'une tentative bourgeoise d'acquérir une certaine notoriété et un pouvoir cherchant à éclipser ses contemporains et faire du cash en débile en jouant sur l'ignorance et la faiblesse argumentative des non-initiés...

Bla bla...Je préfère jouer au nintendo.
PatB said…
Ouep Do. Pis si y reste pu rien, je boirai ma dèche diluée dans du Scope.

J'ai déjà fait goûter ça à une de mes ex. Elle a pas trop chialié.
PatB said…
Chialé.

Pat, dodo.

:-)
Kayou said…
Euh…




Anonyme : (long silence) Probablement, oui, ça doit. Mais ce n’est pas grave.



Pat B : Du Scope? T’es vraiment cheap. Un doigt de cognac, peut-être, mais du Scope?
GET A FUCKIN’ JOB!
PatB said…
This comment has been removed by the author.
Doparano said…
Brisebois tu parles comme Ed.

By the way , je ne suis pas une ostie de salope pourtant je suis une femme.

La dèche se boit nature ou on the rocks, faut pas mélanger ça avec l'alcool ça caille.
Le Jeune said…
Les crottes tombent de haut attention! Faut pas rire des artistes post-épileptiques parce que les merdes élitistes à v² = 2gh d'une distance de 50 mètres, ça vous donne 3,19 secondes pour vous enlever du chemin. Bonne chance!
PatB said…
Doparano, vous saviez que je suis un personnage de blogues?

Juste un PERSONNAGE.

Je peux être le vrai "Pat B" mais parfois c'est Lorazepam qui se fait passer pour moi et des fois Coyote.

On ne fait rien de bien méchant, mais ça reste amusant. Hé hé.
Mistral said…
Tout est toujours ma maudite faute. Pat se soûle, c'est ma faute. Pat dort pas, tue ses chats, dénonce les garces, et cetera, et c'est à cause de qui? C'est à cause de bibi.

Ben Basta! M'en vas virer une crisse de brosse au Listerine, camarades, bander en couleurs et procéder à la destruction de ma verticalité jusqu'à m'effouérer dans l'oubli comme l'Oeuvre de Molinari, dans l'oubli et le vague, le deuxième vague, pas le premier, trop précis.
Doparano said…
Bien sûr que je le sais Pat, bien sûr.
Perrasite said…
Et la pompe, elle ?
Kayou said…
Ma parole! Mais vous êtes tous déchaînés!
La prochaine fois, je proposerai un FOND D’ÉCRAN FILLE À POIL, en espérant évidemment susciter autant, sinon plus, de réactions vives et spontanées.

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